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Justice: le 3è pouvoir?
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Gilliatt
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MessagePosté le: 20 Jan 2006 13:44    Sujet du message: Justice: le 3è pouvoir? Répondre en citant

J'inaugure ce fil avec un post de jacky consacré aux auditions des acquittés de l'affaire d'Outreau.
Citation:
jacky56 a écrit:
La justice française.

:arrow: Voici des extraits des auditions publiques des acquittés - le 18/01/05 *
L'ARRESTATION

* Alain Marécaux :
Lors de la perquisition, franchement, si je n'avais pas su que c'était la police, j'aurais cru à des voyous. Ils ont tout mis sans dessus dessous, ils ont arraché ma fille de mes bras, où elle s'était réfugiée, et quand j'ai voulu m'approcher de mon épouse, qui faisait une crise de larmes, un flic m'a dit « Ta gueule, où je t'allonge par terre ! »
* Daniel Legrand (père)
J'ai tout de suite dit que j'étais innocent, mais on m'a dit que tout innocent que j'étais, je n'étais pas prêt de sortir!

LA GARDE A VUE

* Karine Duchochois :
Ma garde à vue a commencé par deux gifles, que j'ai reçues d'un inspecteur qui voulait que j'enlève mes baskets.
* David Brunet :
J’étais assis sur un banc, avec mon fils, et l’image, sur un écran, de sa mère en cellule, très énervée, face à nous. Alors, un policier a dit : « Qui c’est, ce marmot qui gueule ? » J’ai répondu : « c’est le mien et il gueule pas, il t’emmerde ! ». Suite à ça, j’ai reçu, l’an dernier, une amende d’environ 1 000 euros.
* Odile Marécaux :
À l'époque de mon arrestation, j'étais sous Tranxène. J'ai vite été en manque, mais on n'a pas voulu m'aider, ni me donner de chaise, alors, je me suis assise par terre. Un inspecteur m'a dit : « Vous avez raison de vous asseoir par terre, et encore, par terre, ce n'est pas assez bas pour vous, vous n'êtes qu'une pédophile! »
(...) Les chiens de la SPA sont mieux traités que nous.
* Alain Marécaux :
On m'a d'abord injurié - je ne vous répète pas les noms d'oiseaux - et attaché par terre. Puis on m'a proposé un deal : « Si tu avoues, on libère ta femme et tes enfants ». Là, j'ai failli craquer... Et puis, ils sont passés à la méthode douce : « Allez, avoue, ça te fera du bien »...
* Daniel Legrand (fils) :
Dans la geôle, j'ai vu arriver un flic, j'ai cru qu'il venait me parler. Mais il a juste ouvert la porte et il m’a mis une gifle. Je ne pourrais jamais l'oublier, ça. je vois encore sa tête.
* Roselyne Godard :
J’ai séjourné dans une geôle indigne de l’humanité, pleine d’excréments et de sang sur les murs…

L'INSTRUCTION

* Pierre Martel :
Trois jours après notre arrestation, Thierry Delay a envoyé une lettre au juge pour lui dire que sa femme était folle, qu'elle accusait n'importe qui. Le juge ne l'a même pas fait venir...
Le juge des libertés m'a dit qu'il n'allait jamais à l'encontre du juge d'instruction, et que c'est pour cette raison qu'il m'envoyait en prison.
J’ai entendu le juge Burgaud dicter au greffier quelque chose que je n’avais pas dit. Alors, je me suis retourné vers mon avocat, qui m’a dit : « Non, non, il ne faut pas l’interrompre ». C’était mon premier avocat, que je n’ai plus revu.
* Christian Godard :
Mon avocat n'a jamais eu le droit d'interrompre le juge. Il a fallu qu'il se batte pour faire parfois rectifier des phrases.
* Thierry Dausque :
Quand j'ai été extrait de ma cellule pour être présenté au juge, je n'avais jamais vu d'avocat. j'ai même participé à une confrontation sans avocat!
* Daniel Legrand :
Devant la chambre de l'instruction, un jour que c'était une dame qui présidait, j'ai fini par leur dire : « je ne vais tout de même pas me retrouver devant les assises avec toutes ces personnes que je ne connais pas! » Elle m'a répondu : « Eh bien, vous ferez connaissance là-bas, Monsieur! »
* Daniel Legrand (fils) :
A la chambre de l’instruction, lors des demandes en liberté, on me disait que j’aurais la réponse dans l’après-midi, et en fait, je l’avais quinze jours plus tard. On me parlait comme à un chien, vous savez…
* Odile Marécaux :
Nous avions l’habitude d’aller au temple (protestant) tous les dimanches. Sur les procès verbaux, c’est devenu « Etampes, parce que c’est en Belgique…
* Dominique Wiel :
A quoi sert un avocat ? Personne ne peut s’opposer au juge d’instruction. Il a les pleins pouvoirs. Ce n’est pas démocratique, c’est un pouvoir monarchique. Il jette quelqu’un en prison et personne ne peut s’y opposer. Alors, si on tombe sur un fou…
* Alain Marécaux :
L’image que j’ai de la chambre de l’instruction, c’est une chambre des évêques. On ne voulait pas y remettre en cause le travail d’un magistrat. Il ne fallait pourtant pas être fin juriste pour s’apercevoir que le travail du juge Burgaud ne tenait sur rien. Il fallait juste un peu de bon sens.
* Roselyne Godard :
Devant la chambre de l’instruction, j’ai toujours eu l’impression de ne pas être écoutée. Sauf pour ma mise en liberté. Mais cette fois-là, ce n’étaient pas les mêmes magistrats. C’étaient des magistrats de remplacement, pour l’été. Mais cette fois-là, ils m’ont posé des questions, se sont intéressés à l’affaire. Et je suis sortie comme cela. J’ai eu de la chance, en fait…

* LE JUGE BURGAUD
* Christian Godard :
Il peut dire qu'il a bien fait son travail, mais je ne suis pas d'accord. Moi, je suis venu sans avocat, je n'en ai pas besoin.
* Karine Duchochois :
Il m'a convoqué pour une enquête de personnalité alors que j'étais enceinte de huit mois, avec des contractions. Un certificat médical n'y a rien fait : il m'a fait traverser la France en train dans cet état. Pour une vérification de personnalité...
* Thierry Dausque :
Il m'a dit d'emblée : « Vous avez intérêt à parler, sinon, pour vous, c'est vingt ans! »
* Pierre Martel :
A moi, il a dit : « J'ai trois ans pour instruire, vous aurez vingt ans pour réfléchir! »
* Alain Marécaux :
Je me souviens de ce juge arrogant, à qui on ne pouvait rien demander...
Le 10 janvier 2002, alors que j’attendais de voir le juge, on est venu m’annoncer la mort de ma mère. Elle s’était laissée mourir, à cause de cette affaire. Croyais-vous qu’il m’aurait proposé de remettre à un autre jour l’interrogatoire de personnalité ? Qu’il aurait seulement eu une parole humaine ? Certainement pas ! Il est allé, dans l’interrogatoire, jusqu’à me demander : « Que fait votre mère ? » En larmes, je lui ai dit : « Mais, Monsieur, elle ests morte… » Il m’a répondu : « Oui, ça, je sais. Mais que faisait-elle avant ? »
* Daniel Legrand (fils) :
A mes accusateurs, il disait : « Alors, qu’est ce qu’il a fait, lui ? » Et toujours avec un petit sourire. Et quand j’ai passé de faux aveux, il a changé de comportement avec moi. Il ne me tutoyait plus, me demandait comment ça allait, en prison…
* Pierre Martel :
Avec les policiers de la PJ, je n’ai pas eu de problème. Mais dès qu’on arrivait devant le juge Burgaud, j’avais l’impression d’arriver devant le Bon Dieu. C’était pas le garde à vous, mais presque…
* Karine Duchochois :
Et j’ajoute qu’il faisait preuve d’énormément de mépris.

LA PRISON

* Pierre Martel :
Quand j'allais de la prison à Douai en fourgon cellulaire, c'était comme une armoire métallique, dans laquelle j'étais enfermé, debout, menotté, avec le mal de mer, et les policiers refusaient de s'arrêter. Ensuite, on m'enfermait dans une geôle sale et humide, toujours menotté, pendant deux heures et demie. Quand je devais aller aux toilettes, c'était toujours menotté. Et tout ça pour m'accorder dix minutes à m'écouter d'une oreille distraite et me renvoyer en prison...
* Christian Godard :
Pour un oui, pour un non, il fallait aller à Douai, devant la cour d'appel. Vous savez combien ça coûte, une journée à Douai, avec un avocat? 9 500 balles. Eh bien, pour un ouvrier, voyez-vous...
* Daniel Legrand (père) :
J'ai été brûlé à l'eau de javel sous les douches, alors ensuite, je suis resté vingt-quatre mois sans sortir de ma cellule
* Daniel Legrand (Fils) :
Les insultes fusaient tellement, derrière la porte de ma cellule, que ça me faisait reculer jusqu’au mur. J’osais plus bouger. Et ils crachaient sur moi à travers l’œilleton.
* David Brunet :
Un gardien m’a pointé du doigt, au milieu de l’atelier, devant tout le monde, et il a crié : « Vous voyez, celui-là, il a pointé dix-sept enfants, plus le sien ! » A partir de ce moment-là, ça a été l’enfer. Je me suis fait insulter, menacer, chaque jour, on crachait dans mon repas…
* Alain Marécaux :
On peut avoir ce qu’on veut, en prison. Il suffit de demander. Des drogues douces, des drogues dures, des téléphones… Le lendemain, ça arrive par-dessus les murs.

L' IMAGE

* Christian Godard :
Quand j'allais signer la feuille de contrôle judiciaire, au commissariat de Boulogne, le matin, le chef de poste disait bien haut : « Laissez passer M. Godard, il vient signer pour l'affaire d'Outreau! » Eh bien, essayez de ressortir dans la rue, après ça. C'est pire que s'il m'avait traité de pédophile...
* Lydia Mourmand :
Quand je sortais, on disait : « Tiens, voilà la soeur du pédophile! »

LES ENFANTS

* Karine Duchochois :
Quand David Brunet a été incarcéré, le juge a laissé mon fils chez sa compagne, qu'il ne connaissait que depuis trois mois. Et, quand nous avons demandé à ce qu'il soit confié à mon père, on a préféré payer une famille d'accueil...
* Dominique Wiel :
C’est tout de même une aberration que ce soit des gendarmes qui entendent le témoignage des enfants. Et pourquoi pas des professionnels qui sauraient faire ça bien mieux. Je ne comprends pas que les associations qui sont censés les protéger ne s’émeuvent pas de ça…

LA SUITE

* Odile Marécaux :
On n’en sortira jamais, en fait. Des questions, on en aura toujours, en fait. Sans compter qu’on a nos enfants, encore… On nous dit que nous sommes acquittés, que nous pouvons reprendre la vie, mais nous, on ne peut pas la reprendre !
* David Brunet :
Aujourd’hui encore, je vis quotidiennement avec le stress, l’angoisse et la peur. Je le vis très mal. Très mal…

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Gilliatt
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MessagePosté le: 20 Jan 2006 13:49    Sujet du message: Répondre en citant

J'enchaine avec la fameuse interview.
L'Express de cette semaine a écrit:
Outreau - Le juge s'explique

AUTEUR: Pontaut Jean-Marie


Il n'avait jamais parlé. Avant d'être entendu par la commission d'enquête parlementaire, Fabrice Burgaud, le magistrat instructeur du procès, a accepté pour la première fois de répondre aux questions de L'Express. Le juge, qui s'est retrouvé dans ce dossier en position d'accusé, se défend et revient sur les conditions d'exercice de sa mission


Que ressentez-vous aujourd'hui face aux accusations dont la presse se fait l'écho?
J'ai le sentiment d'une profonde injustice. Je suis mis en position d'accusé, alors que j'estime avoir rempli ma mission honnêtement, loyalement et conformément à la loi. Je n'ai d'ailleurs rien à cacher, c'est pour cela que j'ai demandé à ce que mon audition devant la commission parlementaire soit publique: afin que le débat se fasse dans la plus grande transparence. Je voudrais également que le déroulement de la procédure soit examiné avec la plus grande sérénité.

Vous sentez-vous une responsabilité dans la détention des mis en examen et dans le fait que certains ont été séparés de leurs enfants avant d'être innocentés?
En 2001, avec la réforme de la loi sur la présomption d'innocence instaurant un juge des libertés et de la détention, je n'avais pas le pouvoir de mettre quelqu'un en prison. En revanche, j'ai demandé, à plusieurs reprises, aux juges compétents la mise en détention des mis en examen. C'est toujours une décision difficile, mais je l'ai fait en conscience au vu des éléments du dossier. Je vous rappelle qu'à l'époque ce qui était en jeu, c'était la protection des enfants et de faire la lumière sur les faits criminels dont j'étais saisi.

Votre avocat a dit publiquement que vous ne présenteriez pas d'excuses. Pourquoi?
Aujourd'hui, je trouve que ce serait la solution de facilité pour moi de présenter des excuses, comme si cela pouvait permettre d'occulter une discussion sur d'éventuelles responsabilités. Ce sera au Conseil supérieur de la magistrature de dire si des fautes ont été commises, quelles sont ces fautes et à qui elles sont imputables.

Mais que pouvez-vous dire aujourd'hui aux personnes acquittées?
Je mesure les conséquences d'une détention et j'ai conscience de leur souffrance et de celle de leurs proches. Pour ma part, j'estime encore une fois avoir agi en conscience; et d'ailleurs je me suis attaché aux éléments objectifs du dossier, et non à des préjugés ou à des impressions.

Vous estimez donc avoir instruit à charge et à décharge?
Oui, j'estime avoir procédé aux vérifications et aux investigations qui s'avéraient nécessaires. J'ai fait vérifier par les enquêteurs les points qui pouvaient l'être au vu des déclarations faites, investigations qui se sont révélées parfois vaines ou négatives, mais qui ont souvent corroboré les faits dénoncés. D'autre part, des vérifications effectuées ont permis de mettre hors de cause plusieurs personnes.

Sans rentrer dans le détail du dossier - que vous ne voulez pas aborder - aviez-vous des éléments solides justifiant la mise en examen des personnes acquittées?
J'avais, à l'époque, des indices graves et concordants, prévus par le Code de procédure pénale, qui m'ont amené à prendre les décisions de mise en examen.

Aujourd'hui, au regard de ce qui s'est passé, comment mèneriez-vous votre instruction?
Aujourd'hui, il est très aisé de refaire l'histoire de ce qui aurait dû être fait au vu des éléments nouveaux apparus depuis mon départ de Boulogne-sur-Mer, en août 2002. Il y a un certain nombre d'informations que l'on a aujourd'hui, qui étaient inconnues à l'époque où j'instruisais ce dossier, en 2001-2002. Les décisions que je prendrais aujourd'hui tiendraient évidemment compte des éléments qui sont apparus depuis 2002.

Avez-vous dit: "C'est l'affaire du siècle"?
Non, jamais.

Et "Les enfants ne mentent jamais"?
Non plus.

Dans quelles conditions avez-vous instruit ce dossier? En aviez-vous beaucoup d'autres? Avez-vous rencontré des problèmes de greffe ou des problèmes matériels?
J'étais chargé de plus d'une centaine de dossiers, ce qui est d'ailleurs le quotidien de la plupart des magistrats instructeurs. Les problèmes auxquels j'ai été confronté, et notamment le manque d'effectifs, la surcharge du greffe et les moyens de reprographie insuffisants, ne sont pas différents de ceux que rencontrent les juges d'instruction au quotidien. Quoi qu'il en soit, je ne souhaite pas me retrancher derrière ces difficultés et j'entends répondre point par point aux reproches qui pourraient m'être faits et qui relèveraient de ma propre responsabilité.

Combien de magistrats ont-ils participé au dossier d'Outreau pendant et après votre instruction?
Au total, je ne sais pas exactement. Des collègues font état d'une soixantaine de magistrats. Ce que je sais, en revanche, c'est que, pendant la période où j'ai instruit, je n'étais pas seul à étudier le dossier. Les membres du parquet, les juges des libertés et de la détention et les magistrats de la chambre de l'instruction de la cour d'appel ont eu, à de nombreuses reprises, à connaître de ce dossier.

Avez-vous évoqué cette enquête avec votre successeur lorsque vous avez quitté l'instruction, en 2002?
J'ai été juge d'instruction à Boulogne-sur-Mer de septembre 2000 à août 2002. Lors de mon départ de la juridiction, j'ai très naturellement rencontré mon successeur, qui était venu se présenter, et nous avons évoqué l'activité de l'ensemble du cabinet d'instruction, y compris ce dossier.

Vous avez déclaré, lors du premier procès, que vous aviez sur cette affaire des sentiments que vous ne pouviez pas livrer à la cour. N'aviez-vous pas le droit, en tant qu'homme, de vous défendre devant ces attaques?
Ce sont d'ailleurs ces attaques personnelles, de plus en plus virulentes et qui perdurent depuis de longs mois maintenant, qui m'ont amené à accepter de répondre à vos questions. Les magistrats ne sont pas des êtres désincarnés, ce sont des femmes et des hommes qui vivent dans la société comme l'ensemble de nos concitoyens. Comme eux, j'ai une famille, des amis et je suis en contact quotidiennement, et d'ailleurs parfois violemment, avec la réalité. Mes proches ont souffert et souffrent encore de ces attaques personnelles. La situation est d'autant plus difficile à vivre que je n'ai pas la liberté de répondre complètement aux critiques, y compris très personnelles.

Pourquoi n'avez-vous pas la liberté de répondre?
Parce que je suis tenu par le secret professionnel et par un devoir de réserve attachés à ma fonction.

Vous avez donné l'impression, au premier procès, d'être totalement insensible. On vous a également beaucoup reproché votre froideur et votre arrogance pendant l'instruction. Lors d'un interrogatoire, d'une confrontation ou d'une audition devant une cour d'assises, un juge d'instruction se doit de se montrer neutre. C'est cette impartialité qui a pu être interprétée comme de la froideur ou de l'arrogance.

Avez-vous dit: "Je suis un technicien du droit"?
Non, je n'ai pas dit cela. C'est un commentaire qui a été fait après ma déposition devant la cour d'assises de Saint-Omer.

Pourquoi n'avez-vous pas témoigné au second procès à Paris? Avez-vous refusé?
Je n'ai nullement refusé. Lorsque j'ai été cité devant la cour d'assises de Saint-Omer, je ne me suis pas dérobé. Simplement, aucune des parties, au procès de Paris, en appel, n'a jugé utile de me faire citer. Pour quelles raisons? Personnellement, je n'en sais rien et j'ai d'ailleurs été très étonné.

Enfin, comment expliquez-vous la personnalisation des attaques contre vous et comment comptez-vous répondre?
Toute l'attention et toutes les critiques se sont focalisées sur le travail du juge d'instruction. Je l'ai ressenti de manière d'autant plus injuste que, je vous l'ai déjà dit, de par mon statut, j'étais dans l'impossibilité de répondre. Je vais d'ailleurs avoir maintenant la possibilité de m'exprimer, puisque le ministre de la Justice a diligenté une enquête administrative et que l'Assemblée nationale a mis sur pied une commission d'enquête pour analyser ce qui s'est passé, à tous les niveaux, y compris médiatiquement, depuis les révélations des mineurs jusqu'à l'issue du deuxième procès d'assises. Je souhaite qu'à cette occasion mes avocats, Me Patrick Maisonneuve et Me Jean-Yves Dupeux, puissent m'assister. Maintenant, sur la façon dont j'ai mené cette instruction, je réserve l'ensemble de mes explications à la mission d'inspection et aux parlementaires.

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MessagePosté le: 08 Fév 2006 11:35    Sujet du message: Répondre en citant

Entendu ce matin sur France Inter une des membres de la Commission d'Instruction de Douai s'exprimer au sujet de l'audition du Juge et de la Commission d'enquète.

Quelques remarques à ce sujet :
:arrow: Personne n'a relevé, mais cette affaire est l'exemple typique des dérives possibles dans un système sécuritaire. Moins les droits de la défense sont représentées, plus les risques d'erreurs judiciaires sont importants. En d'autres mots, le droit à la défense n'est pas fait pour protéger les voyous contrairement à ce que pensent (disent?) les Perben et autres Sarko, mais bien à protéger les innocents.

:arrow: A une affaire qui a démontré que face à une instruction à charge, des innocents n'avaient qu'à attendre le procès pour s'en sortir, on répond que pour éviter cela, il faut... supprimer le juge d'instruction et établir un principe à l'américaine où l'accusation et la défense font leur propre instruction :shock: :mefiant15: Si ce n'était pas si grave, je rigolerais de la capacité de félins des hommes politiques à toujours retomber sur leurs pattes et à être capable de trouver dans tout ce qui les arrangent (y compris le contraire, et le CPE ne fait que le démontrer un peu plus). La seule réponse adaptée pour éviter ce genre d'affaires (si toutefois on souhaite vraiment l'éviter), c'est un collège de juges d'instruction qui instruisent pour et contre comme aujourd'hui. Ne plus laisser le juge seul mais surement pas le supprimer.
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MessagePosté le: 08 Fév 2006 12:02    Sujet du message: Répondre en citant

Le problème est surement beaucoup plus profond que cela,

en effet, notre système judiciaire est directement issu de l'inquisition (pour preuve, en France on est coupable jusqu'à preuve du contraire) ce qui se répercute jusqu'aux auditions du moindre pecnau en passant par les contrôles d'identité dans la rue (eh toi le rebeu, je suis sur que t'as du shit dans ta chaussette, ah non excusez moi monsieur et bon séjour au Ritz).

Aux US et en GB le système est basé sur l'Habeas Corpus, qui a été promulgué justement pour contré la justice aveugle de l'inquisition. Ce qui signifie que là bas on est innocent jusqu'à preuve du contraire (ce qui n'empêche pas de tabasser le noir du coin parce qu'il est noir)

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MessagePosté le: 08 Fév 2006 12:13    Sujet du message: Répondre en citant

turlute35 a écrit:

Aux US et en GB le système est basé sur l'Habeas Corpus, qui a été promulgué justement pour contré la justice aveugle de l'inquisition. Ce qui signifie que là bas on est innocent jusqu'à preuve du contraire

(..)

C'est tout



C'est tout ? C'est surtout faux.

Déjà, les principes sur lesquels se base la justice anglo-saxonne tirent sans doute plus leur orgine de la Magna Carta de 1215...

"Aucun homme libre ne sera saisi, ni emprisonné ou dépossédé de ses biens, déclaré hors-la-loi, exilé ou exécuté, de quelque manière que ce soit. Nous ne le condamnerons pas non plus à l’emprisonnement sans un jugement légal de ses pairs, conforme aux lois du pays."

...que de l'Habeas Corpus, qui ne traite pas de la charge de la preuve, mais est constitué d'un ensemble d'ordonnances médiévales disparates concernant la détention et la comparution, officiellement consacrées par l'Act de 1679. Et cet Act fut voté non par opposition à l'Inquisition, mais au système français absolutiste - notamment au principe des "Lettres de Cachet" soumises à l'autorité royale - vers lequel lorgnaient ouvertement Charles II et son successeur désigné Jacques II.

Quant à la présomption d'innocence de l'accusé, ce principe existe aussi bien en France que dans les pays anglo-saxons...

De manière (très) sommaire, ce qui est différent, c'est que dans les systèmes inspirés du droit français il faut une "intime conviction" pour condamner un prévenu, tandis qu'aux States et en GB, c'est un "doute raisonnable" qui est requis.
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- J'appelle ça le KDF. Et pas n'importe lequel: le KDF de zozo !"


Dernière édition par Kamba le 08 Fév 2006 12:25; édité 4 fois
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MessagePosté le: 08 Fév 2006 12:14    Sujet du message: Répondre en citant

Le schéma est un peu simpliste, Turlute, non?

:arrow: Les controles d'identité, c'est la Police, cela n'a donc rien à voir avec la Justice
:arrow: Je préfère être faussement accusé en France qu'aux USA, je suis plus sûr de m'en sortir...
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MessagePosté le: 08 Fév 2006 14:32    Sujet du message: Répondre en citant

turlute35 a écrit:
en effet, notre système judiciaire est directement issu de l'inquisition (pour preuve, en France on est coupable jusqu'à preuve du contraire) ce qui se répercute jusqu'aux auditions du moindre pecnau en passant par les contrôles d'identité dans la rue (eh toi le rebeu, je suis sur que t'as du shit dans ta chaussette, ah non excusez moi monsieur et bon séjour au Ritz).


Hum. Quitte à ce que Kamba me compte un point, on peut difficilement laisser passer ça. Du moins, si en France on considère que tu es coupable jusqu'à prouver ton innocence, ce n'est sans doute pas le fait du système judiciaire comme tu le dis, mais plutôt de structures de pensée répandues dans la société, pour qui l'humain est nécessairement un pécheur qui doit expier ses fautes. Le système judiciaire peut effectivement t'entendre et, faute de preuves (le mot anglais, [i]evidence[/], est intéressant à étudier) ou de soupçons suffisants, décider de ne pas te poursuivre. Il peut te poursuivre/prévenir et, à défaut de preuves suffisantes, te relaxer, t'accuser et t'acquitter ensuite. Mais peu importe, mettons tout sur le compte de ce système judiciaire pourri jusqu'à la moëlle et qu'il conviendrait de faire tomber...
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MessagePosté le: 08 Fév 2006 15:00    Sujet du message: Répondre en citant

A la demande de Panpan - et bien que je persiste à penser que ce texte avait pleinement sa place dans "Mediacratie":
Le Monde a écrit:
Pourquoi je n'assisterai pas à l'audition du juge Burgaud, par Dominique Wiel


J'ai été surpris de la rapidité de la réponse donnée par le président André Vallini et le rapporteur Philippe Houillon à la demande présentée par Karine Duchochois de pouvoir assister à l'audition du juge Burgaud. Il me semble que cette réponse demandait un débat préalable avec les autres membres de la commission d'enquête parlementaire. Son caractère spontané m'a paru davantage guidé par l'émotion soulevée par les propos des acquittés que par la réflexion.

Or, ce que j'ai regretté à Saint-Omer, c'est justement l'ambiance désastreuse des débats dans l'enceinte de la cour d'assises. J'ai assisté à un véritable "dégueulis" — et je pèse mon mot — d'émotions, dont j'ai souffert pendant neuf semaines. Je désirais que l'on se situe au niveau des faits, ce fut rarement le cas.

J'imagine le juge Burgaud seul face à la commission, avec, dans son dos, la pression des treize acquittés témoins muets devenus à leur tour jurés. Cela me met mal à l'aise. Bien sûr, ces images vont réjouir les metteurs en scène, mais c'est trop beau pour être tout à fait sincère.

Cela va renforcer la focalisation naturelle des médias. On gardera l'image dramatique de l'institution face à ces acquittés devenus "ses" juges. Le juge Burgaud deviendra le bouc émissaire désigné au peuple responsable de toutes les insuffisances de l'institution judiciaire.

Ne nous faisons pas d'illusions : cette image inespérée sera chassée des esprits au prochain fait divers atroce relaté par les médias, et tout espoir de réforme avec.

Enfin, que gagnerons-nous, nous les acquittés, à ce face-à-face muet ? Nous en sortirons encore plus meurtris, car le juge sera identique à lui-même tel que nous l'avons subi à Saint-Omer. C'est de mon point de vue une souffrance inutile. Il y en a eu suffisamment pour ne pas en rajouter.

Cette commission parlementaire est une chance pour responsabiliser les juges, elle est une chance pour les députés de rééquilibrer le pouvoir du Parlement face à l'exécutif et au judiciaire. Elle est une chance pour nos élus, auxquels on reproche d'être tellement loin de leurs administrés et qui peuvent trouver là une occasion magnifique d'être à l'écoute et d'être nos porte-parole. Ne gâchons pas ces chances pour satisfaire un désir trouble de revanche !

Dominique Wiel

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Voltaire disait l'art de la citation est l'art de ceux qui ne savent pas réfléchir par eux-mêmes. Par conséquent, je n'utiliserai aucune citation.
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jacky56
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MessagePosté le: 08 Fév 2006 17:12    Sujet du message: Répondre en citant

gaston a écrit:
Tiens, c'est marrant qu'un mec comme Burgaud qui ne sait pas s'exprimer puisse être juge d'instruction ...


Il est peut-être un peu stressé non ?


NB: je ne suis pas devant ma tv.
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MessagePosté le: 08 Fév 2006 17:59    Sujet du message: Répondre en citant

en même temps, çà fait 5 minutes que je regarde, et les questions sont soit très orientées, soit complètement con tout de même...
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MessagePosté le: 08 Fév 2006 18:01    Sujet du message: Répondre en citant

gaston a écrit:
LaTronche a écrit:
gaston a écrit:
jacky56 a écrit:
gaston a écrit:
Tiens, c'est marrant qu'un mec comme Burgaud qui ne sait pas s'exprimer puisse être juge d'instruction ...


Il est peut-être un peu stressé non ?


NB: je ne suis pas devant ma tv.


Ecoute, ca fait 10 minutes que j'écoute et je comprends rien de ce qu'il raconte.

Et tu penses que ça vient de lui ? :|


Oui. Il fait des phrases sans fin, sans sujet, qui sont des alignements de mots...


Exemple de phrase sans fin, sans sujet :food:
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MessagePosté le: 08 Fév 2006 18:03    Sujet du message: Répondre en citant

J'aimerais savoir comment il a pu croire qu'il était techniquement possible que la boulangère sodomisait des enfants avec ses baguettes de pain.
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MessagePosté le: 08 Fév 2006 18:09    Sujet du message: Répondre en citant

pour parler tout à fait techniquement, avec du pain de l'avant veille, çà doit être possible, mais faut s'appliquer.
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MessagePosté le: 08 Fév 2006 18:12    Sujet du message: Répondre en citant

tyler a écrit:
pour parler tout à fait techniquement, avec du pain de l'avant veille, çà doit être possible, mais faut s'appliquer.


Mmouais.

:roll:

A mon avis il aurait fallu rechercher des miettes-preuve.


:?
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MessagePosté le: 09 Fév 2006 8:52    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne vois pas en quoi un juge d'instruction serait un grand parleur??? Un avocat, un procureur, OK, mais un juge d'instruction. Au contraire, je suis même sûr qu'à l'école de la Magistrature, les bons à l'écrit sont juges d'instruction et les bons à l'oral sont avocats ou procureurs :)

N'oublions pas quand même un point dans cette affaire : les acquittés ont été... acquittés... Donc la Justice a rendu une bonne justice. Aux USA par exemple (puisqu'on compare souvent), je ne suis pas sûr qu'ils l'auraient été. A moins qu'ils se soient appellé M.J.

Le scandale dans cette affaire, n'est pas tant qu'un juge se soit trompé dans son instruction. Des conneries, tout le monde peut en faire. Le scandale, c'est que les présumés innocents qu'étaient les accusés futurs acquittés aient été envoyé en prison pour certains pendant 3 ans sans jugement, sur le simple rapport d'un homme et le passage devant une commission...
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