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Franc-macon? Un démocrate bienveillant ne se cache pas.
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Qu'est-ce que "loge maconnique" pour vous?
Une organisation mafieuse qu'il faut combattre
15%
 15%  [ 5 ]
Une secte de grands malades qu'il faut combattre
0%
 0%  [ 0 ]
Un réseau non-démocratique et pas au service des Francais
0%
 0%  [ 0 ]
Une bande de mythos qui s'imaginent plus valeureux que d'autres citoyens
25%
 25%  [ 8 ]
Une organisation tout à fait respectable au service de la France
40%
 40%  [ 13 ]
Je ne sais pas
18%
 18%  [ 6 ]
Votants : 32
Total des votes : 32

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MerciLilian
Candidat au Kamoulox d'or
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Inscrit le: 21 Mar 2003
Messages: 8265
Localisation: Dans une rédemption à la Sting (dixit Le Plan)

MessagePosté le: 26 Mar 2005 21:22    Sujet du message: Franc-macon? Un démocrate bienveillant ne se cache pas. Répondre en citant

Si la Franc-maçonnerie est une simple société d'action sociale, pourquoi ces mystères, ce langage spécial et ces décors? :etonnes18:

Pourquoi un ministère de la Justice et des serviteurs de l'Etat sobres et transparents ne suffiraient pas?

Pourquoi les Francs-Macons ne formeraient pas un parti politique à l'instar des Verts, de l'UMP, du PC, de Chasse pêche et traditions, du PS, du l'UDF etc.?
Hein? Messieurs zéro-défaut au service du bien? C'est chiant la case suffrage universelle?... :mechant4:

Est-ce normal qu'en 2005, dans un Etat qui persiste à s'imaginer être une démocratie, qu'une telle secte puisse planer sur la France, en distillant de l'intimidation en permanence sur les citoyens? :etonnes18:

Avec tant d'impunités, de négligences judiciaires et d'étouffements dans des affaires criminelles, un appareil d'Etat sain d'esprit ne leverait-il pas tous les doutes relatifs à l'existence de véritables résaux criminels, pédophiles, élections frauduleuses etc., protégés par des notables?

Ou bien personne n'est franc-macon ou bien tout le monde l'est!

Pièces à conviction sur Fr3 - Le procureur balance!

Citation:
L'Express du 19/04/2004
Comment les francs-maçons ont investi la police

par Laurent Chabrun, François Koch, Jean-Marie Pontaut, Romain Rosso

Les francs-maçons ont pénétré la police plus que tout autre corps de métier: 1 commissaire sur 4 serait frère. Presque autant chez les officiers. Mais moins à la base. De la philosophie au piston, les raisons qui poussent les policiers à s'initier sont multiples. Et posent des questions graves: que penser d'une telle concentration de pouvoirs entre les initiés exerçant leurs fonctions au cœur de l'appareil d'Etat? Faut-il y voir une menace ou, au contraire, une garantie pour la démocratie? Enfin, doit-on s'inquiéter des connivences fraternelles lorsqu'elles concernent des affaires en cours? Enquête


C'est une affaire embarrassante. Depuis plusieurs mois, le tout-puissant Syndicat des commissaires et des hauts fonctionnaires de la police nationale (SCHFPN) est confronté à un choix délicat: sa revue publiera-t-elle une tribune libre, signée de l'un de ses membres, réclamant que les francs-maçons de la police se dévoilent? Ce texte, en tout cas, ne figurera pas dans le prochain numéro. «Avec le changement de ministre, il y a eu d'autres priorités dans l'actualité», indique-t-on au syndicat. S'il devait être diffusé dans le suivant, nul doute que, parmi les 2 018 commissaires de police en activité, des voix s'élèveront pour condamner cette initiative. Tollé en perspective.

Ce thème polémique pourrait même ouvrir une crise dans les rangs de ce corps des commissaires, l'un des plus maçons de la fonction publique, tout comme d'ailleurs celui des officiers de police. Les estimations les plus extrêmes vont, dans ces corps, jusqu'à 1 policier sur 4, particulièrement à Paris. Enquête sur les plus secrets des Enfants de la Veuve.
C'est une liaison troublante. L

es policiers sont attirés par les temples comme les papillons de nuit par la lumière. «Parce qu'ils voient dans la franc-maçonnerie une grande institution républicaine, et même, consciemment ou pas, un grand corps de l'Etat», explique Roger Dachez, président de l'Institut maçonnique de France. «Parce qu'ils se sentent mal aimés et mal compris, ils plébiscitent des structures discrètes où ils peuvent se retrouver pour parler», ajoute l'ancien conseil maçon d'un syndicat de police. Confrontés à un quotidien morose et violent, les policiers, plus que toute autre profession, auraient besoin de s'aérer l'esprit.
«Ne vous mettez jamais à dos les francs-maçons:
ils peuvent briser votre carrière»

Et puis, il faut bien le dire, l'entrée en loge est aussi considérée comme un moyen de faire carrière. A défaut d'explications rationnelles, certaines promotions ou réussites sont liées, en partie, à ces réseaux discrets. Mais l'on connaît aussi au ministère certains grands flics qui, tout juste initiés, ont rendu leur tablier, déçus que l'ascenseur maçonnique ne soit finalement qu'un leurre. «Bien souvent, alors que je rencontrais un commissaire, il me faisait savoir qu'il était maçon en me serrant la main de manière particulière. Tous étaient convaincus que j'étais moi-même un frère, se souvient cet ancien patron du Syndicat des commissaires. Ils pensaient que se dévoiler pouvait être bon pour leur avancement.» Ancien secrétaire général du syndicat Alliance, Jean-Claude Gleize a, lui, quitté le Grand Orient (GO), «dégoûté par le carriérisme, le copinage et la recherche d'intérêts personnels» de ses frères policiers.

Alors, combien sont-ils, ces maçons dans la police? Les obédiences affirment être dans l'incapacité d'établir avec exactitude le poids des policiers de rang moyen et élevé, faute de fichier par profession. Seule certitude: comme dans beaucoup de corps professionnels, la proportion de maçons est forte chez les plus gradés et faible à la base. Il n'y aurait ainsi environ qu'une soixantaine de gardiens de la paix au GO. Pour la hiérarchie, l'affaire est complexe.

Un policier du nord de la France, vénérable au GO, affirme que son obédience compterait précisément 460 commissaires de police, actifs ou retraités. «Si l'on extrapole aux deux autres grandes obédiences, la Grande Loge nationale française (GLNF) et la Grande Loge de France (GLF), on pourrait compter jusqu'à 1 commissaire sur 4», ose ce gradé. Alain Bauer, ancien grand maître du GO, devenu président de l'Observatoire de la délinquance, lui, en voit moins: de 10 à 15% des commissaires en activité seraient frères. Une estimation réalisée en pointant l'annuaire du SCHFPN, auquel Bauer est lié - il a coécrit plusieurs livres avec un ancien secrétaire général, Emile Perez.

Pour Eric Vanlerberghe, président de la Mutuelle du ministère de l'Intérieur et initié lui-même au GO, ce taux est d'environ 20% sur les 14 939 officiers, c'est- à-dire près de 3 000 lieutenants, capitaines et commandants de police, majoritairement au GO. Ce qui est colossal au regard du nombre total de maçons au sein de la population française: 135 000.

Leur nombre varie considérablement selon les villes et les régions. La préfecture de police de Paris, et particulièrement la police urbaine de proximité (PUP), constitue, de l'avis général, le plus grand fief maçon de la profession. L'un des puissants responsables de la sécurité publique à Paris et l'un de ses adjoints appartiennent ainsi à la même loge. L'ancien préfet de police de la capitale lui-même, Philippe Massoni, ancien commissaire des RG, qui occupa huit ans ce poste ultrasensible, est le maçon le plus célèbre de la police nationale.

Un véritable totem. Après avoir fréquenté la loge de perfection 573 Le Parthénon ou le Sublime Aréopage 309 Lutétia, il obtint, en 1997, le titre de souverain grand inspecteur général du 33e degré. L'un des plus hauts grades de la GLF. Philippe Massoni, qui ne fréquenterait plus beaucoup le Temple aujourd'hui, est actuellement conseiller de Jacques Chirac pour les affaires de sécurité à l'Elysée.

Les services de police ne sont pas égaux devant la maçonnerie. La sécurité publique, les Renseignements généraux (RG) et les CRS seraient plus maçons que la police judiciaire (PJ). Et l'on pourrait compter jusqu'à 1 frère sur 2 policiers dans certaines directions du ministère de l'Intérieur, comme celle de la formation. En revanche, les anciens directeurs de la PJ ou des RG, à l'exception de Paul Roux, premier patron socialiste nommé en 1981, et de Philippe Massoni, n'étaient pas des frères.

Mais les maçons demeurent à des postes clefs. Actuellement, par exemple, l'un des sous-directeurs des RG porterait le tablier. De même, la plupart des syndicalistes les plus influents de la «grande maison» sont maçons. Les frères sont également très présents dans les associations internes à la police, comme l'orphelinat mutualiste ou l'Association nationale d'action sociale de la police nationale (Anas). De plus, leur pouvoir, réel ou exagéré, fait toujours peur. A ce jeune commissaire, affecté aux RG, un «vieux» directeur donna ce conseil: «Ne vous mettez jamais à dos les francs-maçons: ils peuvent briser votre carrière.»

Comment sont organisés les policiers maçons? Si certains se contentent, souvent en province, de la participation à un atelier, d'autres ont choisi de se regrouper au sein d'une fraternelle - tous les maçons qui exercent la même activité professionnelle - fort discrète et qui trouve ses racines très loin dans l'Histoire.

En mars 1667, Gabriel Nicolas La Reynie est nommé par Colbert au poste de lieutenant de police. Il devient ainsi le premier «flic» de France, imposant son autorité à la maréchaussée et aux hommes du guet. La Reynie installe rapidement des commissaires dans tous les quartiers de Paris et met fin à l'existence de la dernière cour des Miracles.

Il s'applique à faire de la capitale une ville propre et éclairée.
Aujourd'hui, le club La Reynie regroupe les maçons de toutes obédiences et de tout grade de la place Beauvau. Ses statuts sont déposés en préfecture, comme pour toutes les associations loi 1901. On peut y trouver des sous-directeurs de sections administratives ou des employés. Mais 4 habitués sur 5 du cercle La Reynie restent des policiers. Cette fraternelle de l'Intérieur étend ses ramifications dans de multiples régions de France, chaque section locale étant dotée d'un bureau et d'un président.
«On passe très vite de la relation fraternelle au copinage et du copinage à l'affairisme»

L'homme, âgé de 60 ans, qui veille sur ces frères policiers se fait appeler «Rémi». Il a été embauché à l'Intérieur il y a quarante-quatre ans comme porteur de télégrammes, puis a brillamment gravi les échelons, à force de cours du soir et de concours réussis, pour devenir sous-directeur du contentieux et des affaires juridiques et, aujourd'hui, inspecteur général de l'administration. Depuis deux ans, «Rémi», membre du GO, préside la fraternelle La Reynie. Ses réunions sont fréquentées par plusieurs centaines de policiers.

Les milliers de frères du ministère de l'Intérieur ne sont pourtant pas tous regroupés au sein de cette fraternelle. Il en existe une autre, dissidente, logée sur les terres de la préfecture de police de Paris. «Il ne s'agit que d'une fraternelle de quartier!» clament, dédaigneux, ceux de La Reynie, qui suivent pourtant du coin de l'oeil les efforts de ce concurrent de la GLF, lequel regroupe quelques fonctionnaires de la préfecture...
Et puis il y a ceux, souvent membres du Grand Orient, qui considèrent que les fraternelles sont un dévoiement de l'idéal maçonnique. Quand Alain Bauer était grand maître du GO, de 2000 à 2003, et voulait «kärchériser» les dérives affairistes qui gangrenaient les obédiences, il se déclarait carrément partisan de l' «éradication des fraternelles». Une ligne extrémiste, sur laquelle il a été mis en minorité au GO. «Les fraternelles sont une source d'emmerdements et de dévoiements permanents, persiste aujourd'hui Bauer, qui s'exprime désormais à titre personnel.

Lorsque des frères d'un même métier se réunissent, on passe très vite de la relation fraternelle au copinage et du copinage à l'affairisme.» La même prévention se retrouve à la fois dans le discours du grand maître de la GLF et dans celui de la GLNF. En revanche, pour Bauer, un groupement fraternel aussi large que La Reynie ne pose pas problème. D'ailleurs, les flics frangins ont toujours continué à organiser leurs «planches» - telles l' «hospitalisation sans consentement» ou l' «espace judiciaire européen» - et leurs agapes au septième étage du siège national du GO, rue Cadet, à Paris, en dépit des discours hostiles du grand maître.

Si le travail en atelier est réel, beaucoup de policiers n'y entrent pas moins avec l'espoir, un jour, d'être pistonnés ou d'obtenir des passe-droits. «Je suis souvent approché par des collègues qui tiennent à me voir seul, dans mon bureau, confie ce syndicaliste policier. Là, ils me font comprendre qu'ils participent à des réunions philosophiques, le soir, bref qu'ils «en» sont. Puis ils me sollicitent pour favoriser une promotion, une mutation, une décoration ou une faveur quelconque, voire des interventions sur des affaires en cours.» «J'ai vu le fils d'un policier maçon repêché alors qu'il avait échoué au concours d'entrée de la police», narre Jean-Claude Gleize.

Un autre fonctionnaire maçon à la retraite se souvient que, lorsqu'il siégeait à la commission qui décide de l'avancement des carrières, réunissant les représentants de l'administration et ceux des syndicats, «1 personne présente dans la salle sur 2 était un frère». Du coup, quand un policier est promu sans raisons apparentes, ses collègues soupçonnent immédiatement l'intervention de réseaux occultes... «A l'inverse, celui qui est mis sur la touche trouve souvent une explication commode, raconte un commissaire: ''C'est parce que je ne suis pas maçon.''» Les demandes viennent parfois de l'extérieur, souvent pour faire sauter des PV. Mais aussi pour des requêtes plus importantes.

Ce commissaire de la PJ raconte ainsi qu'on s'inquiétait parfois auprès de lui de certaines gardes à vue de frères. «Un chirurgien orthopédique, qui savait que j'étais maçon, voulait que je le mette en relation avec le ministre, car il avait un projet pour les accidentés de la route», se souvient cet autre policier.
Il est vrai que, chaque ministre ayant des frères dans son entourage, certains fonctionnaires peuvent espérer entrer dans ses bonnes grâces en devenant maçons eux-mêmes. Au cabinet de Pasqua, c'était le frère Daniel Léandri, ancien brigadier promu officier, qui centralisait les dossiers sensibles et les demandes d'avancement. Côté socialiste, Pierre Joxe, initié lui aussi, avait truffé son cabinet de frères.

De même, quelques fonctionnaires de la préfecture de police de Paris ont dû penser qu'il serait peut-être bon pour leur carrière d'être cooptés à la GLF, où Philippe Massoni occupe les plus hautes fonctions. «On m'avait dit: ''Jamais tu ne pourras devenir contrôleur général de la police nationale si tu n'es pas franc-maçon.'' J'y suis arrivé quand même!» confie Jacques Genthial, ancien directeur central de la police judiciaire.
De plus, certains maçons ayant quitté la police ont conservé des liens fraternels avec leur ancien milieu. Le cas le plus célèbre est celui de Michel Baroin. Cet ancien commissaire des RG, disparu dans un accident d'avion, devenu grand maître du GO et président de la puissante Garantie mutuelle des fonctionnaires (GMF), employait certains de ses frères collègues à la retraite. De même, un autre ancien commissaire des RG, passé à la préfectorale, occupe actuellement un poste sensible à la mairie de Paris.

Mais, attention! chaque médaille a son revers et le coup de pouce peut se révéler contre-productif. Cet ancien grand maître raconte qu'il recevait des appels téléphoniques de frères policiers souhaitant obtenir une intervention de sa part. «Il m'est arrivé d'intercéder, confie-t-il, après avoir précisé au demandeur que ma démarche pouvait lui nuire autant que lui apporter.» «Le racisme antimaçon existe encore chez certains chefs», ajoute Vanlerberghe. L'appartenance à une loge est d'ailleurs souvent utilisée dans des querelles de pouvoir. «C'est la dernière accusation qu'on balance quand on n'a plus d'arguments», s'indigne un policier responsable syndical. Ce membre du GO est actuellement la victime d'une campagne de dénonciation au sein de son organisation.

Dans un tract, on parle de sa «philosophie», on le dit «logé», etc. Quelques mots suffisent pour comprendre que c'est un «franc-mac». Il réfléchit à déposer plainte devant la justice.
«La franc-maçonnerie est une réplique de la société:
il y a autant de déviances qu'ailleurs»

Ces batailles internes entraînent des querelles de chapelles compliquées. Ainsi, parmi les innombrables remous internes à la défunte Fédération autonome des syndicats de police (Fasp), c'est carrément une vraie liste de «frangins» qui avait circulé pour dénoncer une prise de pouvoir «maçonnique», en 1996, du jeune Jean-Louis Arajol à la tête du premier syndicat de police français. Patron de la principale organisation affiliée à la Fasp, le Syndicat général de la police (SGP), Arajol était membre de l'association Initiative républicaine, créée par un ancien conseiller de l'ordre du GO, Bernard Teper, chargé de la communication de la Fasp, et soupçonné par ses détracteurs de tenir Arajol sous influence. «Initiative républicaine n'a rien de maçonnique, c'est un club d'intellectuels laïques», réagit un proche de Teper.

Le mystère et les fantasmes entourant la maçonnerie peuvent rapidement se transformer en soupçons et en accusations. Un important franc-maçon du ministère de l'Intérieur en a fait la pénible expérience. Jean Nadolski, un commandant de police, alors président de La Reynie, fréquentait la loge Spinoza de la GLF, la même qu'Eric Turcon, avocat d'Alfred Sirven, l'un des principaux protagonistes de l'affaire Elf et... maçon lui-même, au GO.
Or, en fuite, ce dernier semblait se jouer des recherches des policiers français comme s'il bénéficiait de complicités dans les couloirs du ministère. Le frère Nadolski fut vite soupçonné car il était chargé des relations internationales, avec le secteur du monde englobant les Philippines... justement là où Sirven se cachait. Entendu, à sa demande, par le directeur général de la police, Jean Nadolski a été blanchi de toute accusation.

Certains policiers maçons ont aussi été, par le passé, mêlés à de véritables affaires d'Etat. «La franc-maçonnerie est une réplique de la société française, plaide Vanlerberghe: il y a autant de déviances qu'ailleurs.»

On se souvient du scandale de Carrefour du développement, qui mit aux prises Christian Nucci, ministre de la Coopération, et Yves Chalier, son chef de cabinet, tous les deux frères en maçonnerie dans la loge Victor-Schoelcher du GO. Les divers rebondissements de ce feuilleton ont conduit à la mise en examen d'un policier maçon, Jacques Delebois. Cet ex-n° 2 du Service de coopération technique internationale de la police et ancien commissaire à la DST a été accusé d'avoir fourni le vrai-faux passeport utilisé par Yves Chalier pour fuir la France.

Non moins célèbre, l'affaire Schuller-Maréchal, en 1995, a commencé avec un chef d'entreprise, Francis Poullain, ancien brigadier de police maçon, qui avait conservé un véritable réseau d'influence. Lors de l'affaire du vol de scellés d'Elf, en 1997, quand des procès-verbaux disparurent mystérieusement de l'un des bureaux de la sous-direction des affaires économiques et financières de la rue du Château-des-Rentiers, un autre policier maçon, proche d'un directeur de la même obédience, fut suspecté. Cette hypothèse n'a pas été confirmée par l'enquête judiciaire, qui a abouti à un non-lieu. Elle a, en tout cas, beaucoup pesé sur les investigations.

Donnée comme un haut lieu de la franc-maçonnerie, et en particulier de la GLNF, la région niçoise est citée comme le meilleur exemple de cette confusion des genres. Le procureur Eric de Montgolfier, qui s'est lancé dans une croisade contre des filières maçonniques locales suspectées d'intervenir au sein même de la machine judiciaire, a mis en évidence la troublante attitude de certains policiers locaux.

Alain Bartoli, gardien de la paix, affecté à la police de l'air et des frontières et par ailleurs frère de la GLNF, avait ainsi utilisé, en 1999, les fichiers de la police pour obtenir des informations sur des candidats aux loges de son obédience. Il aurait interrogé à plus de 600 reprises, en dix mois, les systèmes informatiques du ministère de l'Intérieur, étendant son insatiable curiosité à d'autres personnalités: Jacques Chirac, Jean-Pierre Chevènement, alors son ministre de tutelle, Alain Delon...

Le frère Bartoli, trésorier de la loge Lympia, désigné comme député grand porte-glaive à la Grande Loge provinciale Alpes-Méditerranée de la GLNF, une sorte de procureur, n'avait, semble-t-il, repris que de vieilles traditions. Son supérieur au même poste en maçonnerie, Alain Taddeï, ex-enquêteur de la brigade financière de la ville et désormais à la retraite, avait été interdit de présence par le procureur Eric de Montgolfier dans les locaux du commissariat où il conservait, jusqu'alors, ses habitudes. Au siège de la GLNF, on souligne que ces faux frères flics ont été exclus.
«Ils retrouvent en maçonnerie ce qu'ils ont appris
dans les écoles de police: l'idéal républicain»

L'implication de policiers maçons dans divers réseaux aux objectifs sinon troubles, du moins mystérieux a pu également se vérifier à l'occasion des tentatives maçonniques pour trouver une solution au problème corse. Des négociations qui conduisirent à la démission du grand maître du GO: Simon Giovannaï.

Le 22 janvier 2000, une réunion discrète se tient au siège du Grand Orient. Des indépendantistes corses, maçons pour la plupart, et au moins un représentant du Parti socialiste - le Premier ministre Lionel Jospin a toujours nié être au courant de ces tractations - tentent d'amorcer le dialogue. Il est surprenant que le contact entre le GO et les nationalistes soit alors un officier des RG. Présent à toutes les étapes de cette affaire, ce dernier a finalement rendu compte à sa direction. Etonnante confusion des rôles, où l'on voit un maçon policier dénoncer d'un côté ce qu'il aide à mettre en œuvre de l'autre.

Mais la maçonnerie a également des vertus: elle insuffle les valeurs démocratiques à l'institution policière. «Ils retrouvent en maçonnerie ce qu'ils ont appris dans les écoles de police: l'idéal républicain», explique un frère. «C'est très facile de reconnaître un policier maçon: il n'y a qu'à l'écouter parler.» A les entendre, en effet, certains ne sont pas loin du mysticisme républicain. Mais l'apport de la maçonnerie ne se limite pas aux mots, il passe aussi par des actes.

A cause des dérives du passé, les flics frangins, en fait, surveillent les autres policiers comme le lait sur le feu, en veillant à éviter tout dérapage. Ne pas transformer les CRS en milices a ainsi été une préoccupation des responsables syndicaux, fortement entourés par les maçons, en Mai 1968. «Si on n'a eu aucun mort, c'est un peu grâce à la maçonnerie, explique un syndicaliste membre du GO. Parmi les officiers qui encadraient les CRS, les maçons faisaient sans cesse le tour des compagnies pour leur rappeler les limites à ne pas dépasser. Les commandants d'unité étaient sur la même longueur d'onde et les CRS s'en sont tenus au maintien de l'ordre républicain.»

Autre exemple: «Quand un fonctionnaire passe devant la commission paritaire de discipline pour un tabassage ou un dérapage raciste, témoigne l'un de ses membres, les frères s'efforcent aussi de voir le chef de service, de le sensibiliser au respect du Code de déontologie de la police nationale.» Ce code moral est le bréviaire des maçons. Il a été instauré par le frère Pierre Joxe - mais mis en application par Charles Pasqua, en 1986 - avec le concours de la Fasp. Tout fonctionnaire de police doit en avoir sur lui des extraits et le texte est affiché dans tous les commissariats.

La maçonnerie se pratique aussi au quotidien, sur le terrain. «J'avais 120 personnes sous mes ordres, raconte cet officier, maçon depuis onze ans. A chaque réunion du matin, je leur rappelais que je ne tolérerais aucune bavure ni qu'un gardé à vue soit tabassé.» «La plupart des frères policiers ont une façon moins musclée de procéder à une interpellation ou à un interrogatoire, renchérit Eric Vanlerberghe. Ils ont spontanément à l'esprit des principes. Même si, parfois, une bonne paire de baffes pourrait être plus efficace!»

Roger Dachez a, lui, d'autres raisons de se réjouir: «La franc-maçonnerie est doublement heureuse de nourrir en son sein autant de policiers. D'abord, cela la place au-dessus de tout soupçon de complot anti-étatique, accusation qui l'a poursuivie jusqu'au régime de Vichy. Ensuite, nous ne redoutons plus d'être infiltrés par la police: elle est chez nous!»

Post-scriptum
Au début du XIXe siècle, sur 5 ministres de l'Intérieur succédant à Lucien Bonaparte, 4 appartiennent au grand Orient, dont le célèbre Joseph Fouché. Pourtant, les frères se méfient des policiers, perçus comme des agents de renseignement du pouvoir. Ces derniers sont même interdits en loge de 1815 à 1879, jusqu'à ce que Jean-Marie Caubet, frère du GO, devienne directeur de la police parisienne.

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Dernière édition par MerciLilian le 10 Avr 2005 7:59; édité 2 fois
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VincentS
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MessagePosté le: 26 Mar 2005 22:12    Sujet du message: Répondre en citant

MerciLilian a écrit:
Je baiserai la France, jusqu'à ce qu'elle m'aime!


http://www.lexpress.presse.fr/info/france/dossier/francsmacons/dossier.asp?ida=353488

Rhida a écrit:
Je suis entré en maçonnerie pour dire à la France que je l'aime!


Voilà la différence...
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MerciLilian
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MessagePosté le: 26 Mar 2005 22:30    Sujet du message: Répondre en citant

Non, ce n'est pas la différence Vincent.

Moi je prône le mérite et la valorisation du travail et le mérite et la valorisation du travail, ce sont des institutions étatiques et économiques transparentes et intégres qui peuvent les garantir pour le plus grand nombre.

Une telle confrérie, dont la communication particuliére et régulière sur son influence et pouvoir ne peut être innocente, n'est en rien justifiable démocratiquement.

Un Etat au service du plus grand nombre. Pas un Etat dans l'Etat!
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le baron
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MessagePosté le: 26 Mar 2005 23:59    Sujet du message: Répondre en citant

MerciLilian a écrit:

Moi je prône le mérite et la valorisation du travail et le mérite et la valorisation du travail, ce sont des institutions étatiques et économiques transparentes et intégres qui peuvent les garantir pour le plus grand nombre.

Une telle confrérie, dont la communication particuliére et régulière sur son influence et pouvoir ne peut être innocente, n'est en rien justifiable démocratiquement.


Je ne pense pas que tu puisses mettre tous les maçons dans le même sac. Certaines loges ont facilité des choses pas très honnêtes notamment celles de la GNLF du côté de Nice. D'autres (la majorité) fonctionnent d'une manière absolument conforme aux lois démocratiques. Dans un système quelconque, tu as toujours des gens pour le dévoyer et en profiter. Il est vrai que la franc-maçonnerie présente une structure et une philosophie qui sont propices à ce genre de dérives.

MerciLilian a écrit:
Pourquoi ils ne formeraient pas un parti politique à l'instar des Verts, de l'UMP, du PC, de Chasse pêche et traditions, du PS, du l'UDF etc.?


A mon avis parce que l'ambition et la réflexion d'un organisme tel que celui de la franc-maçonnerie dépasse largement le simple cadre politique.

MerciLilian a écrit:
Si la Franc-maçonnerie est une simple société d'action sociale, pourquoi ces mystères, ce langage spécial et ces décors?

Prace qu' elle n'est pas non plus restreinte à cette définition. C'est une société à caractère initiatique, ce qui sous-entend que ses adhérents vont accéder à une forme de "révélation", si tant est qu'ils suivent un certain rite, qui comporte entre autres l'utilisation de caractères spéciaux et de décors qui correspondent à une certaine symbolique.


MerciLilian a écrit:
Est-ce normal qu'en 2005, dans un Etat qui persiste à s'imaginer être une démocratie, qu'une telle secte puisse planer sur la France, en distillant de l'intimidation en permanence sur les citoyens?

hihi tu ne m'auras pas avec celui-là :wink:.
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MessagePosté le: 27 Mar 2005 3:44    Sujet du message: Répondre en citant

Les pédés, les juifs, les franc-maçons...



ML, à force de voir des complots partout tu vas finir par ne plus pouvoir distinguer le blond du noir dans ta chevelure grisonnante...
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MerciLilian
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MessagePosté le: 27 Mar 2005 7:52    Sujet du message: Répondre en citant

Fredevils a écrit:
Les pédés, les juifs, les franc-maçons...

ML, à force de voir des complots partout tu vas finir par ne plus pouvoir distinguer le blond du noir dans ta chevelure grisonnante...


Je ne vois pas de complot pédé ou juif comme tu sors de ton chapeau bizarre, mais je note que tu préféres carricaturer et faire à nouveau l'enfant, plutôt que d'avoir le courage de développer une intime conviction et d'admettre la gravité d'une telle situation d'opacité, allant jusqu'à obligé un procureur à utiliser la presse et tenir les propos suivants:

Eric de Mongolfier a écrit:
Tous ceux qui m’ont accueilli ici m’ont spontanément parlé des réseaux francs-maçons. On m’a dit: vous ne comprendrez rien à cette juridiction ni à cette région si vous ne prenez pas en compte cette réalité. (...) J’ai déjà rencontré ces réseaux ailleurs, mais ici, ils semblent vraiment influer sur le fonctionnement de la justice.»
Les déclarations du nouveau procureur suscitent aussitôt un tollé. Montgolfier n’en a cure. Dans l’interview, il s’est payé le luxe d’ajuster précisément une cible: «Il n’est pas sain qu’un magistrat fasse partie d’un réseau qui a pour principe le secret.


Ok Fredevil pense que Eric de Montgolfier est un parano obsédé du complot.

Ok Fredevil pense que ces journalistes sont des paranos obsédé du complot.

Bref, les formules du petit Fredevil sont beaucoup plus judicieuses qu'une enquête du Nouvel Observateur...

Le Nouvel Observateur a écrit:

Nice - Enquête sur une machination

Les francs-maçons et la justice


Un procureur iconoclaste, un juge d’instruction éclaboussé, des réseaux occultes qui s’agitent, une chancellerie aux abonnés absents... Depuis cinq ans, un drôle de feuilleton secoue le tribunal de Nice. Il pose, une nouvelle fois, la question de l’influence de la franc-maçonnerie sur le bon fonctionnement de la justice. Retour sur un invraisemblable bras de fer

Les magistrats n’en sont pas moins des hommes. Ils peuvent être orgueilleux, faibles, corrompus, fous... Ce jeudi 14 octobre, le juge Renard, lui, est KO debout. Devant ses pairs du Conseil supérieur de la Magistrature, réunis en formation disciplinaire, il craque: «J’ai perdu 11 kilos et ma capacité sexuelle. Et qu’est-ce que j’ai gagné? Une psychothérapie, le droit de prendre du Prozac le matin et du Lexomil le soir!» Les magistrats du CSM le regardent, médusés. Où est le Renard élégant, conquérant et sûr de lui? Le Renard qui fut pendant seize ans l’un des «meilleurs magistrats de la Côte d’Azur»? Le Renard puissant. Le Renard malin. «Le Rusé», comme on l’avait surnommé.

Le magistrat franc-maçon, jusque-là intouchable, est en train de sombrer. Face à l’enquête fouillée et accablante du rapporteur Vincent Lamanda (voir encadrés), il en est réduit à faire lui-même de tristes jeux de mots: «Quand on veut se débarrasser de son renard, on l’accuse d’avoir la rage»...

Alors qu’à Paris Renard perd pied, son principal adversaire reste introuvable. Tous les journalistes cherchent à joindre Eric de Montgolfier. On voudrait une réaction, une de ces phrases bien senties dont il a le secret. Le procureur de Nice, qui avait le premier dénoncé l’influence des loges sur la justice locale, est en vacances à Rome.

Il savoure sa victoire dans la Ville éternelle. Quel incroyable retournement! Il y a près d’un an, c’était lui le vaincu. Ses ennemis et la chancellerie avaient bien failli avoir sa peau en rejetant sur lui la responsabilité des fautes qu’il dénonçait! Illustration presque trop parfaite du vieil adage: «Le premier qui dit la vérité...»

Le procureur iconoclaste a failli tomber dans un traquenard qui aurait pu lui coûter son poste à Nice et sa réputation. L’une de ces machines infernales politico-médiatiques, sur fond de connivences maçonniques, d’arrière-pensées politiques et de lâcheté institutionnelle dont il est souvent difficile de se relever.
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Devant le CSM, il y a quinze jours, le représentant du ministère de la Justice a stigmatisé la «perte complète des repères déontologiques» de Jean-Paul Renard et «ses manquements graves et répétés» aux devoirs d’un magistrat. Il n’a pas prononcé une seule fois le mot «franc-maçon». Pourtant, l’ombre des frères planait sur tous les dossiers examinés: magistrats maçons, élus maçons, policiers maçons, chefs d’entreprise maçons, délinquants maçons (voir encadrés)...

In fine, le représentant du garde des Sceaux a demandé la sanction maximum: la révocation. Il a aussi affirmé que la chancellerie avait tout fait pour diligenter l’enquête du CSM. Comme nous allons le voir, c’est en fait l’inverse qui s’est passé. Pour le comprendre, il faut revenir sur l’invraisemblable bras de fer qui oppose le procureur de Nice et Jean-Paul Renard depuis près de cinq ans. Un duel qui illustre toute la complexité du combat contre les fameux «réseaux francs-maçons» dans la justice, dénoncés par Eric de Montgolfier, quelque temps après son installation sur la Côte.

Acte I – Un magistrat très influent

L’affaire commence dans les colonnes du «Nouvel Observateur» il y a cinq ans. Dans une interview accordée à notre journal, Eric de Montgolfier dégaine: «Tous ceux qui m’ont accueilli ici m’ont spontanément parlé des réseaux francs-maçons. On m’a dit: vous ne comprendrez rien à cette juridiction ni à cette région si vous ne prenez pas en compte cette réalité. (...) J’ai déjà rencontré ces réseaux ailleurs, mais ici, ils semblent vraiment influer sur le fonctionnement de la justice.»

Les déclarations du nouveau procureur suscitent aussitôt un tollé. Montgolfier n’en a cure. Dans l’interview, il s’est payé le luxe d’ajuster précisément une cible: «Il n’est pas sain qu’un magistrat fasse partie d’un réseau qui a pour principe le secret.»

Ce magistrat, encore anonyme, c’est le juge Renard. Agé de 54 ans, ce fils de gendarme, fin et courtois, présente un drôle de profil en clair-obscur. «C’est l’homme le plus intelligent que je connaisse», observe un avocat niçois qui l’a beaucoup fréquenté par le passé. Son premier dossier de notation, alors qu’il est substitut à Annecy, fait état du «sérieux de son caractère, de ses connaissances juridiques approfondies, son aisance et son assurance dans l’exercice de son métier». Rapidement, il obtient sa mutation dans son berceau natal, les Alpes-Maritimes. Un département qu’il ne va plus quitter. Renard y exerce ses talents depuis vingt-deux ans, dont dix-sept passés comme juge d’instruction. Il a toujours été excellemment noté.

Ce qui ne laisse pas de surprendre quand on voit ce qui lui est reproché aujourd’hui noir sur blanc. Magistrat méritant à la ville, le juge Renard passe également pour un homme modeste, au train de vie ascétique. «Mes seules distractions sont la marche en montagne et la pêche», dit-il, précisant volontiers n’avoir jamais acheté une voiture neuve de sa vie, vivre dans la même maison depuis vingt ans et même… se passer de lave-vaisselle! «Plus simple que mon mode de vie, ce n’est pas possible», s’est-il exclamé au cours de l’enquête disciplinaire qui le mène aujourd’hui devant le CSM.

Quand Eric de Montgolfier arrive à Nice, Jean-Paul Renard officie comme doyen des juges d’instruction de la ville. Un poste influent. C’est lui qui attribue les dossiers en cours à tel ou tel magistrat. Incontournable, Renard l’est aussi en maçonnerie. Initié dès le mois de décembre 1991 à la Grande Loge nationale de France (GLNF), il est le vénérable des Fils de la Vallée, une loge fondée en compagnie de Michel Mouillot, l’ancien maire de Cannes, peu de temps avant que celui-ci soit mis plusieurs fois en examen et même incarcéré un temps pour «corruption».

Eric de Montgolfier est rapidement informé de ces liens, qu’il juge pour le moins incongrus, par tous les magistrats et les avocats qui souhaitent le voir «nettoyer» la juridiction. Ces derniers lui portent une liste d’affaires enterrées ou de non-lieux étranges. Or nombre de ces «curiosités» pénales ont été traitées par le juge Renard...

Acte II – Montgolfier passe à l’attaque

Renard s’est-il senti menacé par l’arrivée de l’«incorruptible» Montgolfier? L’enquête disciplinaire penche pour cette thèse. Car alors que la nomination du médiatique procureur n’est encore qu’une rumeur, Jean-Paul Renard commence à intriguer pour être muté. Il demande à un avocat niçois, Franck de Vita, apparenté au ministre de la Fonction publique Emile Zuccarelli, d’intervenir en sa faveur pour lui obtenir au plus vite un poste à la cour d’appel à Monaco ou au tribunal de Draguignan. Hélas pour lui, la démarche, formellement prohibée par le statut de la magistrature, n’aboutira pas.

Coincé à Nice, le juge change de pied. Pourquoi ne pas essayer de s’entendre avec le procureur? Un entretien en tête à tête est fixé à l’automne 1999. Mais Montgolfier, qui n’a accepté cette entrevue qu’à la demande pressante du président du tribunal, est bien décidé à croiser le fer. Il reproche à Renard son travail dans plusieurs dossiers à l’instruction.

Notamment celui d’une affaire de «corruption et trafic d’influence» à l’Office public d’Habitation des Alpes-Maritimes (OPAM), dans laquelle le magistrat n’a pas jugé bon d’interroger le président de l’OPAM, José Balarello, sénateur, vice-président du conseil général. L’entrevue est tendue. Elle vire même au burlesque quand le juge Renard cherche à faire litière des rumeurs qui circulent dans la ville, comme l’histoire de cette montre Cartier que lui aurait offert Anthony Tannoury, un homme d’affaires accusé entre autres d’escroquerie et sur lequel il instruit. «Constatez vous-même, je ne porte que des Swatch!», proteste Renard, qui poursuit, pour «dénonciation calomnieuse», l’auteur de cette grave accusation.

L’entrevue passée, Montgolfier reste sur ses doutes. Il ne prendra Renard la main dans le sac qu’un an plus tard. Automne 2000, Nice bruit alors d’un nouveau scandale maçonnique: deux «frères» policiers viennent de se faire pincer pour consultation illégale du casier judiciaire.

Ils se servaient de cette base de données professionnelles pour filtrer les candidats à l’initiation (disent-ils!). Le procureur décide de vérifier si des magistrats niçois ne feraient pas la même chose. Bingo! Il apparaît que le juge Renard a consulté le fichier une quarantaine de fois pour vérifier le casier judiciaire de divers candidats à la GLNF (dit-il aussi!).

En septembre 2001, Renard est mis en examen pour «faux et violation du secret professionnel» par un de ses collègues du tribunal de Nice. Mieux: l’Inspection générale des Services judiciaires (IGSJ), que Montgolfier sollicitait depuis son «débarquement» sur la Baie des Anges, arrive enfin. Non pas pour enquêter sur le juge Renard, mais sur les «dysfonctionnements» du tribunal de Nice, selon l’euphémisme consacré. Le procureur est persuadé que cette enquête ne pourra que lui donner raison, il s’engage même à quitter la ville en cas contraire.

Acte III – Renard se rebiffe

Le conflit entre les deux hommes met le tribunal à feu et à sang. Michel Cardix, l’avocat de Renard, connu pour son combat contre Jacques Médecin et ancien membre influent de la franc-maçonnerie niçoise, s’insurge contre ce procureur qui tente d’instaurer «un climat vichyste». L’ambiance monte encore d’un cran, quelques semaines plus tard, lorsque le même Me Cardix se retrouve lui-même mis en examen pour «blanchiment» dans le dossier Tannoury dont il est aussi l’avocat! Au tribunal, c’est l’ébullition.
Des avocats manifestent pour soutenir Michel Cardix, une magistrate du parquet distribue des tracts anti-Montgolfier dans l’enceinte du palais, des pétitions circulent pour appuyer Renard, aussitôt suivies de «contre-pétitions»…

Pour Montgolfier, le vent tourne. Marilyse Lebranchu, alors garde des Sceaux, demande bien la suspension du juge Renard à cause du «scandale des fichiers». Mais en janvier 2002, le Conseil supérieur de la Magistrature ne lui inflige qu’une réprimande. «C’est une très grande victoire», exulte Michel Cardix.

Les partisans de Montgolfier, eux, ont une autre explication et pointent l’influence des réseaux maçons au sein même du CSM. Maigre consolation pour le procureur: le juge Renard finit par être muté quelques mois plus tard, à… 22 kilomètres de là, à Antibes.

Mais Montgolfier n’a encore rien vu. Juin 2003, les enquêteurs de l’IGSJ remettent enfin leur rapport. Leurs conclusions sont stupéfiantes: ils réclament la tête... du procureur! Constatant «une réelle disproportion entre la suspicion exprimée et les manquements susceptibles d’être finalement retenus, (...) les mises en cause portent sur des fondements contestables, des interprétations hâtives, voire de simples ragots», notent-ils.

En clair, Montgolfier serait un fou furieux paranoïaque. Plus hallucinant encore: le rapport est mis en ligne sur le site internet du ministère de la Justice, accessible à tous. Du jamais-vu! La décision a été prise au plus haut, par le cabinet du garde des Sceaux, Dominique Perben.
Dans les jours qui suivent, tous les médias titrent sur le désaveu du procureur. Les faits lui ont donné tort, il doit partir. A bien lire le rapport, pourtant, les pratiques du juge Renard sont également critiquées. Ses relations avec des personnalités du milieu, avec des élus maçons impliqués dans des affaires, son «manque de prudence»… Presque tous les faits stigmatisés aujourd’hui par Vincent Lamanda sont énumérés. Seule la conclusion diffère: il faudrait sans doute déplacer le juge Renard dans «un ressort plus éloigné géographiquement de la région dans laquelle il a contribué à la dégradation de l’image de la justice», suggère l’inspection! Rien de plus.

Acte IV – La revanche du procureur

A Nice, Montgolfier accuse le coup. Les magistrats qui le soutiennent sont dégoûtés. Ils ne rêvent que de changer de juridiction. Mais le procureur, lui, s’accroche. «Je ne partirai pas», répète-t-il, contrairement à ce qu’il avait imprudemment annoncé avant le déclenchement de la mission. La chancellerie ne peut pas le muter de force. Aucune faute de sa part ne le justifie.
Il y a en revanche dans le rapport de l’IGSJ, même édulcoré, mille fois de quoi engager des poursuites disciplinaires contre le juge Renard. Mais les semaines passent. Et rien ne vient. En tout cas, pas depuis Paris.
Car, enfin, un homme finit par bouger: c’est le premier président de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, Bernard Bacou. Fraîchement débarqué dans le Sud, il est sidéré par le contenu du rapport. Sidéré aussi par l’assourdissant silence du pouvoir politique. Bien que la loi l’y autorise, Bacou se refuse dans un premier temps à saisir, seul, le Conseil supérieur de la Magistrature.

«Etant donné le niveau de gravité des actes reprochés au juge Renard, il me semblait plus approprié que ce soit la chancellerie qui effectue cette saisine. D’autant que je ne possédais pas tous les éléments», explique-t-il aujourd’hui au «Nouvel Observateur». Bernard Bacou fait alors savoir qu’il attend une réaction du ministère jusqu’au mois de janvier 2004. Las. La chancellerie ne donnant toujours pas signe de vie, le magistrat décide de monter seul au créneau. Mi-janvier, il saisit de lui-même le CSM, qui devrait rendre sa décision dans l’affaire Renard, avant la fin de cette semaine.

Epilogue

Au-delà de l’avenir professionnel du juge Renard, une question se pose aujourd’hui: comment expliquer l’inertie de la chancellerie dans cette affaire?

La première explication tient à la personnalité du procureur de Nice. Montgolfier est considéré comme un dangereux ovni dans la planète judiciaire. Excessif, égocentrique, incontrôlable. Il est à couteaux tirés avec son supérieur hiérarchique, le procureur général d’Aix-en-Provence, Gabriel Bestard, qui lui a diminué sa prime de moitié cette année et lui reproche de ne pas l’informer suffisamment. Montgolfier ne s’en défend pas.
Bien au contraire, il le revendique: «L’obéissance a des limites, nous disait-il il y a quelques mois. Informer, oui. Mais non pas prévenir quand l’information donnée pourrait nuire à la procédure. Dois-je avertir qu’il y a des écoutes dans telle affaire au risque de les priver d’effet?» Une manière à peine déguisée de dire que son procureur général pourrait entraver sa mission de «nettoyeur».

En avril 2003, Eric de Montgolfier sera convoqué à la chancellerie, juste avant la publication du rapport de l’IGSJ sur internet. «On m’a fait comprendre, affirme alors Montgolfier, que Dominique Perben souhaitait ma mutation comme avocat général à Versailles. Deux informations judiciaires que je venais d’ouvrir agaçaient en haut lieu: celle concernant les marchés truqués de la mairie de Nice et celle pour viol susceptible d’impliquer Johnny Hallyday.»

En réalité, l’inspection réclamée par Montgolfier a fonctionné comme un piège. Car l’IGSJ n’a aucune autonomie. Elle ne dépend même pas du ministère, mais du ministre lui-même. «Elle rédige en toute indépendance, proteste un membre du cabinet de Dominique Perben. D’ailleurs, le magistrat qui menait l’inspection à l’époque avait été nommé par le précédent gouvernement Jospin!» Lors des auditions, certains «inspectés» ont eu le sentiment de ne pas avoir été écoutés.

L’avocat Franck de Vita par exemple, qui avait tenté en vain d’intervenir en faveur de Renard avant de se fâcher avec lui depuis, assure que certains de ses «propos ont été occultés». Le juge d’instruction niçois Philippe Dorcet a lui été sommé de fournir des preuves de ce qu’il avançait, alors que c’était justement le rôle de l’inspection d’enquêter (le rapport Lamanda reprend d’ailleurs largement les informations qu’il avait données et que l’inspection avait qualifiées de «ragots»).

«Il y a eu au moins trois versions du rapport», assure un magistrat de Nice. «A lire la conclusion, ajoute un autre, il est évident qu’elle a été rajoutée in extremis. Il fallait enfoncer Montgolfier et sauver Renard.» Eric de Montgolfier est un magistrat indiscipliné, fort en gueule, qui indispose. La chancellerie a profité du rapport de l’IGSJ pour essayer de le déplacer.
A-t-elle redouté aussi une réaction incontrôlable du juge Renard? Pour l’instant, le magistrat a sombré seul. Mais pendant ces vingt-deux années passées dans les Alpes-Maritimes, il aurait accumulé suffisamment de «munitions» contre suffisamment de personnes, franc-maçonnes ou pas.

Il serait une «bombe vivante» dont la possible déflagration ferait trop de dégâts et ruinerait l’image de la justice. Son avocat Michel Cardix hausse les épaules: «Mon client paie à lui seul la mauvaise réputation que l’on fait depuis plusieurs années à la justice niçoise prétendument corrompue. Il fait un bouc-émissaire parfait.» La longévité de Renard doit aussi beaucoup au corporatisme de la magistrature – l’USM, syndicat majoritaire modéré, avait applaudi le rapport de l’IGSJ. Mieux valait une éviction en douceur plutôt qu’un déballage au grand jour.

Une dernière hypothèse court dans les couloirs du tribunal de Nice. De nombreux magistrats ne comprennent pas non seulement pourquoi l’IGSJ a rendu un rapport aussi «abracadabrantesque» au printemps 2003 mais aussi pourquoi la chancellerie a mis autant de temps à réagir.

Certains évoquent, bien sûr, les «réseaux maçons» qui irradient toute la magistrature. Jusqu’à l’IGSJ? Jusqu’au CSM? En 2000, quand le juge Murciano de Grasse a été convoqué par l’instance disciplinaire, il a carrément mis en cause un des magistrats qui siégeait, en évoquant son appartenance à la même loge que Michel Mouillot.

Le magistrat, qui a démenti, a été jusqu’à faire circuler des attestations de sa présence à la messe le dimanche, pour se défendre. Aujourd’hui, à Nice, l’ambiance est devenue si passionnelle sur la question que certains en viennent à s’interroger sur une possible initiation du garde des Sceaux, lui-même.
Ce que l’on sait avec certitude, en tout cas, c’est qu’il aura fallu un an avant que le ministère prenne à bras le corps l’«affaire Jean-Paul Renard». Grâce à Bernard Bacou, plutôt marqué à gauche, et à Vincent Lamanda, qui a le profil politique exactement inverse.
Marie-France ETCHEGOIN et Olivier TOSCER


Tu disais FD?

Le Nouvel Observateur a écrit:
Perben et les loges

Dominique Perben est-il franc-maçon? Depuis quelques mois, une liste récente estampillée GLNF («à prendre avec de multiples pincettes», dit un magistrat pourtant très proche de Montgolfier) circule à Nice: on y lit le nom du garde des Sceaux, inscrit comme membre d’une loge baptisée la Rose et le Réséda, basée à Lyon, où le ministre envisage de se présenter aux prochaines municipales.

La tradition maçonnique est ancienne et vivante dans la capitale des Gaules. Le maire actuel, Gérard Collomb, et plusieurs de ses adjoints ne font pas mystère de leur appartenance au Grand Orient. Faut-il en conclure que Dominique Perben se serait fait initier en vue de son parachutage? Nous lui avons fait poser la question. Dominique Perben n’a pas répondu, ni pour infirmer ni pour confirmer. Son entourage lyonnais, en revanche, fait savoir que le ministre «appartient à une tradition chrétienne sociale typiquement lyonnaise qui généralement ne va pas de pair avec la franc-maçonnerie».

Un adjoint au maire de Lyon, lui-même maçon, imagine que si ce «bruit» court, c’est peut-être parce que Dominique Perben a voulu se faire inviter en mars dernier à une «tenue blanche» au Grand Orient, comme le font très souvent les hommes politiques.

Marie-France Etchegoin


le plan a écrit:
ML, tu te rends compte que tu as les memes enemis que l'extreme droite ?


Tu te rends compte qu'unte telle remarque est aussi superficielle qu'un jingle de musique électronique pour une présentation d'entreprise ou une pub?

Je te signale gentiment que le piège consistant à limiter le choix de société à, ou bien mafia, ou bien extrême-droite ne fonctionne plus depuis que 80% des Francais ont eu l'occasion d'en découdre une fois pour toutes et ont superbement rejetté Le Pen et ses bras-cassés.
Ce qui rend donc officiellement la France particulièrement peu antisémite ou raciste et elle n'a plus de complexes à faire face à pègre qui jusque là se positionnait comme seul rempart face au fascisme.
Ni l'un, ni l'autre!

Et je suis convaincu que la deuxième étape va être une volonté populaire de nettoyer l'appareil d'Etat de tous ces fils d'aventuriers peu recommendables (René Bousquet, Maurice Papon etc.) qui s'y sont infiltrés en 1945, en ont définit codes et fonctionnements, pour ensuite y occuper des fonctions qu'ils ont transmises de père en fils.

Comme certains pays africains encore gangrenés par la corruption pour cause de jeunesse, il ne faut pas oublier que l'Etat francais est seulement indépendant depuis 60 ans et il est inutile de revenir sur la nature des poissons qui ont pu passer entre les mailles du filet.

Dans la population civile et démocrate, il y a pleins de femmes et d'hommes valeureux en France et ils n'empêchent pas l'existence associative de La Société des Amis et des gais mangeurs de la tarte aux pommes, ni du Club d'amateurs de vin, ni de L'Association chiens quides d'aveugles, ni les Scouts de France, ni les supporteurs niortais, ni L'association Artisan métiers d'art etc.

Mais à la différence qu'une telle culture du secret, une telle prétention salavatrice, à encore s'imaginer sous l'Occupation, jouer à des codes clandestin et tout justifier au nom d'un résistance mythomane n'est présente que chez les mystérieux francs-macons.

Si une telle association était bienveillante cela fait longtemps qu'elle aurait procédé à une remise en cause profonde afin de lever toute ambiguïté vis-à-vis des citoyens.

Au-lieu de cela la rumeur enfle et comme je ne suis pas un petit malfrat, je refuse de traiter de parano et ridiculiser les témoignages de magistrats, de journalistes ou des particuliers intègres beaucoup trop souvent retrouvés dans des situations décrites plus haut dans les articles et l'émission de Fr3.

Dans le développement personnel de quelqu'un, il est absolument inacceptable que l'on soit obligé de prendre en compte des régles tacites, telles que je dois prendre ma carte de tel parti politique pour augmenter mes chances d'avoir un logement ou je dois faire partie de tel clan pour espérer une justice professionnelle relative à mon emploi et mon salaire.

Un pays moderne et démocratique n'a pas besoin d'autres choses que d'administrations fonctionelles, transparentes et justes et une justice et des lois pareilles pour tous.

Pourquoi?

Parce qu'il n'y a pas de raison que certains soient plus égaux que d'autres, sur des bases occultes (:!:), et les citoyens honnêtes peuvent rapidement créer le surnombre.
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Dernière édition par MerciLilian le 27 Mar 2005 14:30; édité 1 fois
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MessagePosté le: 27 Mar 2005 11:36    Sujet du message: Répondre en citant

Pou Pou ! Je me lance ddans une petite réponse que j' développerais un peu plus tard....
ML a écrit:
Et je suis convaincu que la deuxième étape va être une volonté populaire de nettoyer l'appareil d'Etat de tous ces fils d'aventuriers peu recommendables (René Bousquet, Maurice Papon etc.) qui s'y sont infiltrés en 1945, en ont définit codes et fonctionnements, pour ensuite y occuper des fonctions qu'ils ont transmises de père en fils.



En dehors du fait que je ne comprend pas comment ces 2 noms se retrouvent dans un fil sur la FM, il y a un contresens dans ce que tu affirmes. En effet, ces gens ne se sont pas "infiltrés" dans les structures administratives Françaises mais s'y sont maintenus en place à l'occasion du changement de régiime, à l'instar de pas mal de fonctionnaires plus ou moins subalternes. Au nom de la continuité de l'état Français et pour éviter le chaos inhérents à des purges par trop manichéennes ( Cf la situation à Bagdad ), il faut maintenir en place une partie ( celle qui s'est la moins compromise dans les exactions passées) des tenants des rouages de l'état. Ce fut le lot à payer de la non mise sous tutelle Américaine en 1945. Malheureusement Papaon et Bousquet ( entre autres ) étaient des parties beaucoup trop émergeantes de l'IceBerg de l'ex collaboration.


ML a écrit:
Mais à la différence qu'une telle culture du secret, une telle prétention salavatrice, à encore s'imaginer sous l'Occupation, jouer à des codes clandestin et tout justifier au nom d'un résistance mythomane n'est présente que chez les mystérieux francs-macons.


La "Culture du Secret" qui fait tellement fantasmer le Vulgum pecus a propos de la FM, n'a pas pour but d'entretenir quelque résistance qu'il soit. Il s'agit de préserver une certaine pureté aux débats d'idée , sans les laisser s'étioler dans de stériles controverses avancées par des trolleurs incontrolés. La tradition initiatique de la Fm, qui peut s'apparenter de l'extérieur à une soumission, n'a pour autre but que de permettre une meilleur coordination cognitive de ses membres au sujet des rouages faisant fonctionner le monde.
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MessagePosté le: 27 Mar 2005 13:26    Sujet du message: Répondre en citant

T'as raison! Il vaut mieux que les purges manichéennes soient à l'égard d'hommes comme Eric Halphen!

Ils sont où les francs-macons pour soutenir le juge Eric Halphen? La grande-loge-sachem-machin-orient ne pouvait pas le soutenir publiquement quand il était à bout?

Ils sont où les francs-macons, la pureté de leurs débats d'idées et une meilleur coordination cognitive de ses membres au sujet des rouages faisant fonctionner le monde quand il s'agit de combattre les barbouzes?

Ils sont où les francs-macons à chaque fois qu'il y a des affaires de vol inouïe, impliquant l'argent des Francais?
(si quelqu'un à la chronologie des affaires depuis un quart de siècle, je suis preneur.)

Ils sont où les francs-macons pour s'investir dans L’Association des élus républicains contre la corruption - ANTICOR?

Pourquoi ils ne sont jamais là les francs-macons pour aider le juge Philippe Courroye?

Pourquoi toutes les associations citoyennes qui oeuvrent pour le respect de valeurs et des mesures démocratiques ne font jamais état du "grand secours" que les francs-macons leur aurait apporté?
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MessagePosté le: 27 Mar 2005 17:58    Sujet du message: Répondre en citant

le plan a écrit:
A vrai dire, je prefererai que tu t'attaque aux assoces genre Lion's club ou le rotary, qui sont vraiment plus des trucs pollues par le copinage.


Tout à fait Le Plan et je suis fier que tu rejoignes les forces révolutionnaires.

le plan a écrit:
Je connais peu de francs macons, mais j'en connais deux qui sont plutot hauts places. L'un est invalide suite a un accident de travail, l'autre est prof dans un lycee. Aucun des deux, ca me parait evident, n'a beneficie de pistonnage du a son statut. Alors il y a peut etre des gens qui beneficient de leur appartenance a la FM, je suis tout a fait pret l'admettre, mais ca me parait un peu juste pour condamner l'ensemble du systeme.

Quant a ne pas manifester pour telle ou telle chose, regarde ce que toi tu as fait pour la societe avant de critiquer.


Moi mon pote, je n'ai pas de réseau et je conteste, tant une telle philosophie qu'une telle pratique.
Tinquiète pas que le cas échéant, c'est à coup de canon que j'aurai fait fermer tes back-room de bobo-techno!
:rockon:
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MessagePosté le: 27 Mar 2005 18:06    Sujet du message: Répondre en citant

Plan a écrit:
Alors il y a peut etre des gens qui beneficient de leur appartenance a la FM, je suis tout a fait pret l'admettre, mais ca me parait un peu juste pour condamner l'ensemble du systeme.

De la même manière que pour toute autre coterie. qu'elle s'apelle Opus Dei ou l'Amical des Taquineurs de goujons de bas Ardèche.

ML a écrit:
Ils sont où les francs-macons, la pureté de leurs débats d'idées et une meilleur coordination cognitive de ses membres au sujet des rouages faisant fonctionner le monde quand il s'agit de combattre les barbouzes?


A par DTC..... ! Il faudrait un peu sortir de cette vision béate de la lutte du bien et du mal lorqu'il s'agit de combattre les pratiques d'un quarteron de concusionnaires et autre prébendiers. C'est bien par la recherche d'un meilleur contrat social en alimentant le débat d'idées que l'on fera en sorte de rendre ces pratiques de plus en plsu marginales et non pas en dénonçant tel ou tel au prétexte qu'ils on profités d'une perversion d'un système imparfait.



ML a écrit:
Pourquoi ils ne sont jamais là les francs-macons pour aider le juge Philippe Courroye?


:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

ML a écrit:
Pourquoi toutes les associations citoyennes qui oeuvrent pour le respect de valeurs et des mesures démocratiques ne font jamais état du "grand secours" que les francs-macons leur aurait apporté?


Peur être simplement, parcequ'entre autre, ils ont été en partie à la base de la construction d'un système leur permettant d'exister.
Dans son infinie sagesse, le grand architecte n'aide pas les hommes dans leurs actions mais les a investi du pouvoir d'agir ( Provoc gratuite )

Il m'étonne quand même, ML, que tu voues aux gémonies la FM alors que tu mets en permanence en avant, comme exemple a suivre, une société Suédoise dont les principes de vie ont été façonnés en partie par une lignée Royale fortement inflencée par les Loges ( de rites Ecossais de mémoire ).
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MessagePosté le: 27 Mar 2005 19:36    Sujet du message: Répondre en citant

Niederbacher a écrit:
Il m'étonne quand même, ML, que tu voues aux gémonies la FM alors que tu mets en permanence en avant, comme exemple a suivre, une société Suédoise dont les principes de vie ont été façonnés en partie par une lignée Royale fortement inflencée par les Loges ( de rites Ecossais de mémoire ).


Bon, pour cette étude comparative là Nieder, je dois t'admettre que je n'ai pas le courage de me lancer dans une analyse pour t'expliquer quelle société est la plus royaliste, mais je t'invite vraiment à regarder cette émission de France 2 (Mots croisés) en cliquant dessus.

Comme ils interrogent un journaliste suédois au-sujet de l'affaire Gaymard à un moment, tu vas comprendre que ce n'est ni une fatalité, ni une utopie de vivre en démocratie.
Juste une question de...fonctionnement technique transparent et controlé par les citoyens.

Ca ne remet ni en cause les croissants aux amendes le matin, ni l'artisanat ou le vignoble, ni l'amour, ni l'eau fraiche, ni rien, malgré ce que veulent te faire croire les intellectuels commis d'office.

De toutes facons, les évenements et le peuple francais dans son ensemble vont dans mon sens, pour une fois pour toute abolir la voyoucratie.
On dirait que même les journalistes sont à présent prêts à s'acquérir de leur devoir, quitte à vivre dans des 2- pièces, ne pas partir en vacances en Polynésie et parfois devoir manger des pâtes à l'eau.

Enfin, je te laisse regarder Niederbacher. :amour27: :wink:

Débat: les politiques sont-ils des privilégiés?
Tu descends et passe la "bibliographie", puis tu verras en petit et souligné avec une petite caméra rouge devant Débat: les politiques sont-ils des privilégiés ?.
C'est celui-là qu'il faut visionner.
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MessagePosté le: 27 Mar 2005 22:16    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Bon, pour cette étude comparative là Nieder, je dois t'admettre que je n'ai pas le courage de me lancer dans une analyse pour t'expliquer quelle société est la plus royaliste, mais je t'invite vraiment à regarder cette émission de France 2 (Mots croisés) en cliquant dessus.


JE pense surtout que tu n'as pas compris ce que je voulias dire. Les rapports entre certains éminents membres de la famille Bernadotte à commencé par le premier de la lignée et la FM , ne sont peut être pas totalement étrangers avec l'acquisiton du contrat social à la suédoise.
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MessagePosté le: 27 Mar 2005 22:53    Sujet du message: Répondre en citant

Ok très bien et tout ce que tu veux!

Si la déferlante de vol, de corruption et de dysfonctionnement de la justice cessent en France et si donc plus de Francais voient leur qualité d'existence physique et mentale et leur confiance en eux et leur pays s'améliorer, moi je suis prêt à porter un T-shirt "Franc-macon, I want your s.e.x!", "Gaypride forever" ou "UMP is cool"

Seulement voilà, nous sommes en 2005 et ce n'est pas le cas. Que de non-lieu suspects, que de fausse-fuite (Shuller, Sirven etc.), que de morts suspectes, que de dossiers dessaisis, menaces etc.

Au lieu d'une urgence relative à ce gruyère méprisé par n'importe quel individu lucide, il est clair qu'il vaut mieux voter une loi pour punir la réunion de banlieusards dans le hall d'immeuble. :roll:
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MessagePosté le: 28 Mar 2005 11:25    Sujet du message: Répondre en citant

C'est à méditer, d'ailleurs dans "From Hell", Jack l'éventreur c'est les franc-maçons...
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MessagePosté le: 28 Mar 2005 11:39    Sujet du message: Répondre en citant

S'il ne faut pas oublier ce que la Franc maçonnerie a apporté à la République et à la laïcité, les dérives dénoncées peuvent quand même faire réfléchir au fonctionnement des Loges, non?
Parce que sous couvert d'analyses, de réflexions et de force de propositions, on retrouve bien souvent rien d'autre que du copinage.
Copinage qui, parfois dévie vers le coquinage.
Il existe des dizaines de cercles de réflexion, recouvrant tous les champs de compétences, toutes les sensibilités politiques, à noms et visages découverts.
Dans ces conditions, à quoi (m) sert encore la franc maçonnerie?
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