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Pintinho
International Espoir des Kdf
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MessagePosté le: 28 Sep 2017 9:24    Sujet du message: Répondre en citant

N° 14 a écrit:
Je pense que j'ai vu le plus mauvais match d'Anderlecht en Coupe d'Europe hier. Il n'y avait aucun schéma de jeu, aucune envie. Une vraie équipe de dépressifs.

L'entraîneur Weiler a été limogé il y a une semaine et c'est l'entraîneur des jeunes, Nicolas Frutos, qui a repris l'équipe. Je pense qu'il va retourner là où il était en attendant la venue de Hein Van Haezebrouck, l'entraîneur de la Gantoise.

Il est temps que cette équipe soit reprise en mains parce que le Celtic n'était même pas très fort et on prend 0-3.


Ben t'aurais dû et pu aller chialier dans ta bière avec CHANLÃO.
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le bhoy
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MessagePosté le: 29 Sep 2017 10:58    Sujet du message: Répondre en citant

N° 14 a écrit:
Je pense que j'ai vu le plus mauvais match d'Anderlecht en Coupe d'Europe hier. Il n'y avait aucun schéma de jeu, aucune envie. Une vraie équipe de dépressifs.

L'entraîneur Weiler a été limogé il y a une semaine et c'est l'entraîneur des jeunes, Nicolas Frutos, qui a repris l'équipe. Je pense qu'il va retourner là où il était en attendant la venue de Hein Van Haezebrouck, l'entraîneur de la Gantoise.

Il est temps que cette équipe soit reprise en mains parce que le Celtic n'était même pas très fort et on prend 0-3.


Une bien pâle équipe d'Anderlecht. Très nerveux, les joueurs du Celtic ont bien essayé de mettre les Mauves dans les meilleures dispositions dans la première demie heure. Mais quand on refuse de prendre le jeu à son compte dans un match important à domicile, il ne faut pas s'étonner. Moins de 30% de possession en première mi-temps, c'est faible, d'autant que le milieu du Celtic rendait la balle trop facilement. Le premier but, issu du premier beau mouvement collectif (27 passes dont une merveille du Français Ntcham), a redonné confiance au Celtic. Après, Anderlecht n'a pas réussi à se défaire du pressing si cher à Brendan Rodgers comme on peut le voir sur les deux autres buts.

D'un point de vue belge, le match de Boyata est une grosse satisfaction.
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N° 14
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MessagePosté le: 29 Sep 2017 13:16    Sujet du message: Répondre en citant

le bhoy a écrit:
N° 14 a écrit:
Je pense que j'ai vu le plus mauvais match d'Anderlecht en Coupe d'Europe hier. Il n'y avait aucun schéma de jeu, aucune envie. Une vraie équipe de dépressifs.

L'entraîneur Weiler a été limogé il y a une semaine et c'est l'entraîneur des jeunes, Nicolas Frutos, qui a repris l'équipe. Je pense qu'il va retourner là où il était en attendant la venue de Hein Van Haezebrouck, l'entraîneur de la Gantoise.

Il est temps que cette équipe soit reprise en mains parce que le Celtic n'était même pas très fort et on prend 0-3.


Une bien pâle équipe d'Anderlecht. Très nerveux, les joueurs du Celtic ont bien essayé de mettre les Mauves dans les meilleures dispositions dans la première demie heure. Mais quand on refuse de prendre le jeu à son compte dans un match important à domicile, il ne faut pas s'étonner. Moins de 30% de possession en première mi-temps, c'est faible, d'autant que le milieu du Celtic rendait la balle trop facilement. Le premier but, issu du premier beau mouvement collectif (27 passes dont une merveille du Français Ntcham), a redonné confiance au Celtic. Après, Anderlecht n'a pas réussi à se défaire du pressing si cher à Brendan Rodgers comme on peut le voir sur les deux autres buts.

D'un point de vue belge, le match de Boyata est une grosse satisfaction.


D'accord avec tout ça.
Le Celtic était prenable, je pense, surtout techniquement. Mais Anderlecht a bien trop mal joué pour revendiquer quoi que ce soit.
Hein Van Haezebrouck a signé. J'espère qu'on verra les effets au match retour.

Boyata a tellement bien joué qu'il est rappelé chez les diables (mais toujours pas de Naingolan).
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N° 14
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MessagePosté le: 18 Oct 2017 13:21    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, nouveau coach et un bon match à Malines vendredi dernier. Plus de possession de balles, plus d'ambition et de combinaisons techniques. Le Sporting d'Anderlecht semble enfin lancé dans le championnat belge.

Du coup, le match de ce soir arrive un peu tôt pour revendiquer quelque chose. Le PSG est évidemment beaucoup plus fort que les mauves mais je sens que l'équipe essaiera un truc. Ca se finira peut-être par un 0-5 comme il y a 4 ans mais j'espère qu'on verra un Anderlecht entreprenant.

Le gros problème reste évidemment la défense avec Spajic, Najar et Obradovic blessés. On risque de voir le retraité Deschacht sur Neymar :sueur: et le très maladroit Appiah sur M'Bappé :sueur:

Le tout est de ne pas prendre de but dans le premier quart d'heure :sueur: :sueur: puis d'espérer une action Hanni-Onyekuru (l'homme en forme).
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Goupil
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MessagePosté le: 24 Nov 2017 10:41    Sujet du message: Répondre en citant

Belgium Project CDM 2018
https://www.youtube.com/watch?v=ZhrPtzxYcMg&feature=share
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Politique française :
T'as l'embarras du choix ! Bon, en fait t'as surtout l'embarras


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MessagePosté le: 24 Nov 2017 11:03    Sujet du message: Répondre en citant

Goupil a écrit:
Belgium Project CDM 2018
https://www.youtube.com/watch?v=ZhrPtzxYcMg&feature=share

Ce type a beaucoup de succès sur les réseaux sociaux et je ne comprends pas trop. C'est du sous-Djamel avec un accent bruxellois.
Le plus marrant dans la vidéo, c'est Hazard.

Sinon, la shitstorm du moment, c'est que Damso (le Booba belge) va chanter l' "hymne" de la CDM en Russie.. Du coup, levée de bouclier des féministes de tout poil et amateurisme total à l'Union belge qui n'avait jamais écouté le gars et voulait juste un type qui vend beaucoup pour toucher des pépettes.
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Zacharie
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MessagePosté le: 24 Nov 2017 14:10    Sujet du message: Répondre en citant

Mon anecdote Damso : je l'ai entendu en interview ne pas savoir quoi répondre à la question "Quel est votre artiste préféré ?" parce qu'il hésitait entre 50 cent et Charlie Parker.
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If you are able to rise to this challenge, if you are able to honestly examine the moral arguments in favor of slavery and genocide, then you are likely to be either a psychopath or a philosopher.
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Bernard Fat
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MessagePosté le: 24 Nov 2017 14:42    Sujet du message: Répondre en citant

Zacharie a écrit:
Mon anecdote Damso : je l'ai entendu en interview ne pas savoir quoi répondre à la question "Quel est votre artiste préféré ?" parce qu'il hésitait entre 50 cent et Charlie Parker.


Il est mûr pour les concours kdf
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"L budget moyen d Clubs d L1 è d l'ordre d 50 m€, l'OM 100 M € 'ASM de 200 ? PsG 550 ?La compétition sportive c nè pas ça." :aulas:
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MessagePosté le: 24 Nov 2017 18:16    Sujet du message: Répondre en citant

Zacharie a écrit:
Mon anecdote Damso : je l'ai entendu en interview ne pas savoir quoi répondre à la question "Quel est votre artiste préféré ?" parce qu'il hésitait entre 50 cent et Charlie Parker.


Je pense le type est loin d'être un imbécile mais musicalement, c'est vraiment pas mon truc
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Pintinho
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MessagePosté le: 30 Nov 2017 16:17    Sujet du message: Répondre en citant

Alors comme ça 14, on ne nous tient pas informer sur le resultat du clasico belge.

En tout cas, le Standard a un entraîneur d'une grande classe.


http://www.dhnet.be/sports/football/anderlecht-standard-ca-chauffe-a-l-interview-entre-ricardo-sa-pinto-et-stephane-pauwels-video-5a1fbfebcd7095d1cd2c4bae
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MessagePosté le: 27 Fév 2018 10:39    Sujet du message: Répondre en citant

Un long article très bien renseigné de l'Echo détaille le réchat du RSC Anderlecht par Marc Coucke, le patron d'Ostende et fait le lien avec l'échec de la construction d'un nouveau stade national.

C'est long et pas toujours facile à lire tellement il y a de personnes impliquées mais c'est assez éclairant (et pas très rassurant pour les mauves).

https://www.lecho.be/entreprises/sport/Le-hold-up-de-Coucke/9985958

Citation:



Le hold-up de Coucke


26 février 201808:36

Ce dimanche, Marc Coucke a pris officiellement la tête du RSC Anderlecht. La vente des Mauves et blancs a été un véritable thriller… dans lequel l’argent s’est finalement révélé plus important que l’intérêt sportif. "Nous avons été manipulés de Bruxelles à Tokyo."


- Bonjour Bart, j’ai entendu que vous avez parlé de moi ce matin (smiley). Bien à toi, Wouter.


- En effet, oui. Tu es encore plus fou que je l’imaginais (émoticône riant aux larmes).


- C’est le petit garçon qui sommeille en moi.


- Réponse: un grand like.


Nous sommes le mercredi 4 octobre 2017. Wouter Vandenhaute, patron de Woestijnvis et bien connu en Flandre, échange quelques SMS avec le bourgmestre d’Anvers et président de la N-VA, Bart De Wever, à propos du rachat du RSC Anderlecht.


Plus tôt dans la journée, Bart De Wever a lui-même rencontré Paul Gheysens, de Ghelamco. À deux, ils ont notamment parlé de l’inauguration de la nouvelle tribune de l’Antwerp qui refait les beaux jours du football anversois en division 1, mais aussi du dossier controversé de l’Eurostadium.


"À propos, Paul, en a aussi profité pour demander De Wever à Gheysens, qu’en est-il d’Anderlecht? J’entends des rumeurs à propos de la vente du club?" La réponse du patron de Ghelamco fuse: il est en train d’examiner le dossier avec Vandenhaute. "Vraiment? ça change tout. C’est un ‘Game changer’comme on dit en anglais", réagit le bourgmestre. Fin de la discussion.



Le deuxième texto de De Wever le rassure. Apparemment, le patron de la N-VA a décidé de lui laisser le bénéfice du doute.


Le mercredi 4 octobre 2017, entre le face à face très privé entre De Wever-Gheysens et les SMS qu’il échange avec Bart De Wever, Wouter Vandenhaute reçoit un coup de fil remonté de Philip Neyt, proche conseiller de Paul Gheysens. Ce dernier lui raconte en détail la discussion que viennent d’avoir son patron et le bourgmestre d’Anvers. "Wouter, désolé mais Paul en a trop dit". "Oui, Philip, c’est ainsi", répond Vandenhaute. On ne peut pas y faire grand-chose."


Mais les mots prononcés par De Wever – "game changer" – continuent de tourner dans la tête de Vandenhaute, qui décide de vérifier tout cela avec De Wever himself.


Nous y sommes. Le premier SMS qui apparaît sur son smartphone le fait sourire. Pour le patron de Woestijnvis, s’adosser avec Paul Gheysens pour racheter Anderlecht n’est pas sans risque. La direction du Sporting anderlechtois souhaite retirer ses billes du projet d’Eurostadium. Vanden Stock et consort sont en conflit depuis des mois avec Ghelamco. La N-VA n’est pas non plus favorable à la construction d’un stade bruxellois en partie installé en Flandre.


Le deuxième texto de De Wever le rassure. Apparemment, le patron de la N-VA a décidé de lui laisser le bénéfice du doute.


La visite d’Henrotay


Flash-back. Mardi 15 août. Wouter Vandenhaute, patron de Woestijnvis, est en vacances dans le sud de la France, où il reçoit la visite de l’agent de footballeurs, Christophe Henrotay. Celui-ci lui raconte qu’il est mandaté pour vendre le RSC Anderlecht et qu’il suit deux pistes. D’un côté, celle du magnat russe Alisher Usmanov, qui est prêt à débourser 100 millions d’euros pour le club. De l’autre, celle de Paul Gheysens. "Tous les deux, imbuvables, commente Henrotay. Il faut créer une troisième piste."


Usmanov a fait fortune dans l’industrie minière, il est propriétaire de grandes sociétés de télécoms russes, et détient 30% du club de football britannique Arsenal. Mais on le soupçonne de détenir également des actions d’Everton via un homme de paille, alors qu’il est interdit d’être propriétaire de deux équipes du même championnat. Même problème avec Paul Gheysens. S’il rachète les Mauves et blancs, le big boss de Ghelamco devra renoncer aux actions qu’il détient dans le club de l’Antwerp.


Wouter Vandenhaute n’a pas très envie d’être l’homme qui ouvre une troisième piste pour Christophe Henrotay, car il trouve les agents trop opportunistes. D’ailleurs, il n’est pas impossible qu’Henrotay souhaite une troisième piste uniquement pour faire monter les enchères.


Il décide alors d’en discuter directement avec Gheysens.


Eurostadium, l’idée fixe


Wouter Vandenhaute n’a jamais rencontré le magnat de l’immobilier, mais il l’a déjà vu à l’Antwerp. La réponse ne tarde pas. "Wouter, pour Paul, tu es comme un cadeau du ciel", indique le message qu’il reçoit de Philip Neyt, qui gère les dossiers chauds de Ghelamco et de son CEO. Gheysens voit dans le patron de Woestijnvis l’homme idéal pour assurer la direction opérationnelle du RSC Anderlecht.


Apparemment, le patron de Ghelamco a déjà bien réfléchi. Il ne veut pas devenir propriétaire des Mauves et blancs. La seule chose qui l’intéresse, le dessein: c’est la construction de l’Eurostadium. Comme un coup de billard à trois bandes. Anderlecht ? Il souhaite faire une donation à ses enfants. Au niveau juridique, personne ne pourra les empêcher de racheter le club. Ce type de montage a déjà été validé par le passé par l’UEFA. Pour Vandenhaute, le montage avec la famille Gheysens tient la route.


L’argent, roi sur le terrain


En septembre 2017, le RSC Anderlecht fait approuver de nouveaux statuts qui autorisent officiellement la vente du club. Son président Roger Vanden Stock (75 ans) avait déjà fait savoir lors de la saison précédente – lorsque les Mauves et blancs sont devenus champions avec une qualification pour la Champions League à la clé – que c’était peut-être le bon moment pour vendre.


Mais le président n’est plus seul maître à bord. Ses filles Julie et Claire détiennent chacune 15% des actions et son cousin Philippe Collin (71 ans) en possède 14,6%. Le solde du capital est, à ce moment, aux mains du milliardaire Alexandre Van Damme, du groupe AB InBev, qui contrôle 16,4% et est, de ce fait, devenu incontournable.


C’est Alexandre Van Damme en personne qui, en 2013, a diligenté l’audit destructeur qui a mis en lumière le talon d’Achille du club bruxellois, à savoir des dépenses beaucoup trop élevées. Pendant la seule période 2007-2013, les coûts salariaux ont augmenté de 121%, pour passer à 42 millions d’euros. Le club peut se permettre ce train de vie royal à condition que le chiffre d’affaires reste aussi élevé, et ce, notamment grâce à sa participation à la Champions League.


Les années où le club est mis hors jeu de l’arène des compétitions, il se retrouve dans le rouge à hauteur de plusieurs millions d’euros et son directeur sportif Herman Van Holsbeeck doit intervenir en vendant l’un ou l’autre joueur vedette. Un jeu risqué. Si vous laissez partir trop de bons joueurs, l’attrait du club diminue auprès des supporters. Et pour redresser les résultats sportifs médiocres, le club recourt trop souvent à l’achat de joueurs chers, ce qui fait à nouveau monter les coûts.


Herman VH contre Jo VB


Sous l’impulsion de Van Damme, le sporting bruxellois a essayé de casser cette spirale négative. Lors de la saison 2013-2014, la masse salariale a baissé de plus de 8 millions d’euros. En injectant des fonds dans le complexe d’entraînement de Neerpede, Anderlecht a mis l’accent sur la formation des jeunes du club, une politique qui a porté ses fruits.


Sous l’influence de Van Holsbeeck, le club est retombé dans ses anciens travers.


Mais sous l’influence de Van Holsbeeck, le club est retombé dans ses anciens travers. En septembre 2015, Van Damme installe son homme de confiance, Jo Van Biesbroeck, un ancien cadre d’AB InBev, au poste de directeur administratif, avec mission de professionnaliser davantage le club, de remettre les affaires en ordre au niveau financier, et de "contrôler" le directeur sportif.


Cette nomination se transforme en une lutte de pouvoir sans merci. Van Holsbeeck agit sous la coupe de Vanden Stock. Van Biesbroeck, lui, voit d’un mauvais œil le nouveau dérapage budgétaire, à cause des frais de transfert et des commissions de courtage. En septembre 2017, il tire la sonnette d’alarme auprès d’Alexandre Van Damme: la "symbiose est malsaine" entre le président (Vanden Stock) et le directeur sportif (Herman Van Holsbeeck). Van Biesbroeck menace de démissionner si rien ne change.


"Crevons l’abcès"


Alexandre Van Damme demande à son bras droit d’être patient. "La vente du club est en route. Les nouveaux propriétaires imposeront de nouvelles règles."


Début octobre, Wouter Vandenhaute fait savoir à Jo Van Biesbroeck qu’il est candidat avec Paul Gheysens à la reprise du club. Jo Van Biesbroeck tombe du ciel: il ne sait pas que Vanden Stock est en discussion à ce sujet avec Gheysens. Wouter Vandenhaute annonce qu’il souhaite jouer cartes sur table. Il sait que le club est en conflit avec Ghelamco à propos de l’Eurostadium, et propose une réunion informelle, chez lui, à Tervuren.


"OK, voyons-nous et crevons l’abcès, accepte Van Biesbroeck. Nous verrons bien ensuite." Le jeudi 19 octobre, Wouter Vandenhaute reçoit le management des Mauves et blancs pour un lunch. Il discute pendant quatre heures avec ses invités – Roger Vanden Stock, Herman Van Holsbeeck, Jo Van Biesbroeck et Christophe Henrotay – de l’avenir du club. Les contours d’une possible transaction sont fixés. Ce jour-là, le seul absent est Paul Gheysens.


"Envoyez-nous un document crédible, exhaustif et faites une offre formelle", s’entend dire Vandenhaute. "À ce moment-là, nous pourrons vous accorder un mandat exclusif", complète la délégation anderlechtoise.


Et Vanden Stock se braqua


La transaction semble à portée de main. Mais, à ce moment-là, la communication entre Paul Gheysens et Wouter Vandenhaute s’interrompt brutalement. Il y a de la friture sur la ligne.


La raison? Paul Gheysens – via Luciano D’Onofrio, le directeur sportif de l’Antwerp qui est aussi un bon ami de Roger Vanden Stock – a entendu dire que la réunion à Tervuren ne s’est finalement pas déroulée de manière si positive.


Vandenhaute s’y est montré très (trop?) ambitieux. Il a joué cartes sur table, et ce fut très difficile à entendre pour le président d’Anderlecht qui doit déjà encaisser la revente de son club. Vanden Stock souhaite continuer à jouer un rôle au sein du club, y compris après la vente.



"Vous ne devez pas tout vendre d’un coup. Nous pouvons envisager un système d’option qui vous permettrait de rester à bord jusqu’à la fin de vos jours. Pour moi, ce n’est pas un problème."


Jusqu’ici, Paul Gheysens n’y a jamais vu d’inconvénient. Lors de plusieurs discussions précédentes avec Roger Vanden Stock, le patron de Ghelamco a d’ailleurs indiqué clairement: "Vous ne devez pas tout vendre d’un coup. Nous pouvons envisager un système d’option qui vous permettrait de rester à bord jusqu’à la fin de vos jours. Pour moi, ce n’est pas un problème."


Mais la nomination de Wouter Vandenhaute à la tête du club n’est pas négociable. Pour que le Sporting d’Anderlecht fonctionne comme un club de divertissement – on parle de contenu, de spectacle et de spectateurs – il est logique que le patron de la société Woestijnvis prenne les rênes. La seule question est: Comment? De préférence pas comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.


"Wouter, ne sois pas si pressé", lui répète Neyt à plusieurs reprises. Mais Vandenhaute veut apparemment avancer plus vite que ce que Paul Gheysens a promis à Vanden Stock. Le patron de Ghelamco est aussi frustré de n’avoir pas participé aux discussions à Tervuren. Il commence à bouder.


Et Gheysens se mit à bouder


Le vendredi 27 octobre, Gheysens a un aparté avec Roger Vanden Stock, qui se termine par une poignée de main – c’est-à-dire un accord informel. Paul Gheysens est prêt à mettre 85 millions d’euros sur la table si le RSC Anderlecht devient champion, et 75 millions d’euros dans le cas contraire. Mais il veut d’abord se faire une meilleure idée des finances du club.


Wouter Vandenhaute flaire le danger. Il craint que Luciano D’Onofrio, avec qui Gheysens est en contact permanent, n’essaie d’obtenir pour lui-même un rôle important chez les Mauves et blancs. Inquiet, il prend contact avec Filip Neyt à ce sujet. "Wouter, tu n’as aucun souci à te faire, s’entend-il répondre du bras droit de Gheysens. Laisse Paul faire son travail. C’est quelqu’un de parole." Mais Vandenhaute a compris le petit jeu. "ça va mal tourner", prévient-il.


Le vendredi 17 novembre, Gheysens organise une deuxième réunion, avec cette fois le trio Vanden Stock, Van Holsbeeck et Van Biesbroeck. D’Onofrio est également présent. Le trio est prêt à soumettre son offre au conseil d’administration. Il semble qu’on soit dans la dernière ligne droite. C’est presque trop beau pour être vrai. Mais Neyt commence lui aussi à flairer l’embrouille. "Ce Van Biesbroeck est trop mielleux", dit-il.


Game over Paul et Wouter


Le soir même, le conseiller de Gheysens reçoit tout d’un coup des dizaines de SMS. L’un d’eux vient de Wouter Vandenhaute, qui mentionne une fuite dans le quotidien flamand Het Laatste Nieuws. Le journal indique sur son site internet que le club est en discussion avec Usmanov et avec le duo Gheysens-Vandenhaute.


Vandenhaute comprend tout de suite que c’est game over. David Steegen, le porte-parole du club bruxellois, est en contact avec la presse. Maintenant que tous les détails sont connus, une autre dynamique va se mettre en route. Le clan Van Damme va essayer de prendre le pouvoir via Van Biesbroeck. Roger Vanden Stock a perdu sa liberté de mouvement. Paul Gheysens n’a plus aucune chance de l’emporter. "So be it. Je me retire", pense Vandenhaute.


Mais le lendemain, alors que les détails sont étalés dans la presse, Vandenhaute reçoit un SMS de Steven Buyse, associé du fonds d’investissement CVC Capital Partners. "C’est un beau projet, Wouter, j’y crois, en particulier si tu deviens le patron. Bonne chance, Steven". Il répond: "Bonjour Steven, nous n’y sommes pas encore… Nous verrons bien."


Beerlandt (Besix) monte en piste


Deux jours plus tard, Johan Beerlandt, président du groupe de construction Besix, revient de Dubaï. À son arrivée à Brussels Airport, il demande immédiatement une entrevue avec Roger Vanden Stock. Le président lui explique qu’il est sur le point de vendre son club. "C’est beaucoup d’argent et je ne peux pas laisser passer cette occasion."


Des discussions avec Gheysens et l’oligarque russe Usmanov, il ressort que le club vaut entre 75 et 100 millions d’euros. Des documents ont été échangés, mais aucune offre n’est définitive. Les deux filles de Vanden Stock semblent convaincues et poussent à la vente. "Donnez-moi une semaine et je ferai une proposition comparable", lance Beerlandt.


À 69 ans, le patron de Besix est un fervent supporter d’Anderlecht. Avec 5% du capital, il est également le seul actionnaire du club qui ne siège pas au conseil d’administration, à cause d’un potentiel conflit d’intérêts. En effet, son groupe de construction Besix a été impliqué pendant des années dans le dossier de l’agrandissement du stade Constant Vanden Stock.


Sa passion pour le club n’est pas sa seule motivation. Il souhaite éviter une reprise par son concurrent Ghelamco. Roger Vanden Stock indique qu’il ne maîtrise plus le processus et lui recommande de s’adresser à Jo Van Biesbroeck. Ce dernier invite le patron de Besix dans sa maison à Kessel-Lo et lui dit clairement que la reprise du club par Ghelamco serait dramatique pour le club. Il propose à Beerlandt de faire une offre d’au moins 75 millions d’euros.

"I’m a free bird"


Le lendemain matin, le mardi 21 novembre, le responsable des investissements chez CVC, Buyse, contacte Wouter Vandenhaute. "On nous demande de participer à la reprise d’Anderlecht", explique-t-il. "Es-tu rivé à Gheysens?" Vandenhaute répond: "I am as free as a bird". ("Je suis un oiseau libre"). Sur quoi Buyse entame la discussion et raconte que Johnny Thijs, ancien CEO de bpost et ancien cadre d’AB InBev, est en train de mettre en place une nouvelle coalition pour faire main basse sur Anderlecht.


Wouter Vandenhaute a compris: le camp Van Damme est en train d’activer son réseau pour trouver des investisseurs alternatifs. Il est logique que Thijs fasse appel aux associés de CVC, car ils ont été pendant des années actionnaires du groupe postal. Et c’est tout aussi logique qu’ils viennent trouver Vandenhaute, qui a collaboré pendant deux ans avec le fonds britannique pour réformer le cyclisme international. Les liens très étroits avec CVC sont restés intacts.


"Et si je téléphonais à Van Biesbroeck?", demande Vandenhaute. "Bonne idée", approuve Buyse. Le lendemain matin, Wouter Vandenhaute se retrouve avec le directeur administratif du club d’Anderlecht dans les installations de Neerpede. Ils discutent pendant deux heures. Une dynamique se met en place, que Jo Van Biesbroeck clarifie: "Si l’offre est acceptée, mettez tout cela sur papier et le deal vous reviendra". Ici aussi, la valeur du club est fixée à 75 millions d’euros minimum et il est prévu que 40% du capital restent aux mains de quelques fidèles actionnaires minoritaires.


"Je peux faire mieux"


Ce que Beerlandt de Besix et Wouter Vandenhaute ignorent, c’est que Marc Coucke a entre-temps établi un contact avec Van Biesbroeck. L’idée de racheter Anderlecht a commencé à mûrir dans l’esprit du millionnaire lorsqu’il a lu dans la presse que le club était à vendre et qu’il a découvert qui étaient les candidats. "Je pense qu’il est possible de faire mieux", a-t-il pensé. S’ajoute le fait qu’en tant que président du KV Ostende, l’ex-patron d’Omega Pharma a l’impression d’avoir fait le maximum avec l’équipe côtière. Il veut aller plus loin. Les deux hommes se rencontrent dans un lieu secret à Bruxelles.

Fin novembre, les Mauves et blancs diffusent un communiqué de presse. "Les administrateurs ont décidé de poursuivre l’échange de vue avec les offrants. Le conseil d’administration a exprimé le souhait d’être en état de délibérer le dossier avant la fin de l’année 2017", peut-on lire.


"C’est bizarre, pense Vandenhaute. Il n’y a aucune certitude d’une offre réelle ou tangible, et malgré tout, le club serait vendu pour la fin de l’année?" Il y voit la confirmation qu’Alexandre Van Damme et son équipe ont recommencé à activer leur réseau.


Entre-temps, Coucke a mis les gaz. Il appelle le directeur sportif du KV Ostende, Luc Devroe, et lui demande ce qu’il pense de son idée de racheter Anderlecht. Il lui demande aussi une étude de la valeur du groupe. Devroe n’est pas vraiment surpris. Lorsqu’il a lu dans la presse qu’Usmanov et Gheysens étaient candidats, il a pensé: "ça va donner des idées à Marc." Dès le moment où il a décroché, il a compris.


Mais le temps presse. Coucke arrive très tard dans le processus. Il exige une discrétion absolue. "À la moindre fuite, je me retire", explique-t-il à Jo Van Biesbroeck, qui fait sans arrêt la navette entre les parties. Il y en a désormais quatre. Gheysens, qui malgré la fuite dans la presse, continue à défendre ses chances. Beerlandt, qui s’est allée à Nassef Sawiris, son actionnaire égyptien dans Besix. Vandenhaute et ses contacts au sein du réseau CVC. Et enfin Coucke. Entre-temps, un candidat – Usmanov – s’est retiré.


Douche écossaise


Johan Beerlandt est le premier à lancer une offre définitive. Le mercredi 7 décembre, soit le lendemain du match de Champions League contre le Celtic Glasgow, il déjeune à Londres avec Van Biesbroeck. Son partenaire Sawiris est présent. Le président de Besix fait savoir au directeur opérationnel des Mauves et blancs qu’il souhaite acheter 46% des actions. Avec les 5% qu’il détient déjà, il obtiendra la majorité.


Van Biesbroeck approuve d’un geste de la tête. "Il n’est pas nécessaire de réaliser une étude approfondie des livres comptables", tranche Beerlandt. Selon les propres dires du big boss de Besix, il connaît suffisamment bien la situation financière.


Mais le lendemain, Van Biesbroeck fait savoir à Johan Beerlandt qu’il "est difficile de vous accorder l’exclusivité". Le président de Besix réagit: "C’est pourtant ce que nous avions convenu, non?"


Le patron d’Anderlecht explique qu’il a besoin d’un point de comparaison et qu’il doit demander d’autres offres. "Dans ce cas, nous nous retirons", réagit Beerlandt. Mais Van Biesbroeck insiste pour qu’il change d’avis. "Avons-nous ou non un deal?", rétorque l’entrepreneur.


Le différend est aplani le mercredi 13 décembre. En compagnie de son avocat, Beerlandt rencontre Van Biesbroeck à son domicile, à Uccle. "Tout est rentré dans l’ordre", explique ce dernier. "Peux-tu m’envoyer les documents? Je vais les soumettre au conseil d’administration." Beerlandt, qui n’a pas connaissance d’autres candidats comme Vandenhaute ou Coucke, en déduit que c’est dans la poche.


La stratégie, puis l’argent


Wouter Vandenhaute est tout aussi convaincu d’être le candidat favori. Le dimanche 10 décembre, il abrège son week-end à Cologne pour dîner en secret avec Van Damme et Van Biesbroeck à Bruxelles. La soirée est agréable et l’ambiance bon enfant. Geert Duyck, directeur général de CVC et son collègue Serge Buyse sont de la partie. Ils expliquent leur vision pour l’avenir du club.



"D’abord la stratégie, et ensuite l’argent, expliquent-ils. Et pas l’inverse". Le club est parfaitement capable de générer ses propres ressources, estiment-ils. Mais Alexandre Van Damme laisse entendre que les finances ne sont pas structurellement bonnes. D’après lui, il faudra injecter des fonds. "C’est possible en générant de nouveaux revenus", estiment les gars de CVC. "Il existe d’autres clubs dont le budget est comparable à celui d’Anderlecht et qui s’en sortent très bien au plan financier, comme l’Ajax, le FC Porto et le FC Bâle."


Un dossier, appelé "Belgian Consortium of Friends & Fans of RSCA", circule autour de la table. "Nous comptons réduire les coûts salariaux de l’équipe première, non pas en diminuant le salaire des joueurs, mais en faisant des choix plus sensés", explique Vandenhaute. Pour y arriver, un vaste projet avec les jeunes sera mis en place.


L’entente avec Jo Van Biesbroeck semble optimale. Chaque étape, jusque et y compris la communication, est discutée avec le patron d’Anderlecht. Le dimanche 17 décembre, soit trois jours avant la décision finale, Vandenhaute envoie une nouvelle liste de questions-réponses pour la conférence de presse, avec Jo Van Biesbroeck en copie. "Ce matin, on discute brièvement ensemble de l’aboutissement du dossier, mentionne l’e-mail. Beaucoup de travail. Après-midi au Club d’Anderlecht. PS: envoie tes remarques et suggestions."


"Qu’on en finisse"


La date limite pour la remise des offres définitives a été fixée au mardi 19 décembre à 8 heures du matin. À ce moment, les offres formelles doivent être rentrées.


Les coûts et les revenus ne sont plus équilibrés à Anderlecht. Les Mauves affichent une perte d’exploitation de 20 millions d’euros.


Au cabinet d’avocats Clifford Chance, une data room a été ouverte. Elle doit apporter de la clarté sur les finances du club, qui continuent à tarauder le camp Gheysens. Le club semble traîner un lourd endettement de 81 millions d’euros, soit 75% du total bilantaire. Les recettes et les dépenses ne sont pas à l’équilibre. La perte d’exploitation se chiffre à 20 millions d’euros. Le chiffre d’affaires des activités commerciales, du merchandising et de la billetterie laisse à désirer et le bénéfice est sous pression, ce qui ne permet pas de disposer d’un levier pour augmenter les fonds propres du club.


Gheysens n’en croit pas ses yeux. Les salaires des joueurs sont 50% plus élevés qu’au Club de Bruges et le club emploie 242 personnes à temps plein, soit près du double des "Blauw en zwart".


Plus encore: une des exigences de la commission des licences est que "la différence entre les créances et les dettes soit positive à court terme." À Anderlecht, c’est l’inverse.


La prolongation de la licence est donc menacée, indiquent les consultants de PwC qui assistent Ghelamco. "Nous nous retirons", fait savoir Michaël Gheysens à son père. "C’est fini!" Il veut que la donation qui lui est destinée, ainsi qu’à son frère et à sa sœur soit annulée. "C’est un cadeau empoisonné", estime-t-il. Le père Gheysens est étonné par la réaction de son fils. Il tranche: "Je renchéris et j’ajoute 6 millions d’euros. Qu’on en finisse!"


Cette proposition valorise le club à 91 millions d’euros. Filip Neyt, conseiller des Gheysens est bluffé. Mais il comprend. Si le RSC Anderlecht est racheté par la famille Gheysens, la voie est libre pour la construction de l’Eurostadium. Et les synergies ne sont pas à sous-estimer.


Jour J


Le 20 décembre – le jour J – le conseil d’administration du Sporting d’Anderlecht se retrouve dans les bureaux de Clifford Chance à Bruxelles. Chaque administrateur reçoit quatre dossiers anonymes; des fardes d’une dizaine de pages remplies de faits et de chiffres, bien présentés avec des schémas.


Les discussions durent quatre heures. Petit à petit, la préférence de l’assemblée se dessine: le dossier B semble le mieux coller au marché. Mais il faut convaincre Philippe Collin, le cousin du président Vanden Stock, qui estime que l’offre la plus élevée – soit la proposition de Gheysens – est la plus intéressante.


Mais Philippe Collin se montre conciliant, et l’identité du meilleur candidat – de dossier B est dévoilée. Au grand étonnement, c’est Marc Coucke qui est prêt, avec son ami Joris Ide, un grand patron de l’industrie métallurgique, à mettre 55,5 millions sur la table pour acquérir 74% du capital.


L’identité des autres candidats est également dévoilée. À l’exception de Gheysens, tous valorisent le club à 75 millions d’euros. Mais vu que Johan Beerlandt ne souhaite acquérir que 46% des actions, son offre rapporte moins de cash. Idem pour celle du consortium de Vandenhaute. Le patron de Woestijnvis projetait au début de débourser 45 millions d’euros pour 60% des actions. Mais, dans la dernière ligne droite, il a modifié son offre pour revenir à 41 millions d’euros, complétés par une augmentation de capital de 4 millions d’euros dont le club disposerait pour gérer les transferts hivernaux. Avec le message: "To be discussed." Mais les poissons n’ont pas mordu à l’hameçon.


"Allô, le Sanglier des Ardennes?"


La valorisation élevée de Paul Gheysens – qui a offert 91 millions d’euros – ainsi que sa flexibilité quant au pourcentage de participation – "entre 51 et 100%" – qu’il souhaitait acquérir, tourne à sa défaveur. Elle suscite des doutes. Une nouvelle fois, les discussions sont relancées au sein du Conseil. Ne peut-on pas demander à Coucke de renchérir? Cela permettrait de combler le fossé.


"Marc, es-tu prêt à enchérir de cinq millions d’euros?" Coucke réfléchit un moment, puis fonce.


Jo Van Biesbroeck appelle immédiatement l’homme d’affaires. Il est près de 16 heures lorsque le téléphone sonne à Durbuy. Coucke se trouve depuis le matin au Sanglier des Ardennes, l’hôtel-restaurant qu’il a racheté dans la plus petite ville de Belgique. L’entrepreneur apprend que son offre est acceptée en principe, mais qu’il reste une question: est-il prêt à mettre 5 millions d’euros de plus sur la table? Le millionnaire réfléchit quelques instants et accepte.


Les autres candidats sont ensuite appelés un par un. Johan Beerlandt est sidéré, mais peut comprendre qu’un Marc Coucke reprenne le club. Il se console surtout avec l’idée que son grand rival Ghelamco soit resté sur la touche.


Paul Gheysens est indigné. "La manière dont Roger Vanden Stock a été écarté par le clan Van Damme est criminelle."


Vandenhaute est hors de lui. Dans un processus d’offre normal, on discute avec différentes parties sur un pied d’égalité, estime le game changer, mais les choses ne se sont pas passées ainsi. L’argent a prévalu sur l’intérêt du club. "Le jeu a été manipulé du début à la fin", dit-il à ses associés chez CVC. "Nous avons tout simplement été floués."

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MessagePosté le: 27 Fév 2018 11:01    Sujet du message: Répondre en citant

J'en profite pour faire part de ma joie d'avoir récupéré le nouvel Éden Hazard, Charly Musonda :roses:
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MessagePosté le: 27 Fév 2018 11:11    Sujet du message: Répondre en citant

le bhoy a écrit:
J'en profite pour faire part de ma joie d'avoir récupéré le nouvel Éden Hazard, Charly Musonda :roses:

C'est vraiment un joueur avec un énorme potentiel mais il a un peu une tête de con. J'espère que son passage au Celtic va enfin lui visser la tête sur les épaules.
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MessagePosté le: 27 Fév 2018 11:16    Sujet du message: Répondre en citant

N° 14 a écrit:
le bhoy a écrit:
J'en profite pour faire part de ma joie d'avoir récupéré le nouvel Éden Hazard, Charly Musonda :roses:

C'est vraiment un joueur avec un énorme potentiel mais il a un peu une tête de con. J'espère que son passage au Celtic va enfin lui visser la tête sur les épaules.


De ce que j'ai pu voir, ça lui vient de sa mère. :lol:

Brendan Rodgers a déjà sauvé Boyata, il est bon pour développer les jeunes prometteurs. Et le capitaine Scott Brown l'a déjà bien cadré je pense.
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Gilliatt
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MessagePosté le: 05 Mar 2018 13:14    Sujet du message: Répondre en citant

La heatmap de Carrasco pour son 1er match au Dalian Yifang (challenge sportif, quand tu nous tiens):



Pour rappel, son équipe s'est pris 8-0.
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Voltaire disait l'art de la citation est l'art de ceux qui ne savent pas réfléchir par eux-mêmes. Par conséquent, je n'utiliserai aucune citation.
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