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Vous reprendrez bien un petit Cadavre ?
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Kamoulox du Foot Index du Forum -> Sous le masque des kdfistes
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Auteur Message
Océane
Fieffée péronnelle


Age: 25
Inscrit le: 04 Mai 2003
Messages: 13750
Localisation: Dans son potager, avec ses tomates.

MessagePosté le: 23 Mar 2006 1:02    Sujet du message: Vous reprendrez bien un petit Cadavre ? Répondre en citant

Ben, je me dis qu'il y a moyen de se refaire un petit cadavre.

Je propose de tenter de tenir l'intrigue jusqu'à la fin du champ'.

Résumons: Whity a lachement dépouillé le plan de 500.000$. Le plan et Océane ont besoin de cet argent pour produire un artiste hip hop. Ils se vengent et pensent avoir récupéré l'argent et liquidé Whity. Pas de bol, c'est Gun qui a morflé, et le contenu du sac rouge est toujours en possession de Whity alors que Océane et Le Plan se sont envolés vers NYC. Pendant ce temps, Bertin, Panpan et Groseille sont en Thailande et contrôlent la production et l'acheminement de la came revendue par Océane et Le Plan pour financer leurs projets musicaux. (j'ai remplacé le Vietnam par la Thailande, pour pas que cela se voit trop que j'ai copié).

Regle du jeu assez simple : On dit "je prends" quand on veut prendre la suite. "je prends plus" si finalement on a pas le temps. Je propose aussi de ne pas tuer les personnages afin de s'amuser jusqu'au bout. Pour donner l'exemple, on peut imaginer que Gun, malgré un oeil brulé, 5 dents en moins, le crane fracassé, deux rotules explosée et un sachet de blanche dans la gorge, n'est pas vraiment mort... Laissons lui une chance, ça peut être drôle. Et evidemment, cela manque encore de personnages.

Bref, à vous, et amusons nous bien.

White Egg a écrit:
2 heures 30...
Tout est calme dans le parking, désespérément calme, "as usual".
Deux ans que je fais ce taf. C'est long deux ans, surtout dans ce taf.
Ce qui, au début, ne devait être qu'un job alimentaire le temps que je passe mon BTA "Technicien inséminateur", est devenu mon seul horizon professionnel, la faute à une fatigue, une lassitude que je n'ai pas vues venir à temps. J'ai décroché progressivement des études, je ratais de plus en plus de cours mais j'avais malgré tout l'impression que je gérais, que mes facilités me permettraient finalement d'obtenir ce diplôme, je me trompais.
Passés les premiers regrets, je me suis fait une raison, j'ai même commencé à apprécier cette vie, ce parking, "mon" parking.
Il pleut ce soir, je le vois à l'humidité qui suinte des murs du parking. Temps de merde, ville de merde.

Je décide d'aller faire une ronde, avec un peu de bol je tomberais sur un commercial adipeux en train de faire son affaire avec une pute à l'arrière de sa 307 de fonction. Je branche mon I-Pod sur la régie sono, les premières notes de l'Adaggio de Barber résonnent dans le parking, je souris. Comme souvent dans ces situations, le rythme de mes pas se calque sur le rythme de la musique, j'ai l'impression de flotter au dessus du sol au milieu de ces alignements de métal et de plastique de couleurs et de formes diverses, je suis bien.
J'ai déjà parcouru les deux premiers étages du parking, RAS, "as usual". L'Adaggio s'achève, un blanc puis le tempo s'accélère quelque peu c'est Midnight in the perfect world de DJ Shadow qui démarre. En accord avec la musique, mes pas s'accélèrent, ma démarche devient plus féline, bordel que j'aime ces moments...
Soudain, un bruit sourd, un beat régulier se fait entendre, ça semble venir du 4éme étage, on dirait du 50 cents, j'entends clairement quelqu'un brailler de concert avec la musique, on va aller voir ça.
Je sens mes muscles se bander, mon corps se met en alerte, "ça sent pas bon cette affaire".

J'arrive au 4éme, j'identifie la source de ce vacarme, un mec visiblement éméché ou défoncé est en train d'écouter la musique à fond de train dans son PT Cruiser cabriolet décapoté, il a l'air bien excité, il va falloir la jouer fine sur ce coup. Je contourne son véhicule par l'arrière, le mec continue à brailler de plus belle, on dirait un comptable un peu dégarni qui se serait égaré dans un magasin de sapes pour chanteur de hip-hop américain. Il n'a pas l'air bien grand, ni trés épais d'ailleurs. Je suis persuadé que toutes les breloques qu'il porte autour du cou pèsent plus lourd que lui. Je suis maintenant derrière sa caisse, il continue de brailler, il doit vraiment être stone.

- Hey, motherfucking bitch, you're gonna suck my dick or i'll tell your mum!! Whoooouuuuu yeah!! Hahahahahaha!! Whou putain c'est bon!!! J'ai trop le staïle!! Yeah!!!

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il a du vocabulaire... Je suis derrière lui maintenant, il n'a toujours pas décelé ma présence, il va peut-être falloir intervenir.

- Hum, excusez moi monsieur, tout se passe bien ?
- Whou suck my...(il se retourne, me voit et sursaute) Hey mec, t'es malade putain!!! Bordel mais d'où tu sors là?

- Je suis le gardien du parking monsieur, il paraît normal que je m'inquiète de savoir si la personne qui écoute la musique à fond de train à 3 heures du matin dans un parking désert va bien.


Il renifle bruyamment et se frotte le nez avec insistance, le mec est complétement speedé, il ne sait plus quoi faire de ses mains. OK, je vois le topo...

- Hey man, depuis quand c'est interdit d'écouter de la musique dans un parking hein? Je paye ma place aprés tout!!

- Ce n'est pas un lieu de résidence monsieur, je ne suis pas ici pour surveiller des individus mais des véhicules, il y a de trés bon hôtels à deux pas d'ici.


- Mais putain mais va te faire enculer, je fais ce que je veux bordel!!! Et c'est pas un pauvre gardien de parking de province qui va me dire ce que je dois faire OK ? Capice ?

Bordel, quelle caricature ce mec ! J'en viens presque à avoir de la compassion pour le coup, mais bon, j'ai un boulot à faire, je vais le faire.

- Ecoutez monsieur, je vous demande gentiment de quitter ce parking, à pied ou en voiture je m'en moque, vous n'avez tout simplement pas le droit d'être ici. Si vous refusez d'obtempérer, je devrai contacter la police.

Il s'est figé, il me dévisage avec un regard où se mélent effroi et colère. Je remarque alors un petit détail qui m'avait échappé, un petit sac de sport rouge sur le siège passager. Amusant ce sac, il contient plein de petits sachets en plastique rempli de ce qui, de prime abord, pourrait passer pour du sucre. Mais je sais que ce n'est pas du sucre. Il contient également un Uzi, et là encore je doute que ce soit une réplique...

- Tu....tu quoi? TU VAS FAIRE QUOI BOUSEUX DE MERDE????

Tous mes sens sont en alerte, je sens l'adrénaline envahir tous les muscles de mon corps, il faudra être rapide, rapide et précis.

- Veuillez garder votre calme monsieur, il y a un réglement et je me dois de l'appliquer. Je pense que si vous vous calmez, nous pourrons régler ce probléme sereinement.

Il se retourne, il chope son arme!!!!
BORDEL!!!

- Va te faire enculer BATAAAAAARD!!!!!


Je plonge instinctivement au sol, j'entends le bruit sec, le tac-tac-tac de l'Uzi qui se décharge. Une clio rouge, garée à trois métres de là en fait les frais. Dans la foulée de mon plongeon, je roule sous sa voiture et me retrouve de l'autre côté, derrière son dos, alors qu'il continue d'arroser en aveugle devant lui.

- Hé connard!!!!

- Huh??


Il a à peine le temps de se retourner que j'abats, d'un coup sec, ma matraque téléscopique sur sa main. Ca craque, il va être bon pour un platre et quelques semaines de rééducation. Le flingue tombe mollement sur le siège passager alors qu'un cri de douleur commence à monter dans le parking. Fallait pas jouer au con avec moi.

Je le chope par le col et l'éjecte de sa caisse, il se retrouve à plat ventre sur le sol, à gémir tout en essayant de remettre sa main fracassée dans une position plus "naturelle" que l'angle de 10 degrés qu'elle fait avec son avant-bras. Je m'approche doucement, il ne me regarde même plus, sa main disloquée semble complétement le fasciner. Je lui plante "en douceur" mon genou entre les omoplates tout en maintenant sa tête plaquée au sol et approche doucement ma bouche de son oreille.
Je lui murmure:

- Maintenant enculé, tu vas gentiment te lever, te diriger vers la porte que tu vois droit devant toi et ne plus jamais mettre les pieds dans ce putain de parking. Si tu es d'accord, tu me dis simplement "Oui", si tu n'es pas d'accord...

J'approche délicatement mon cran d'arrêt de son visage, ses yeux sont rivés sur le couteau, je le sens tressaillir au moment où la lame jaillit.

-Si tu n'es pas d'accord, je fais en sorte que tu chantes comme Justin Timberlake jusqu'à la fin de tes jours...

Il sanglote, pauvre petit caïd. Une odeur âcre se répand, je mate rapidement autour de moi et constate qu'une légère trainée liquide s'échappe de son entrejambe, ce con est en train de se pisser dessus. Il nous fait le grand chelem là...

Il se décide enfin à parler, enfin, chouiner serait le terme plus approprié:

- OK!! OK!! Je me tire... Hooo bordel ma main mec!! T'as brisé la main du plan mec!! Le meilleur producteur hip-hop de l'East coast!!

- Et toi t'as pourri la soirée de White Egg, le meilleur gardien de parking de basse-normandie mec!! Maintenant, TIRE TOI!!!!


Il se léve difficilement, titube un peu puis se dirige, toujours en gémissant, vers la porte de sortie. Il se souviendra longtemps de moi je pense...

Il ouvre la porte et sort. Je regarde cette porte, j'attends qu'elle se referme, qu'un "clac" métallique m'indique que c'est fini et bien fini.

CLAC!!

Je m'étire, coupe la sono du PT Cruiser, laisse mon coeur ralentir tranquillement, m'imprégne à nouveau du calme de ce parking. Les arpèges de Miss Misery d'Elliott Smith s'élévent voluptueusement...

Je m'assois au volant de sa bagnole et commence à fouiller dans son sac, je ne suis pas déçu. Il n'y a en fait que 6 sachets de poudre, des broutilles en somme, par contre il y a aussi un paquet de liasses de 500 que je n'avais pas vues tout à l'heure, un sacré paquet même...

Je souris, ce fut long ces deux ans, un peu trop long même... Il est temps d'aller voir ailleurs...
Je mets le contact, je roule au ralenti, je suis calme, calme et un peu triste...

Je pense que je ne reverrai plus ce parking...



Océane a écrit:
Le Bouseux et le sac de sport rouge.

Cela faisait déjà plus d’une heure qu’il avait appelé et je me tenais prete à le recevoir ; il ne devrait plus tarder à présent.

Je n’avais strictement rien compris à ce qu’il m’avait dit au téléphone. Je n’avais que vaguement retenu qu’il avait la main explosée, et que le sac avait disparu. Putain, je lui avais confié 500.000$ en coupures de 500 et visiblement, le plan s’était fait braqué par un connard sorti d’on ne sait où. Je fumais cigarette sur cigarette depuis son appel en faisant les 100 pas dans la suite de mon hotel lorsque l’on frappa à la porte.

Le Plan était dans un état deplorable. Sa main gauche avait doublé de volume, il sentait mauvais, une odeur acre et aggressive et ses yeux étaient injectés de sang. Ses nerfs avaient laché, ses propos étaient tout simplement incompréhensibles:

Putain de bouseux de merde, il avait un fucking accent de bouseux Océ, j’te jure, c’t’enculé de provincial m’a eu par surprise, je lui fais la peau à ce motherfucker si j’le retrouve.

Je préférais ne rien répondre, et l’envoyais illico prendre une douche. J’aimais bien le plan. Je le connaissais depuis des années, et nos liens s’étaient renforcés depuis une campagne électorale que nous avions mené ensemble. Pendant que le plan tentait maladroitement de panser sa main blessée, je repensais à cette élection. Nous avions acheté la plupart des électeurs, intimidé les autres et nous avions obtenu des résultats inespérés. Tous les moyens avaient été bons pour corrompre, désinformer, tricher, calomnier, grapiller quelques votes par ci par là. Depuis, nous ne nous étions plus quittés d’une semelle. Le troll de droite était devenu notre spécialité et nous traquions sans pitié une poignée de crétins gauchistes et downloadeurs.

Après deux lignes d’héro, et un Jack Daniel bien tassé, Le Plan sembla reprendre ses esprits et oublier sa main meurtrie, et il pu enfin me raconter ce qu’il venait de se passer. Les 6 sachets de coke et les billets avaient disparu et avec eux le financement de l’album et de la tournée américaine du Tailleur de Cire.
Putain, c’était pourtant le coup du siècle, un artiste au talent dingue qui allait affoler les charts Eastcoast et enflamer New York à coup sûr. Tout était prêt, la promo à Lisbonne, New York et LA, le pressage du CD digipack de luxe n’attendait plus que mon feu vert, et la protection anti copy avait été validée pour empecher ces connards de jeunes de downloader MON artiste. Ces petits cons devront raquer, les nuits au ritz et l’entretien de la Z4 me coutant une petite fortune.
Le prochain arrivage de came n’etait prévu que pour le mois prochain et il était hors de question d’attendre.

Le Plan s’était endormi non sans avoir vomi sur la table basse en verre du salon de ma suite. L’héro était de premiere qualité, sa main ne devrait plus le faire souffrir jusqu’au lendemain matin. Pendant qu’il récupérait, je cherchais par tous les moyens comment récupérer la came et le fric. Bertin, Panpan et Groseille étaient toujours en Thailande pour surveiller la production de la came et se charger de son acheminement vers l’europe, et j’étais toujours sans nouvelle de Youssouf depuis son depart précipité pour la Côte d’Ivoire. Cette fois ci, il me faudrait résoudre ce petit contretemps toute seule.

Après avoir fumé un joint de skunk sur le balcon de ma suite pour me détendre et réflechir, ma decision était prise. Le bouseux qui avait braqué le plan allait souffrir avant de me rendre mon fric. J’avais passé quelques coups de fil et Nicolas avait garanti de me prevenir dès que ses pandores auraient retrouvé le PT Cruiser. Les instructions que j’avais données étaient claires : Les flics devaient se contenter de localiser le bouseux, de le mettre sous surveillance et de m’appeler illico. Nico était en dette avec moi depuis que j’avais envoyé Bertin avoir une petite discssion amicale avec le pote de Cecília, et. il s’était empressé d’accepter sans poser aucune question. Il m’avait même proposé de faire nettoyer l’endroit au karcher, ce que je refusais poliment. Je voulais sentir en personne l’odeur du sang et de la peur.

Il était déjà 6 heures du mat’ quand mon téléphone sonna. Les hommes de Nicolas avaient repéré le Cruiser sur le parking d’un hotel formule 1 à la sortie de Paris, direction basse normandie. Putain, le plan avait raison, ce mec était un bouseux de provincial de premiere, et la perspective de le torturer jusqu’à la mort ne quittait plus mon esprit.
Le plan s’était reveille et je lui résumais ma conversation avec Nicolas tandis qu’il enfilait rapidement un smoking Armani et gobait 2X pour se remettre en forme. Il fallait faire vite pour chopper le péquenot pendant son sommeil.

Pendant que la Z4 avalait les kms, je m’étais à nouveau entretenu avec Nicolas. A bien y réfléchir, j’avais décidé d’accepter sa proposition de nettoyage des lieus. Je savais d’expérience que les séances de torture étaient des plus salissantes et je n’avais nullement l’intention de perdre des heures à me débarrasser du corps. Je gardais en effet un mauvais souvenir de la nuit où nous avions dû dissoudre le corps du vieux René dans de l’acide. Je l’aimais bien le vieux René, et il n’y avait rien eu de perso dans sa liquidation. Il était simplement devenu dangereux avec ses conneries de vote utile, et j’avais dû convaincre mess camarades de l’ump de la necessité de le liquider.

Bon, Nico, on est d’accord ? Tes hommes me laissent entrer et se chargent de nettoyer les lieux dès que je leur donne le feu vert. Tu me garantis que ce sont des flics de confiance ?

T’inquietes Océ, ces connards sont tous en CPE. Le premier qui moufte se retrouve à la rue

Au fait Nico, merci pour la loi contre le piratage. Les nerfs de mon pote étaient à vif ces derniers temps, ça a lui a fait du bien.

Je racrochais en riant tandis que le plan garait la BM sur le parking de l’hôtel.

Pendant que je me choississais un fer 9 pour le massacre, le plan rechargeait consciencieusement son 38mm. Nous étions fins prets à en finir avec cette raclure provinciale.

La porte du formule 1 céda facilement. Le bouseux dormait d’un sommeil profond, le sac de sport rouge sous sa tête, en guise d’oreiller. A en croire son sourire niais, cela devait la première fois que ce connard avait autant d’argent entre les mains et je maudissais interieurement tous ces pauvres bouseux à la vie si sordide.

C’est à l’instant même où il se redressait sur son lit qu’il reçut mon fer 9 en pleine tronche : Un violent coup sur la bouche lui fit sauter 4 ou 5 dents et ce crétin hurlait et baignait à present dans son proper sang.
Pendant que j’allumais une cigarette, le plan fit sauter les rotules du mort encore vivant de deux balles de 38, récupera rapidement le sac rouge et mit directement le nez dans un des 6 sachets. Heureusement, le connard n’avait pas touché à la coke et la conso hebdo de le plan était assurée. Sentant ses forces décupler, le plan fracassa le crane du bouseux d’un violent coup de crosse. Le provincial vivait encore, ce qui constituait une sorte de miracle.

Décidée à en finir, et après avoir doucement écrasé ma cigarette dans l’oeil du presque défunt, je decidais de lui coller dans la bouche un gros sachet d’héro pure. L’overdose serait rapide et sa mort un peu plus douce. Je me sentais fatiguée, et ce bouseux me faisait presque pitié…

Ok le plan, le connard est mort, enlève ton nez de la poudre, je connais un endroit terrible pour les afters. On se casse. Je veux finir la nuit en beauté : s.e.x.e, Drogue et Hip Hop music”.

Le jour se levait et nous avions récupéré le sac rouge.
Notre avion devait decoller le soir même, direction New York où Kanye West nous attendait pour regler les derniers details de la promo du Tailleur de Cire. Nous étions prêts à conquerir le monde.[/b]



Maxime a écrit:
La barrière du parking se lève, je m'engage dans la rue déserte à cette heure-ci. Bon, qu'est ce que je fais maintenant ? J'ai du pognon, un peu de coco et une bagnole de VRP content de lui... Qu'est-ce qu'il y a d'autre dans ce sac ? Quelques cassettes, un fanion du PSG et un prospectus... King of Zouk... ça me dit quelque chose ça... ah oui, j'y suis, c'est la boite de prod de la compagnie créole. Je vois le niveau...

Bon en premier lieu me débarasser de cette caisse. Je crois que j'ai un moyen. Faut que je passe un coup de fil. J'appelle le 118000 j'trouve le numéro d'uneu discothèque : "Bonjour, je voudrais le numéro du salon VIP du Ritz s'il vous plait." "Le Ritz à Paris ?" "Non celui d'Alençon". "Entendu je vous mets en relation.".... bibibibip... "Le VIP Alençon bonsoir" "Oui, bonsoir, je voudrais parler à Gun s'il vous plait, à cette heure ci il doit être en train de flamber à la roulette". "Ha non, à cette heure ci, il est de service au vestiaire, je vous le passe."

- "Allo Gun, c'est Whity, je t'appelle pour le service que tu m'avais demandé... tu sais, de te dégotter une caisse un peu chiadée au parking pour que tu puisses impressionner de la pintade... c'est bon, j'en ai une pour toi. On se retrouve au Ritz ok ?"

Pour la caisse c'est bon, je garde le pognon et un peu de coke, on va en laisser un peu à Gun, il se fera un trip gangster. Et dès que j'ai largué la caisse, zou direction la gare, avec un peu de chance je peux me choper le TER de 03h25 et dans moins d'une heure je suis à Mortagne au Perche des dollars pleins les poches. A moi la belle vie...

----------------------------------

L'avion entamait sa phase d'aterrissage. Plan se réveille en sursaut, de grosses gouttes de sueur perlant sur son visage. L'inquiétude peut se lire sur son visage. "Océ..." murmure-t-il. "OCE !" se met-il à crier.

"Océ, c'était pas le bon gars à l'hotel !!! Je crois... je crois que j'ai confondu."


baaah a écrit:
Putain fait chier ! :evil: C'est incroyable, ça !!!! :evil:

Posséder 500 000 $ et être obligé de coucher dans un Formule 1 en supportant sur soi les cheveux gras d'un bouseux de province veilleur de nuit dans un parking, c'est vraiment un comble !!!


Non, y a pas à dire, c'était mieux avant, la vie de sac rouge... :(

_________________
A part fumer des splifs, mon premier kif', c'est de chiller.

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Tony Adams
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MessagePosté le: 23 Mar 2006 1:48    Sujet du message: Répondre en citant

Je prends ! :rockon:
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Maxime
Judas



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MessagePosté le: 23 Mar 2006 9:15    Sujet du message: Répondre en citant

Tony Adams a écrit:
Je prends ! :rockon:


(ton paternel)



Allez, vas-y petit ! Tenteu là ta chance, tu risques rieng !
Haaa... cetteu jeunesse pleineu de pounecheu, ça fait plaisir à voir !
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Dalhinov
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MessagePosté le: 23 Mar 2006 9:31    Sujet du message: Répondre en citant

Maxime a écrit:
Tony Adams a écrit:
Je prends ! :rockon:


(ton paternel)



Allez, vas-y petit ! Tenteu là ta chance, tu risques rieng !
Haaa... cetteu jeunesse pleineu de pounecheu, ça fait plaisir à voir !



Titre : Cold 500 Thousand ?
_________________
C'est pas la justice que tu recherches, c'est la glorification de tes plus bas instincts. Je te conseille d'aller vivre en Corse, c'est joli et les gens réfléchissent comme toi.
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Maxime
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MessagePosté le: 23 Mar 2006 9:39    Sujet du message: Répondre en citant

:mefiant15:
Explique moi, jeune.
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Dero
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MessagePosté le: 23 Mar 2006 9:42    Sujet du message: Répondre en citant

Un thread mort-né aurait pu être ressuscité...

http://kamouloxdufoot.com/kdf/viewtopic.php?t=1925
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Dalhinov
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MessagePosté le: 23 Mar 2006 9:55    Sujet du message: Répondre en citant

Maxime a écrit:
:mefiant15:
Explique moi, jeune.


The Cold Six Thousand (littéralement, Six Mille Dollars en Liquide) - Deuxième volume de la trilogie "Fiction historique" de James Ellroy avec des intrigues mafio-politiques aux US et leur imprécations en Asie (une bande de mecs produisent de la drogue pour financer des opérations, etc.).

La trame de l'histoire est très semblable.

Mais ce la n'a rien à voir avec ton intervention, je te le concède.
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C'est pas la justice que tu recherches, c'est la glorification de tes plus bas instincts. Je te conseille d'aller vivre en Corse, c'est joli et les gens réfléchissent comme toi.
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Olaf
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MessagePosté le: 23 Mar 2006 10:01    Sujet du message: Répondre en citant

Dalhinov a écrit:
Maxime a écrit:
:mefiant15:
Explique moi, jeune.


The Cold Six Thousand (littéralement, Six Mille Dollars en Liquide) - Deuxième volume de la trilogie "Fiction historique" de James Ellroy avec des intrigues mafio-politiques aux US et leur imprécations en Asie (une bande de mecs produisent de la drogue pour financer des opérations, etc.).

La trame de l'histoire est très semblable.

Mais ce la n'a rien à voir avec ton intervention, je te le concède.


c'est Americain Death Trip en VF.
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MessagePosté le: 23 Mar 2006 10:06    Sujet du message: Répondre en citant

petite note pour Brouche : si jamais il te prenais l'envie de dire "je prends" et bien tu prends vraiment, tu te laisses pas bêtement lober par le cadavre.

ok? :amour12:
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MessagePosté le: 23 Mar 2006 10:08    Sujet du message: Répondre en citant

Olaf a écrit:
petite note pour Brouche : si jamais il te prenais l'envie de dire "je prends" et bien tu prends vraiment, tu te laisses pas bêtement lober par le cadavre.

ok? :amour12:

:lol: Olaf :mrgreen:
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MessagePosté le: 23 Mar 2006 10:15    Sujet du message: Répondre en citant

Soudain, le silence.

Ses pieds quittent la sellette. Il est suspendu dans le vide, ses deux mains entre lui et la mort.

L'air cingle son visage, tandis que des éclairs jaillissent des spectateurs plus bas. Il effectue un, puis deux, et enfin trois allers-retours. Cette fois c'est la bonne. Il reste immobile, tout la haut, une fraction de seconde avant le swing final. Sublime apesanteur. Une eternité de silence et de lumière, le corps replié, les jambes tendues.

Puis il amorce la descente. Son corps se cambre. La courbe est élégante, le geste vif. D'un coup, il lache la barre et tourbillonne une fois, deux, trois puis quatre!!! Il va tomber! Non! Surgies du ciel, deux mains saisissent les siennes dans un claquement sec, un petit nuage blanc.

Dans un vacarme indescriptible, le public explose enfin couvrant de ses applaudissements l'orchestre et les cris de Monsieur Loyal.

Abasourdi par le bruit et les flashs, Tony savoure. Il sent les mains fermes de son partenaire. Il relève doucement la tête. Un sourire se dessine sur son visage. Au dessus de lui, suspendu par les jambes, avenida lui rend son sourire.

:clapclap: :clapclap: :clapclap: :clapclap: :clapclap::clapclap: :clapclap: :clapclap:


Dernière édition par Franmaçonportugais le 24 Mar 2006 9:59; édité 2 fois
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Dalhinov
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MessagePosté le: 23 Mar 2006 10:16    Sujet du message: Répondre en citant

Olaf a écrit:
Dalhinov a écrit:
Maxime a écrit:
:mefiant15:
Explique moi, jeune.


The Cold Six Thousand (littéralement, Six Mille Dollars en Liquide) - Deuxième volume de la trilogie "Fiction historique" de James Ellroy avec des intrigues mafio-politiques aux US et leur imprécations en Asie (une bande de mecs produisent de la drogue pour financer des opérations, etc.).

La trame de l'histoire est très semblable.

Mais ce la n'a rien à voir avec ton intervention, je te le concède.


c'est Americain Death Trip en VF.



Je trouve la traduction savoureuse. Quand j'ai croisé l'éditeur, il m'a concédé avoir cédé à cette mode des titres anglais qui ne sont même pas ceux de la V.O. !

Va pour Kamouloxan Death Trip.
_________________
C'est pas la justice que tu recherches, c'est la glorification de tes plus bas instincts. Je te conseille d'aller vivre en Corse, c'est joli et les gens réfléchissent comme toi.
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Axl
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MessagePosté le: 23 Mar 2006 11:24    Sujet du message: Répondre en citant

Dalhinov a écrit:
Olaf a écrit:
Dalhinov a écrit:
Maxime a écrit:
:mefiant15:
Explique moi, jeune.


The Cold Six Thousand (littéralement, Six Mille Dollars en Liquide) - Deuxième volume de la trilogie "Fiction historique" de James Ellroy avec des intrigues mafio-politiques aux US et leur imprécations en Asie (une bande de mecs produisent de la drogue pour financer des opérations, etc.).

La trame de l'histoire est très semblable.

Mais ce la n'a rien à voir avec ton intervention, je te le concède.


c'est Americain Death Trip en VF.



Je trouve la traduction savoureuse. Quand j'ai croisé l'éditeur, il m'a concédé avoir cédé à cette mode des titres anglais qui ne sont même pas ceux de la V.O. !

Va pour Kamouloxan Death Trip.


Ouais c'est assez incroyable ça. :shock: Le pauvre éditeur qui essaye de nous impressionner, genre "Tadain, death trip vous allez flipper" :roll:

Bon à part ça le troisième tom sort quand? :food:



(et :clapclap: Max et fmp, c'mon Tony Boy! Moi je m'en fais pas, Tony n'en est pas à son coup d'essai, hein, c'est un peu le Balzac du Kdf...)
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Maxime
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MessagePosté le: 23 Mar 2006 11:35    Sujet du message: Répondre en citant

Balzac, tu veux parler du mec qu'était payé à la ligne ?
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Tony Adams
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MessagePosté le: 23 Mar 2006 16:47    Sujet du message: Répondre en citant

White Egg ouvrit la porte des toilettes exigues du TER en direction de Quimper qu'il avait réussi à saisir à la dernière minute. Le minutage avait été extrêmement serré, mais il se dit que la chance était avec lui. Un peu plus tôt dans la nuit, sur le parking du VIP Alençon, il avait laissé le PT cruiser à GUN, ainsi que quelques liasses afin qu'il puisse achever son deal avec Saadi Kadhafi pour reprendre le PSG. D'un coup de taxi, il avait ensuite rejoint la gare et constaté en débarquant dans le hall qu'il n'avait pas vraiment réfléchi à une destination précise. Paris lui semblait trop voyante pour quelqu'un qui a une bonne centaine de grammes de coke sur lui, et dans un sac de sport rouge qui plus est. Non, il retournerait un peu chez lui, histoire de revoir tout le monde, de se la péter un peu au pays, et de se faire oublier du propriétaire du PT Cruiser et de sa main brisée. Il nettoya bien le petit lavabo des restes de cocaïne qu'il avait disposée en une longue ligne bien droite, avant de la sniffer à l'aide d'une paille McDonalds, et referma la porte.

White Egg s'assit sur son siège. Il regarda le paysage défiler sous ses yeux, sentant sa destination se rapprocher. Il se disait déjà qu'il irait bien faire un tour à la mer, retrouver l'air iodé de la côte, et oublier Alençon. Surtout, oublier Alençon. Putain mais quelle horreur ça avait été. Seul le parking, son parking, avait réussi à lui procurer un petit peu de joie. Mais pour le reste, il avait un peu l'impression de quitter le cimetière sous le regard courroucé des morts. Qu'ils aillent se faire foutre, eux et tous les normands ! Aujourd'hui, White Egg déployait ses ailes et prenait son envol.

Au même instant, GUN mourait. Ses souffrances avaient été relativement longues, enfin c'est le sentiment qu'il avait eu. Einstein lui aurait sûrement expliqué que pour un psychopathe totalement sadique, sa mort aurait au contraire semblée trop courte. Il se demanda soudain comment il pouvait encore avoir une quelconque forme de sentiment alors qu'il savait parfaitement que tout était terminé. Il ouvrit les yeux et fut aveuglé par ce qui lui semblait être la lumière de dix soleils braqués directement sur ses rétines. Pourtant, il sentait au fond de lui une chaleur qui irradiait doucement chacun de ses membres, qui apaisait son esprit et lui faisait prendre conscience qu'il était dans un bien bel endroit, peut-être même le plus beau. Il rouvrit les yeux, petit à petit cette fois, pour habituer ses yeux à cette lumière inconnue, comme si c'était la première fois qu'il voyait le jour. Enfin, le tableau lui apparut. Il était au Paradis. Devant lui s'étendaient à perte de vue les jardins luxuriants d'Eden remplis des âmes apaisées des morts du passé. Un rossignol passa dans un bruit de pet, poursuivi par ce qui semblait être une bite. Il reconnut Saint-Pierre qui s'avançait vers lui, tenant entre ses mains un registre d'une taille phénoménale. GUN fit tourner ses méninges à une vitesse incroyable. Débarrassé des soucis et autres contraintes inhérentes à la vie en société, il réfléchissait comme Armstrong avalait les pentes du Galibier. Saint-Pierre s'arrêta en face de lui, arborant un sourire rayonnant.
_ A la bonne heure, te voilà GUN.
_ Vous m'attendiez ?
_ Ici le temps n'a aucun sens, mon ami. Nous sommes ici depuis l'Éternité, et nous y sommes encore pour l'Éternité. Enfin, selon tes critères, on peut considérer que ça fait une sacré paye que t'étais sur le registre.
_ Ah ouais, excellent ce bouquin ! J'en avais un pareil quand j'étais gamin.
_ Comment ? Tu dis avoir possédé un exemplaire du Grand Registre ?
_ Ben pas tout à fait. C'est juste qu'un jour, papa est venu nous voir un week-end, Maman et moi, et il m'a offert un bouquin comme celui-là, mais avec des pages vierges.
_ Papa ? Mais qui est ton père ? Il n'existe qu'un seul et unique livre de ce genre, et tu l'as devant les yeux.
_ Ben c'est normal, mon papa c'est le patron ici !

White Egg sentait sa conscience atteindre un niveau supérieur. Il arrivait désormais à ressentir ce que les autres passagers gardaient pour eux, bien caché au fond de leur coeur, et ça ne lui plaisait pas. Il sentait la honte chez ces gens, la honte de n'être rien d'autre que des provinciaux, la honte de n'être pas suffisamment riche au sens où l'entend cette société matérialiste pourrie jusqu'à la moëlle, la honte d'un physique ingrat. Mais il sentait aussi beaucoup de désir, des envies réprimées quotidiennement, des pulsions de gloire, de s.e.x.e et d'argent. Il posa la main sur le sac rouge, caressa les liasses, s'enivrant du bruit des billets qu'on froisse, passa l'index le long du canon de l'Uzi, appréciant la force froide de l'acier, l'aspect tout à fait paralysant de cette machine à tuer de 3,8 kilos. Enfin, il passa le petit doigt dans un sachet de coke, touilla légèrement le petit agrégat blanchâtre, et mis son doigt dans la bouche en savourant le goût légèrement acide de la coke. Il se leva précipitamment et reparti aux toilettes avec son sac rouge qui désormais ne le quittait plus. Deux grosses lignes plus tard, il ressortit mais ne retourna pas s'asseoir à sa place. Au contraire, il monta à la tête du wagon, juste devant la porte communicante qui permettait de rejoindre le compartiment suivant, et jeta son sac à terre. C'en était trop pour lui : dès qu'il avait ouvert la porte des toilettes il avait presque été renversé par ce torrent de honte intériorisée qui émanait des autres passagers. Se tenant droit, les mains dans le dos, il les dévisagea un par un, prenant son temps pour deviner ce que chacun d'entre eux avait à cacher, ce qu'ils se reprochaient tous plus ou moins consciemment. Il aurait pu flancher devant tant de détresse, mais il se dit que réussir à prendre ce train à la minute près, et ce à la suite d'événements aussi étonnants qu'une fusillade dont il était finalement sorti sans une égratignure, était quelque chose qui se rapprochait du destin. Et le destin, il fallait le prendre en main, le dresser, le chevaucher comme un fidèle destrier, tel un chevalier du Moyen-âge. L'Uzi serait son épée, la coke sa Déesse purificatrice, la libération des bouseux sa croisade. Et ça commençait ici et maintenant.

_ Vous tous, regardez moi, dit White Egg en écartant les bras comme pour mieux attirer à lui les regards déjà éberlués de tous les voyageurs assis dans le compartiment. Vous tous, je le sais, vous prenez ce train comme une pute défoncée au crack prend son premier shoot dès le réveil, vous ne voyez que la nuit noire et pour vous, les seuls instants de bonheur et de lumière sont aussi minces et espacés que les idées de Jacques Chirac. Je la sens, cette peine qui vous afflige, cette honte qui vous tue tout doucement, à petit feu. Oui, je sais exactement ce que vous ressentez. Vous vous dîtes que vous n'êtes rien d'autre que d'insignifiants petits grains de poussière dans un monde qui se désintéresse totalement de votre sort. Vous pensez que votre vie et votre mort n'auront d'influence que sur la recette du charcutier, et encore, seulement la recette du mardi. Et au fond de vous, vous avez la conviction d'être cons. Tout ça je le sais, mes amis, ma chair, mon sang, tout ça je le sais car je suis comme vous, je suis fait du même bois. Comme vous, je suis un bouseux. Comme vous, je n'ai jamais rien accompli de plus glorieux que gagner le trophée hideux récompensant l'employé du mois. Et pourtant aujourd'hui, aujourd'hui je sens qu'il est temps de mettre un terme à cette grande farce monotone et ennuyeuse qu'est devenue la vie, temps de prendre les rênes et de tirer un bon coup pour montrer qui commande. Aujourd'hui, nous prenons le contrôle !

Il était en sueur. Les gens le regardaient avec de grands yeux, mais il sentait bien que derrière ce masque de stupeur, les rouages tournaient à plein régime. Il sentait qu'il était tout proche de réussir à les capter, mais qu'il manquait encore un petit quelque chose. White Egg jeta un regard circulaire, fixa quelques regards qui se détournèrent très vite, avant que ses yeux ne se posent sur une petite brune assez jolie, mais à l'air éploré. C'était elle, la clé pour les faire tous exploser. Il s'approcha à pas de loups, et s'agenouilla devant elle :

_ Parle moi, ma soeur, dis moi ce qui te rend si triste. Dis-moi, et je partagerai ta peine, je prendrai pour moi une moitié du fardeau, ou plus si je le peux. Parle moi, ma soeur, que je puisse te soulager.

La fille semblait au bord des larmes, complètement chamboulée par le discours que venait de faire White Egg et les souvenirs qu'il avait remué chez elle. Elle ouvrit la bouche, la referma. Elle se sécha les yeux, se moucha, et prit une grande inspiration.

_ Vendredi dernier, je me suis conduite comme une idiote, et depuis je ne cesse de me rappeler ces instants terribles où je ne savais plus ce que je faisais, où j'avais l'impression de ne plus rien contrôler, qu'une autre personne avait pris les commandes de mon corps et prenait un malin plaisir à me faire dire les choses les plus stupides, faire la moindre idiotie possible, et rire aux blagues les plus lourdes.

White Egg sentait qu'elle commençait à se laisser aller. Mais elle gardait encore pour elle le véritable élément déclencheur de son émoi, le souvenir qui hantait ses nuits et tous ses instants de solitude.

_ Oui, ma jeune soeur, oui, continue, souffla-t-il.
_ A un moment de la soirée, je me souviens pas vraiment quand, j'ai croisé un mec dans un bar. Si j'étais ivre, il devait l'être deux à trois fois plus que moi. Il était avec des amis à lui, des saoulards de première catégorie, eux aussi. Enfin bon, je suppose qu'à cet instant j'étais dans mon élément, mais quand il m'a demandé de...

Elle ne pouvait plus continuer, elle sombra dans une crise de larmes intarissable. White Egg la saisit par les épaules et la secoua comme un prunier :

- Tu dois continuer ma soeur, lui hurla-t-il pratiquement. Tu y es presque, tu n'as plus qu'un dernier coup de collier à donner, une dernière phrase à prononcer, et tu seras libérée de ton fardeau ! Parle moi ! Dis moi tout ce qui s'est passé avec ce jeune homme ! Qu'as tu fait ? Parle !

Elle le regarda, et il vit le cri gonfler dans la poitrine de la fille au ralenti. Sa bouche s'ouvrit toute ronde, ses poumons se gonflèrent au maximum de leurs possibilités, ses seins tendirent la laine de son pull, et enfin sa voix sorti comme une corne de brume :

_ J'ai mis ma main dans son pantalon !!!

Elle semblait stupéfaite, abasourdie même. Elle ne pensait certainement pas avoir le cran de raconter cet épisode de sa vie à qui que ce soit, et surtout pas à un inconnu aux yeux rouges dans un train. Elle pensait encore moins le hurler à l'oreille d'une quinzaine de passagers. Mais elle se sentait tellement mieux désormais, et elle savait que c'était grâce à cet homme. Et même s'il avait l'air d'un drogué complètement halluciné, elle le croyait maintenant quand il disait qu'il était temps pour chacun d'entre eux d'abandonner la honte et de prendre son destin en main. Elle l'embrassa fougueusement, collant sa langue à la sienne, la faisant tourner dans tous les sens dans une danse humide mais excitante. White Egg la prit dans ses bras et la posa sur ses pieds. pheuque, qu'est-ce qu'elle était mignonne ! Il lui passa la langue dans l'oreille, un rite tribal qu'il avait vu dans un documentaire sur une tribu cannibale, et elle lui dit son nom : Marie.

GUN attendait devant la porte, assis dans son siège de nuage. Il feuilletait distraitement Knocking on Heaven's Door, une revue sur le rock paradisiaque. Pas un seul blasphème, pas un gros mot, des paroles qui portaient sur la foi et l'amour universel envers toute chose, les chansons rock du paradis lui semblaient un poil ennuyeuses. Raison de plus pour ne pas rester traîner ici. Enfin, Saint Pierre sortit et laissa la porte entrouverte derrière lui.

_ Dieu va te recevoir dans un instant. Je tiens quand même à te dire qu'il est très surpris par ce que tu m'a raconté.
_ Tu m'étonnes qu'il soit surpris, vu la cuite qu'il tenait ce soir là !

Saint Pierre allait répliquer quelque chose, mais GUN se leva et passa la porte sans même un regard en arrière. Il s'était attendu à pénétrer dans une grande pièce d'un blanc immaculé, à voir s'avancer devant lui l'image de Dieu, entourée d'un halo de lumière. Mais il n'en était rien, et il se retrouva en train de contempler l'immensité infinie de l'espace, et aussi loin que son regard portait il n'y avait que le vide noir émaillé de petits points blancs qui symbolisaient des étoiles se trouvant à des années lumière de là. Une comète multicolore passa juste devant lui et il recula jusqu'à ce qu'il sente avec soulagement le contact dur de la porte dans son dos. Soudain, une voix retentit. Elle semblait provenir de partout à la fois, comme si cet espace était en fait une installation home cinéma gigantesque, et chaque étoile une enceinte d'une puissance d'un million de watts.

_ Alors jeune GUN, comme ça il parait que tu es mon fils ?
_ Ben ouais, comme j'ai dit à Saint Pierre.
_ Comment expliques tu que je n'ai aucun souvenir de toi, dans ce cas ?
_ Tu ne te souviens de rien alors ? Maman m'avait pourtant dit que ta mémoire commençait à flancher un peu, surtout depuis toutes ces histoires d'immaculée conception.
_ Comment ça, de quoi parles-tu ?
_ Ben, c'est à dire que Maman m'a expliqué que t'étais pas tout à fait immaculé, ou en tout cas que tes conceptions étaient tout sauf ça. Par exemple, elle m'a dit que ça t'était arrivé de t'incarner en John Holmes quand tu avais, disons, des besoins pressants. Et ça c'était à l'époque.
_ Pour moi, l'époque n'a aucun sens. J'ai créé le temps, mais je n'y suis pas attaché. Je suis partout au même instant, dans chaque période de chaque dimension.
_ Écoute papa, je suis bien d'accord avec ça, mais ça n'empêche pas qu'au soir d'un concert des Rolling Stones tu t'es incarné dans Mick Jagger, t'as accueilli ma mère dans les coulisses, et neuf mois plus tard j'étais là.
_ Tu veux dire que tu serais en même temps mon fils et celui du chanteur d'un groupe de musique de la fin du XXème de tes siècles ? Tu as des preuves ?
_ Hey papa, j'ai pas envie de jouer à qui a la plus grosse avec toi, mais bon, comme tu l'as dit, tu es partout tout le temps, et ce soir là t'étais en même temps dans Mick Jagger et... peu importe là où tu te trouves d'habitude, enfin, quelque part entre cette étoile-là et celle-là. Ben moi c'est pareil. J'appelle ça l'hérédité. Et en plus, je chante super bien Satisfaction, c'est Eddy Barclay qui me l'a dit pendant une soirée à Saint-Tropez alors que je pelotais Scarlett Johansson.
_ C'est vrai que j'adore ce titre, vas-y, pousse un peu la chansonnette pour voir.
(Interlude musical pendant lequel GUN entonne I can't get no satisfaction a capella en battant la mesure du pied)
_ Hey, mais c'est vrai que t'es bon ! Allez, je te crois pour cette fois, qu'est-ce que tu veux gamin ?
_ Ben je me disais, puisque le frangin Jésus a eu droit à une résurrection y'a 2000 ans, je pense que moi aussi j'y ai droit. Je veux dire, merde quoi, je suis mort comme un con à cause de deux junkies complètement à la masse, alors que j'allais me présenter pour les élections présidentielles de 2007, que j'étais sûr de recueillir au moins 60% des voix dès le premier tour. Tu peux pas me laisser tomber maintenant, je suis trop près de toucher au but.
White Egg venait de toucher au but dans les toilettes du TER. Il avait fait son affaire à Marie en deux temps trois mouvements. Faut dire que baiser ne faisait pas tellement partie de ses hobbys à Alençon, la femme locale ayant une tendance très marquée à être vieille et moche. Il avait bien tenté quelques plans drague au All Access de Flers, ou au Keops de Saint-Paul, mais sans résultats probants. Le fait est que ces boîtes étaient faîtes par et pour des bouseux, et qu'on y trouvait rien d'autre que des cageots. Alors quitte à choisir, White Egg préférait rester dans son parking à écouter son Ipod. Mais maintenant, tout ça était derrière lui. Une nouvelle vie s'ouvrait à lui, et il comptait bien en profiter un maximum.
En revenant des toilettes, les autres passagers du wagon s'étaient massés autour de lui, chacun voulant lui raconter son histoire avant les autres. Il avait aménagé un petit espace en haut du compartiment, où il prenait chaque voyageur isolément et l'écoutait parler. Il offrait à tous un café qu'il saupoudrait de cocaïne avant de le tendre, un sourire avenant aux lèvres. Bientôt, le mot passa qu'un homme soignait les gens dans le wagon 8, rien qu'en écoutant les gens et en leur offrant du café. En deux heures, White Egg avait entendu les pleurs de l'ensemble des voyageurs du train. Ils étaient désormais tous dans le même compartiment, celui où tout avait commencé. Se tenant comme ils le pouvaient dans l'espace confiné, ils écoutaient White Egg parler :
_ Non, nous ne resterons pas les bras croisés en arrivant à la gare ! Combien d'entre vous m'ont avoué avoir honte de prendre le TER par simple souci d'économie ? Mais pourquoi, pourquoi avoir honte d'être ce qu'on est ? Moi aussi, j'économise sur tout ce que je peux. Les réductions au dos des reçus de chez McDonald's, je les utilise toutes ! Le matin je grille mon pain au briquet pour économiser l'électricité, parce que les grille-pains sont de foutues pompes à fric ! Oui, je roule au diester et j'encule l'environnement ! De toute façon je vivrais pas bien vieux étant donné que je mange du poulet directement importé de Turquie. Mais avant d'y passer, je laisserai ma marque sur cette planète, je laisserai mon empreinte dans l'histoire et on se souviendra de moi comme un mec qui chaussait du 54 ! Parce que j'ai des putains de grands pieds, et que j'en ai marre ! Et vous aussi, vous le ferez ! Et on se souviendra de nous tous comme d'une assemblée de cordonniers titanesques !
Marie lui apporta un café-coke bien tassé, et il repartit au quart de tour :
_ En arrivant à Quimper, nous ne reprendrons pas le cours de nos vies comme si de rien n'était. Il s'est passé quelque chose aujourd'hui, dans ce TER. Béni soit le TER !!
Tous en choeur, ils reprirent : Béni soit le TER !!
_ Comment ? cria White Egg, j'ai rien entendu !
"Béni soit le TER" hurlèrent-ils comme un seul homme.
_ Ouais, béni soit ce putain de TER ! Mais si on doit le bénir lui, alors il faut maudire celui qui nous cause tous ces maux, celui qui nous plonge chaque jour encore plus profond dans une dépression qui ressemble au pire des cauchemars ! Maudit soit le TGV, qui coûte trop cher et qui catégorise la société !
"Maudit soit le TGV". L'assemblée était en folie, les gens hurlaient, se congratulaient, se serraient la main, s'attrapaient, certains pleuraient. White Egg les regardait, l'oeil mauvais.
_ Ne criez pas victoire trop vite, mes amis. Ne nous laissons pas emporter par le torrent d'allégresse qui coule dans ce TER béni. Au contraire, servez-vous de cette joie qui gonfle vos coeurs et égaye vos sourires, sentez la force qui émane de cet endroit. C'est parce que vous êtes réunis ici, tous ensemble, que ce qui vient de se produire a fini par arriver. Seuls vous n'êtes rien, mais ensemble vous pouvez tout. Marquons l'histoire aujourd'hui !
Une voix s'éleva à l'arrière du compartiment. "Comment ?" interrogeait-elle, pleine d'espoir.
_ Par un acte de foi, répondit gravement White Egg. Vous avez placé votre foi en moi, et ensemble nous avons désigné le TER comme symbole de notre culte. Rendons-lui donc hommage en marquant un grand coup contre celui que nous avons reconnu comme notre antésymbole. Désossons un TGV !
Le wagon n'était plus qu'un grand cri de joie, une exultation perçante presque palpable. Le train arrivait en gare de Quimper dans cinq minutes.
Gun aspira l'air comme un plongeur en apnée qui vient de regagner la surface de l'eau. Son coeur cognait comme un fou dans sa poitrine, et il mit une bonne minute avant d'être sûr qu'il n'allait pas mourir de nouveau. Il porta immédiatement les mains à ses genoux. Ceux-ci étaient dans un parfait état, comme s'ils n'avaient jamais été explosés par deux balles de 38. Il remonta son corps en palpant méticuleusement chaque coin. Ses dents étaient en place, le sachet d'héroïne attendait patiemment sur la table de nuit. Gun se leva et alla se regarder dans le miroir. Le choc à la vue du reflet était comme un gros uppercut foudroyant. Son visage n'était plus tout à fait le même. Désormais, il avait la bouche de Mick Jagger, cette espèce de caverne immense qui lui servait de bouche, avec ces deux grosses lèvres protubérantes. Mais surtout, ce qui le choquait le plus, c'était le trou béant à la place de son oeil gauche. Putain mais quelle blague pourrie ! Il imaginait parfaitement Dieu en train de se bidonner à l'instant. Tant pis, il dirait qu'il avait perdu son oeil en assassinant Ben Laden pour le compte de la CIA. Mais putain, les deux salopards qui lui avaient fait ça allaient payer, c'était une promesse qu'il se faisait. Son oeil serait vengé.

"Le TER 4403, en provenance d'Alençon et en direction de Quimper entrera en gare dans quelques instants, merci de vous éloigner de la bordure du quai".
White Egg poussa le cri de guerre du groupe quand le train s'immobilisait. Les portes s'ouvrirent et les passagers en sortirent en hurlant. En voyant le visage des quelques badauds qui attendaient sur le quai, White Egg se dit que les peuplades du temps passé devaient avoir à peu près la même tête en voyant les hordes de barbare se précipiter sur leurs villages pour les exterminer. Pourtant, le groupe ne s'attaqua pas à ces quelques malheureux, mais au TGV qui était en partance pour Paris. Avec tout ce qui leur tombait sous la main, panneaux, bancs, graviers, chats, ils commencèrent à frapper le monstre de métal. White Egg posa le pied dehors et laissa le vent caresser son visage en fermant les yeux. Il se sentait bien, tellement bien. Le sac rouge sous le bras, il sortit de la gare et prit à droite, vers le centre-ville et vers la fête qui se préparait.


Dernière édition par Tony Adams le 23 Mar 2006 23:44; édité 1 fois
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