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gébé
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MessagePosté le: 30 Mai 2005 15:15    Sujet du message: Edit'os en chair ! Répondre en citant

Je ne sais pas vous, mais moi, je suis un fan d'éditos.

Souvent écrit par la crème de la crème, surfant toujours sur la crête de l'actualité, l'édito est pour moi le "petit déjeuner" dans une lecture de presse.
Bref, concis, il se lit d'un trait comme pour pouvoir vous accompagner tout au long de votre réflexion.

L'auteur s'y lache, souvent, parfois dérape, bref un exercice pas souvent maitrisé, mais toujours libre.

Venez mettre ici les plus beaux, les plus laids. Du texte bon sang !!!

Le 1er que je mets ici, est forcement en rapport avec le référendum.

C'est un édito radio, retranscrit.
L'édito de Jean Laurent Bernard, sur Radio Bleu Provence, ( oui, j'écoute les actus de ma région ) a le don du concentré d'idées justes et la manière, orale, de faire passer son message.

http://www.radiofrance.fr/listen.php?pnm=pnm://son.radio-france.fr/locales/fbprovence/info/e300505.ra

Jean Laurent Bernard a écrit:
édito 7h40

bonjour.

Si ce non franc et quasi massif ne secoue pas le landernau politique, alors c'est que la prochaine étape sera révolutionnaire. Impossible de faire entendre raison à une majorité de nos élus, de droite comme de gauche, arcboutés sur des logiques dépassés, et aujourd'hui en panne d'idées faute d'avoir su prévoir. Depuis si longtemps, aucun cap n'est donné, aucune ambition affichée, de celle qui donne envie de se lever pour agir. alors, une fois de plus, c'est par la négative que va se faire le mouvement. Ne nous trompons-pas, ce non est bien un non négatif, un non qui refuse, pas un non qui propose parceque la gadoue est trop épaisse, l'horizon bouché. Depuis ce fameux deuxième tour de l'élection présidentielle qui vit la victoire de Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen, les électeurs n'ont cessé d'envoyer des signes, des alertes que, conformément à leurs habitudes, les dirigeants n'ont voulu ni voir, ni entendre.
Et maintenant, que fait-on ? Sans doute rien ormis une bonne petite crise politique. D'abord parceque les entreprises ne vont pas s'arrêter ce matin au prétexte de la victoire du non. Cela n'aura guère d'influence non plus sur le chômage, puisque toutes les promesses ont échoué, la solution n'ait sans doute pas au fond des urnes de ce drôle de référendum.
Dans la région, nos députés n'ont pas échappé à la division nationale, eux aussi vont avoir à imaginer une autre vie quotidienne demain. Sauf pour les partisans du oui à se déjuger et à nous affirmer que finalement tout cela n'est pas très important. Ce non en ultrime rempart contre la mondialisation et nos peurs provençales aura un prix, a minima une construction européenne plus lente que prévue, a maxima une mise à l'index des ambitions planétaires françaises. Ceux qui ont voté non s'en foutent, ils veulent simplement changer de vie, l'Europe viendra peut-être, un jour, plus tard, mais pas ce matin.

bonne journée.


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le baron
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MessagePosté le: 30 Mai 2005 15:49    Sujet du message: Répondre en citant

Un éditorial plutôt pro-oui. Le journal avait d'ailleurs annoncé ouvertement dès le début de la campagne que la rédaction du journal était orientée et soutenait le vote "oui"

lemonde.fr a écrit:

Editorial
L'impasse, par Jean-Marie Colombani
LE MONDE | 30.05.05 |

Franc et massif, comme aurait dit de Gaulle, le non français à la Constitution européenne n'est pas un accident. Il a été émis au terme d'un débat comme il y en a eu peu dans l'histoire de ce pays. Interrogés sur un texte, de nombreux citoyens ont pris connaissance de ses principaux articles et des commentaires opposés qu'en faisaient les promoteurs du oui et ceux du non. Personne ne prétendra que les Français se sont livrés à un pur exercice d'exégèse et qu'ils se sont prononcés pour ou contre le traité constitutionnel en raison de tel ou tel de ses 448 articles.

Une Constitution est en effet un contrat passé entre les citoyens. Comme tout contrat, les termes dans lesquels il est rédigé ont moins d'importance que l'attrait de ce qu'il promet. Le rejet du traité constitutionnel révèle, d'abord, qu'une majorité de Français n'a pas, ou n'a plus, envie de l'Europe. Au point d'avoir pris le risque, et de devoir assumer désormais d'avoir affaibli la position et les capacités de la France en Europe. "On a tous une bonne raison de voter non", avait dit Philippe de Villiers, donnant ainsi un parfait exemple de cynisme dans la démagogie. Tel était, en effet, le message du non. Peu importaient les motifs, pourvu que l'on vote non.

Dans ce scrutin, organisé par un homme qui risque désormais de passer à la postérité comme le Docteur Folamour de la politique, usant contre lui-même à quelques années d'intervalle, de la dissolution et du référendum, l'enjeu concernait en premier lieu une idée. Une idée à abattre. Les tenants du non voulaient en effet en finir avec ce qu'ils considèrent comme le mythe européen. Par nationalisme, par xénophobie, par dogmatisme ou par nostalgie, ils voulaient se débarrasser de cette Europe qui barre l'horizon, qui dérange les habitudes, qui impose des changements. D'autres, qui n'étaient pas anti-européens, se sont laissé convaincre qu'on pouvait dire non à "cette Europe-là" pour en obtenir une autre.

La vérité est que la seule Europe possible est celle que les Européens sont prêts à faire ensemble. Il est à craindre qu'il n'en reste plus grand-chose aujourd'hui. L'Europe est une construction fragile, dont on va peut-être s'apercevoir – mais trop tard – qu'elle est réversible, alors même qu'une part des partisans du non – les plus jeunes – la considère comme un acquis. Elle est en permanence un compromis fragile. La France vient de rompre celui-ci, et prend le risque de voir progressivement détricoter une Europe malmenée par l'appel d'air nationaliste et protectionniste que le non français peut provoquer.

Le non est aussi la victoire d'une protestation tous azimuts. Comme si nous devions vivre désormais dans une démocratie du mécontentement généralisé. Au cœur de celui-ci prend place le niveau – insupportable – du chômage. Alors que son niveau relève bien davantage d'une plus ou moins mauvaise alchimie nationale, le chômage a aussi constitué un reproche adressé à l'Europe. Peu importe que le marché unique, le tarif extérieur commun, la libéralisation des échanges et, dans leurs limites, les politiques communes aient permis de créer ou de sauvegarder des millions d'emplois. Le fait est que le chômage est plus élevé, en moyenne, dans l'Union européenne qu'aux Etats-Unis et que l'élargissement a accru la concurrence.

Mais la vérité est, aussi, que les salariés venus d'autres pays européens sont présents, en France, dans des secteurs où la main-d'œuvre manque, comme le bâtiment ou l'hôtellerie-restauration. Les délocalisations n'en sont pas moins réelles. Tous les jours, ou presque, des entreprises ferment ou réduisent le nombre de leurs salariés et s'installent ailleurs, le plus souvent hors d'Europe. Tous les jours, aussi, des entreprises se créent ou recrutent, mais pas dans les mêmes catégories d'emplois. Pour ceux qui sont victimes de ces mouvements, la réalité est terrible. L'Union européenne n'y est pas pour grand-chose. La compétition internationale est une donnée dont aucun pays ne peut s'abstraire, sauf à faire le choix de l'immobilisme et de la pauvreté. Et l'on ne voit pas par quel tour de passe-passe le fait de leur avoir dit non pourrait inciter nos partenaires à se lancer, comme l'a demandé un Henri Emmanuelli, dans un vaste plan anti-chômage qui supposerait, au préalable, un pas de plus vers une intégration que nous venons précisément de refuser. Première impasse.

Envie d'en découdre

Les pays riches – la Grande-Bretagne, les pays scandinaves l'ont montré – peuvent agir sur leurs marchés du travail ; ils peuvent faire reculer le chômage en améliorant le coût et la qualité du travail. Mais – deuxième impasse – que retenir des différentes protestations, voire de l'envie d'en découdre exprimée par les vainqueurs du 29 mai ? Comment faire le tri ? Auquel de ses porte-parole – Le Pen, de Villiers, Fabius, Besancenot – faut-il accorder le plus de crédit ? Faut-il considérer, avec Nicolas Sarkozy, que la victoire du non impose des réformes "vigoureuses", que l'on ne pourra sauver le "modèle social" français en le réformant en profondeur ? Ou faut-il n'avoir pour seul mot d'ordre que le statu quo, puisque la crainte du changement est, elle aussi, au cœur du non ? Et quelle partie du message faire prévaloir, au chapitre de l'identité française : celui des souverainistes, ou celui des socialistes?

Faute d'entreprendre les efforts nécessaires pour ajuster la demande et l'offre d'emplois, le risque est en tous cas de continuer de susciter des réactions hostiles envers les étrangers. Il y a vingt ans, l'extrême droite affirmait que la cause du chômage était l'immigration maghrébine. Aujourd'hui, c'est du "plombier polonais" que viendrait tout le mal. Mais le pelé, le galeux n'est pas seulement à l'Est. Il est aussi au Sud. Le président d'Attac, organisation qui a milité intensivement pour le non, a présenté, dans ces colonnes, l'Espagne, le Portugal et la Grèce comme un groupe de pays "sous perfusion permanente de fonds européens" et qui, pour cette raison "acceptent toutes les directives qui passent dans la crainte de perdre leurs financements". A de tels propos, on mesure la ferveur européenne et internationaliste des tenants du non "de gauche".

Jean-Marie Colombani


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MessagePosté le: 30 Mai 2005 16:12    Sujet du message: Répondre en citant

Rahan a écrit:
Un éditorial plutôt pro-oui.

Effectivement c'est "plutôt" pro-oui.
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MessagePosté le: 30 Mai 2005 16:35    Sujet du message: Répondre en citant

c'est rigolo : JM Colombani aurait-il copié, ou s'est il trop imprégné de l'article d'un collègue avant de se jeter dans la rédaction de son édito ?

Libération a écrit:
La France crie son non au traité européen

Par Eric AESCHIMANN

lundi 30 mai 2005 (Liberation - 06:00)



franc et massif, aurait dit le général de Gaulle. En tout cas, net et sans bavures. Hier, appelés aux urnes pour ratifier la Constitution européenne, les Français n'ont pas fait de quartier. A 54,87 % (résultat définitif), ils ont rejeté le texte qui leur était proposé. La victoire du non avait été annoncée par l'ensemble des instituts de sondage depuis une semaine. Le désaveu n'en est pas moins cinglant pour les tenants du oui, à commencer par le chef de l'Etat, mais aussi la direction du PS. Le vote constitue également un refus sans équivoque d'une Europe considérée par une majorité de Français comme faisant la part trop belle au libéralisme.

....


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MessagePosté le: 03 Juin 2005 8:54    Sujet du message: Répondre en citant

Et hop, merci Math

mathbouq a écrit:
Un édito moins rigolo que celui d'hier, mais bien vu quand même, amha.

Alain Hertoghe a écrit:
"Trop fort !"

(Paris) - Avec le recul, les Français ont chipoté, dimanche dernier, avec leur 55% de "non". Ce mercredi, les Néerlandais n'ont pas fait autant de manières. Les Pays-Bas d'en bas ont croqué le projet de Constitution européenne à belles dents, avec plus de 60% de "nee". Quel superbe score ! Et les entraîneurs de l'équipe gagnante de l'autre pays du fromage étaient à peu près les mêmes que ceux de la nôtre : pour l'essentiel, des réacs, des gauchos, des populos, etc. Donc, les Néerlandais ont dit "nee" ? Jusque-là, une majorité de Français les suivent… Merde aux élites ? Moins de pouvoir à Bruxelles ? Plus de social ? Moins d'étrangers ? Les Turcs en Turquie ? Tope là ! Ils sont bien, ces cultivateurs de tulipes… Vous dites ? Le "modèle hollandais" ? Kezako ? Comment ? Les 63% de "nee" ne rêvent pas du "modèle français" ? Ah ! Ils tiennent au mariage homosexuel, à l'euthanasie, aux drogues douces ? Bon… Ils trouvent qu'un taux de chômage à 5% leur suffit et que nous pouvons garder nos 10% ? D'accord… Ils ne veulent pas de cette Constitution qui donnerait plus de pouvoir aux grands pays arrogants (comme la France) au détriment des petites nations modestes (comme les Pays-Bas), contrairement au traité de Nice ? Ben… Ils en ont marre du moteur franco-allemand ? Là, ils commencent à exagérer… Ils se passeraient bien de l'euro et ils trouvent qu'ils contribuent trop à ce budget européen qui engraisse les paysans français ? Non mais… Ils sont totalement irresponsables, ces Bataves ! Heureusement que Jacques Chirac de Corrèze et Dominique Galouzeau de Villepin ont promis de défendre "l'intérêt national" !

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MessagePosté le: 03 Juin 2005 12:03    Sujet du message: Répondre en citant

Je reposte ici un édito dont j'avais mis le lien hier sur un autre fil, que je trouve vraiment pas mal. Il a notamment l'avantage et la sagesse de "passer à la suite", sans s'apesantir sur les causes du vote.

Pascal Boniface a écrit:
Paris (IRIS) - Les observateurs les plus attentifs de la vie internationale avaient déjà mis l’accent sur le poids de l’opinion publique dans la détermination de la politique étrangère d’un pays. La diplomatie n’est plus l’apanage des professionnels.

Les Français qui se sont massivement exprimés pour le « non » au référendum sur la constitution européenne viennent de le confirmer. Ils se sont exprimés clairement et en connaissance de cause. Avec 55% de « non », il n’y a aucune ambiguïté. Les arguments en faveur du « oui » ou du « non » ont été largement échangés depuis plusieurs semaines. Des milliers de débats ont eu lieu à travers tout le pays, suivis par un public bien plus nombreux qu’au cours des dernières campagnes électorales. Tous les médias ont consacré une large place aux enjeux du scrutin. Les livres portant sur le traité, soit de façon pédagogique, soit de façon engagée, qu’il s’agisse du « oui » ou du « non », sont apparus dans les premières places dans la liste des meilleures ventes. Ce « non » des Français est donc un « non » conscient et ne résulte pas d’un mouvement d’humeur.

Alors que 90% des parlementaires étaient favorables au « oui », que la très grande majorité des éditorialistes et des journaux ont milité activement pour le « oui », c’est un véritable camouflet que le peuple français a envoyé à ses élites. C’est à l’inverse, le triomphe d’associations, de mouvements citoyens, ou encore de réseaux sur internet.

La France jusqu’ici pionnière de la construction européenne va être soumise à un examen critique de son rôle, de sa politique, et de son poids. Nul doute que de Washington à Londres, tous ceux qu’agace la politique étrangère française, vont en profiter pour mettre en avant l’incohérence de la France qui refuse un traité porté sur les fonds baptismaux par un Français, l’ancien Président Giscard d’Estaing. Cela rappelle d’ailleurs l’épisode de la CED de 1954 où la France avait rejeté un traité sur l’Europe de la Défense dont elle était à l’initiative. On va beaucoup parler d’une France qui doute, d’une France en crise d’identité et en perte de vitesse, qui ne joue plus le rôle moteur auquel elle avait habitué l’Europe.

Mais ce vote peut également être considéré comme une rupture re-fondatrice. A condition de fédérer avec des forces politiques dans les autres pays européens, à condition de sortir de l’ambiguïté du « non » où se sont rejoints l’extrême droite et l’extrême gauche, le « non »peut être un « non » fondateur d’une France qui reprend l’initiative même si ce n’est pas là où on l’attendait. Si les responsables Français ont perdu en crédibilité, le peuple français a beaucoup gagné sur ce plan. Il y a une nouvelle légitimité et exemplarité du mouvement associatif français ; s’il démontre que, contrairement à ce que prétendent ses adversaires, il ne se contente pas de s’opposer, il peut aussi proposer.

Le vote du 29 mai, loin de constituer le terme d’une problématique européenne, peut au contraire être le signe d’un nouveau départ. C’est après tout de l’échec de la CED qu’est né la CEE dans les années 50. Mais pour être salutaire, un choc doit être suivi par de nombreuses propositions et initiatives.


Pascal Boniface est Directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), auteur de « Vers la 4ème guerre mondiale ? » paru chez Armand Colin.

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MessagePosté le: 03 Juin 2005 13:13    Sujet du message: Répondre en citant

mathbouq a écrit:
Je reposte ici un édito dont j'avais mis le lien hier sur un autre fil, que je trouve vraiment pas mal. Il a notamment l'avantage et la sagesse de "passer à la suite", sans s'apesantir sur les causes du vote.

Pascal Boniface a écrit:
Paris (IRIS) - Les observateurs les plus attentifs de la vie internationale avaient déjà mis l’accent sur le poids de l’opinion publique dans la détermination de la politique étrangère d’un pays. La diplomatie n’est plus l’apanage des professionnels.

Les Français qui se sont massivement exprimés pour le « non » au référendum sur la constitution européenne viennent de le confirmer. Ils se sont exprimés clairement et en connaissance de cause. Avec 55% de « non », il n’y a aucune ambiguïté. Les arguments en faveur du « oui » ou du « non » ont été largement échangés depuis plusieurs semaines. Des milliers de débats ont eu lieu à travers tout le pays, suivis par un public bien plus nombreux qu’au cours des dernières campagnes électorales. Tous les médias ont consacré une large place aux enjeux du scrutin. Les livres portant sur le traité, soit de façon pédagogique, soit de façon engagée, qu’il s’agisse du « oui » ou du « non », sont apparus dans les premières places dans la liste des meilleures ventes. Ce « non » des Français est donc un « non » conscient et ne résulte pas d’un mouvement d’humeur.

Alors que 90% des parlementaires étaient favorables au « oui », que la très grande majorité des éditorialistes et des journaux ont milité activement pour le « oui », c’est un véritable camouflet que le peuple français a envoyé à ses élites. C’est à l’inverse, le triomphe d’associations, de mouvements citoyens, ou encore de réseaux sur internet.

La France jusqu’ici pionnière de la construction européenne va être soumise à un examen critique de son rôle, de sa politique, et de son poids. Nul doute que de Washington à Londres, tous ceux qu’agace la politique étrangère française, vont en profiter pour mettre en avant l’incohérence de la France qui refuse un traité porté sur les fonds baptismaux par un Français, l’ancien Président Giscard d’Estaing. Cela rappelle d’ailleurs l’épisode de la CED de 1954 où la France avait rejeté un traité sur l’Europe de la Défense dont elle était à l’initiative. On va beaucoup parler d’une France qui doute, d’une France en crise d’identité et en perte de vitesse, qui ne joue plus le rôle moteur auquel elle avait habitué l’Europe.

Mais ce vote peut également être considéré comme une rupture re-fondatrice. A condition de fédérer avec des forces politiques dans les autres pays européens, à condition de sortir de l’ambiguïté du « non » où se sont rejoints l’extrême droite et l’extrême gauche, le « non »peut être un « non » fondateur d’une France qui reprend l’initiative même si ce n’est pas là où on l’attendait. Si les responsables Français ont perdu en crédibilité, le peuple français a beaucoup gagné sur ce plan. Il y a une nouvelle légitimité et exemplarité du mouvement associatif français ; s’il démontre que, contrairement à ce que prétendent ses adversaires, il ne se contente pas de s’opposer, il peut aussi proposer.

Le vote du 29 mai, loin de constituer le terme d’une problématique européenne, peut au contraire être le signe d’un nouveau départ. C’est après tout de l’échec de la CED qu’est né la CEE dans les années 50. Mais pour être salutaire, un choc doit être suivi par de nombreuses propositions et initiatives.


Pascal Boniface est Directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), auteur de « Vers la 4ème guerre mondiale ? » paru chez Armand Colin.


Déjà à la première lecture, je le trouvais très optimiste, Pascal.
Encore plus maintenant.
J'attends les propositions. :|
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MessagePosté le: 08 Juil 2005 14:28    Sujet du message: Répondre en citant

jean laurent Bernard 05.07 a écrit:

Il y a de l'indécence dans le dossier Nestlé qui prend des allures de chancre social posé autant sur la table de nos élus que sur celle des responsables patronaux.
Il n'est pas rare de protester, de raler contre certains comportements syndicaux qui exaspèrent ou prennent en otage des voyageurs.
A propos de syndicat, les représentants patronnaux feraient bien aussi, parfois, de donner un coup de torchon dans leur rang.

Les agissements des dirigeants de Nestlé sont aussi scandaleux que méprisants. Ce n'est pas la première fois que l'entreprise franco-suisse se trouve ainsi épinglée au tableau de la honte.
Même les procèdures sociales n'ont pas été respectées, faisant peu de cas des quelques jours qui restaient au 427 salariés de Saint-Menet. On ferme, on coupe le courant et le gaz. Un bras d'honneur à la légilsation du travail et on en profite pour s'assoir cyniquement sur toute dignité humaine.

Soyons lucide : que Nestlé ait décidé de fermer l'usine de Mrs est une chose, mais ce groupe dont les actionnaires doivent agrandir chaque année leur poche pour y ranger les dividendes pouvait attendre quelques semaines pour cesser proprement et définitivement l'activité. Au lieu de cela les juges du tribunal ont ajouté une fessée aux patrons.
C'est ridicule, ou plutôt pitoyable de lire que la justice ordonne de remettre en marche les chaînes de fabrication parcequ'en France, lorsqu'on ferme, on doit le faire proprement. Pas à la sauvette, en douce au détour d'un petit matin.

Drôle de vie économique qu'aucun gouvernant n'est capable d'humaniser au risque de déplaire aux boursiers omnipotents . Comme si les salariés n'étaient finalement qu'un troupeau de bêtail qu'il convient de déplacer d'un champ à l'autre pour aller y brouter la bonne herbe. Afin d'être bien dodu pour l'abattoir.
Et pire que tout, le culot de ses smicards qui n'ont aucune honte à se révolter. Cela ressemble étrangement au moyen-âge, à l'époque bénie où les cerfs travaillaient pour le bonheur de leur seigneur.

Les noms ont changé mais pas le mépris.

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MessagePosté le: 08 Juil 2005 14:41    Sujet du message: Répondre en citant

C'est quel journal ça gébé ?
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MessagePosté le: 08 Juil 2005 14:45    Sujet du message: Répondre en citant

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MessagePosté le: 08 Juil 2005 14:51    Sujet du message: Répondre en citant

gébé a écrit:
jean laurent Bernard 05.07 a écrit:

Et pire que tout, le culot de ses smicards qui n'ont aucune honte à se révolter. Cela ressemble étrangement au moyen-âge, à l'époque bénie où les cerfs travaillaient pour le bonheur de leur seigneur.

Les noms ont changé mais pas le mépris.


s'il travaille à le radio, ça expliquerait ce passage qui, autrement, me laisse perplexe :P
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MessagePosté le: 08 Juil 2005 16:34    Sujet du message: Répondre en citant

Pascal, tu me manques.
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MessagePosté le: 11 Juil 2005 13:52    Sujet du message: Répondre en citant

Fredevils a écrit:
Pascal, tu me manques.


C'était un de tes profs à Lille, non ?
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MessagePosté le: 11 Juil 2005 14:03    Sujet du message: Répondre en citant

deaftone a écrit:
Fredevils a écrit:
Pascal, tu me manques.


C'était un de tes profs à Lille, non ?


Affirmatif.


Quoique c'était pas vraiment un cours, plutôt un questions/réponses, ou un genre de conférence de presse en exclusivité mondiale.
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MessagePosté le: 11 Juil 2005 14:33    Sujet du message: Répondre en citant

L'edito-mefiance.

Par Patrick Fauconnier,grand reporter au Nouvel Observateur

Citation:

DANS LA VIE, il faut savoir transformer un revers ou une épreuve en sursaut positif. Le destin apporte parfois aux gens, aux entreprises, ou même aux nations, des circonstances qui sont vécues sur le moment comme d'amères et très injustes épreuves, mais qui, à y bien réfléchir, peuvent sembler avoir pour but, et en tous cas pour effet, d'obliger lucidement à se remettre en cause pour changer et s'améliorer.
On s'apprêtait à claquer 7 milliards d'Euros pour faire la fête pendant 15 jours, alors que le pays est en état de totale déconfiture économique, avec une dette de plus de 1000 milliards d'Euros ( 200 000 F par ménage). Rien que pour payer tous les ans les intérêts de cette dette publique, la totalité de l'impôt sur le revenu des Français y passe. Publicité


Puisqu'il semble qu'en dépit de cela une énorme volonté politique, avec un vrai consensus Gauche-Droite, se dégageait pour trouver et investir ces 7 milliards, on ne comprendrait pas que la même volonté ne permette pas de consacrer cette manne, heureusement économisée, dans la revalorisation de la recherche, des universités et de la formation afin qu'on parvienne enfin à abaisser, pour une fois, et drastiquement, le chômage des jeunes. Donnons-nous un bel objectif pour 2012, et affichons le partout comme une compétition à gagner: le plein emploi des jeunes. Alors nous pourrons être bien plus fiers de l'utilisation de notre argent que de quelques médailles qui seraient oubliées un mois plus tard, et qu'on peut aller gagner à Londres de toutes façons ! Car les JO, quelle qu'en soit la dynamique, n'auraient en rien solutionné les énormes problèmes actuels de notre société : chômage massif, ghettos urbains, discrimination à l'embauche, délinquance en explosion, comptes sociaux non équilibrés.
Aussi, dans les jours qui viennent, il faut guetter avec attention les raisons pour lesquelles le pouvoir ne parviendrait pas à affecter à l'amélioration de notre situation sociale les sommes faramineuses qu'il était prêt, d'un jour à l'autre, et avec l'appui de la Gauche, à engloutir pour se saouler pendant deux semaines. PF

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