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Moustache, jean slim et AC : voici le hipster
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Le gentleman posteur
Taulier de l'equipe du monde de Kamoulox
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Messages: 3181
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MessagePosté le: 10 Déc 2010 11:28    Sujet du message: Moustache, jean slim et AC : voici le hipster Répondre en citant

Hé oui, meem les bobos ont une fin.



Courrier International a écrit:
Une avant-garde chic mais sans art

Il y eut d’abord les hipsters blancs, au début des années 2000. Puis les verts, plus écolos. Ces derniers temps, la tribu est devenue planétaire, explique Mark Greif, exégète du mouvement.



Le phénomène Hipster : La nouvelle branchitude planétaire


A Paris, le mot hipster* a gardé un parfum d’Amérique. Et pourtant on peut l’entendre à propos des “branchés” et des “bobos” au cours d’une conversation sur la culture jeune des grands centres urbains. Ce mot désigne également les membres d’une avant-garde, adeptes d’un chic négligé, prenant part à un mouvement de gentrification, d’embourgeoisement, des quartiers populaires. En élisant domicile dans ces faubourgs, ils repoussent les limites du territoire occupé par les classes riches au-delà des centres-villes – au-delà d’Oberkampf, au-delà de Belleville. A Londres, les quartiers de Hackney et de Bethnal Green sont des bastions hipsters – comme on en trouve à New York ou à Los Angeles. A Berlin, la presse cherche où situer les origines de ce phénomène, avant son apparition à Prenzlauer Berg ou à Mitte, et à New York dans le Lower East Side et à Williamsburg. Ce qui étonne les observateurs, c’est la rapidité avec laquelle ce mot s’est répandu – de Stockholm à Tel-Aviv, de Toronto à São Paulo. Et toute la question est maintenant de savoir si nous sommes en train d’assister à la naissance d’une nouvelle classe avec un caractère social, économique et idéologique propre.

L’exemple nord-américain est incontournable, car c’est là qu’apparaît pour la première fois ce mouvement culturel, qui s’est aujourd’hui propagé aux quatre coins du monde. D’un point de vue démographique, les hipsters sont la version jeune des bobos. Les hipsters sont généralement blancs, détiennent un diplôme universitaire, et profitent des privilèges auxquels sont habitués les cols blancs. Les bobos, qui ont entre 30 et 40 ans, sont des gens occupés à faire leur nid. Ils ont acquis un appartement dans un ancien quartier ouvrier, dont ils font restaurer les finitions d’origine et qu’ils meublent d’appareils électroménagers chers d’un style moderne et kitsch. Les hipsters, eux, ont toujours 20 ans. Leur hédonisme se met plutôt en scène dans la rue et sert à contrebalancer l’infériorité temporaire de leur statut social par rapport à celui des bobos. Ils affichent crânement leur jeunesse et jouent de leur insouciance à l’excès. Pourtant, les hipsters ne proviennent pas seulement de la classe des propriétaires, qui achètent du prêt-à-porter “cool”. On en trouve également qui sont employés de services, qui créent ces vêtements, ou bien qui les vendent. Le bobo, en revanche, ne partage rien avec l’entrepreneur et l’ouvrier qui rénovent son appartement.

Un mythe que l’on répète à l’envi en Amérique à propos du hipster, c’est qu’il échappe à toute définition. Au mois d’août 2010, faisant remarquer que le New York Times avait employé plus de 250 fois le terme au cours de l’année précédente, Philip Corbett, le grammairien du journal, a rédigé une lettre ouverte à la rédaction, demandant que l’on abandonne ce mot, car, à son avis, la signification en était par trop floue.

Nous autres, habitants de l’Amérique urbaine, savons pourtant parfaitement ce que “hipster” signifie – en tout cas, nous devrions le savoir. Ce terme est défini de manière claire depuis dix ans ; le seul problème, c’est qu’il a de multiples acceptions. Depuis dix ans, “hipster” est l’insulte de prédilection que se jettent à la figure des rivaux évoluant dans le même domaine à la mode. “Deux hipsters furieux se traitent mutuellement de ‘hipster’” – ce titre de l’hebdomadaire satirique The Onion résume on ne peut mieux les choses. Ainsi donc, le mot était à l’origine une insulte. Pourtant, aucun autre terme ne désigne aussi bien le nouveau courant de culture jeune que l’on peut observer dans certains quartiers à travers le monde. Le hipster n’est pas comme l’artiste ou l’homosexuel d’antan – le créateur blanc, de classe moyenne, chassé des quartiers bourgeois vers les quartiers populaires par l’indifférence ou la persécution –, qui protestait lorsque les promoteurs immobiliers et les bobos se jetaient sur les zones “assainies”. Non, le hipster est un pionnier, et à ce titre il prépare le terrain pour le promoteur. C’est un pseudo-résistant pour qui la collaboration n’a guère de signification, parce qu’il n’a rien contre l’idéal du commerce. Bien au contraire, le commerce, c’est justement le domaine dans lequel il veut conserver une légère avance, de manière à pouvoir affirmer son bon goût.

Dans sa forme la plus extrême, le mouvement hipster serait la première contre-culture – inspirée du modèle antiautoritariste des hippies et des punks – à procéder du néolibéralisme, cette infâme tendance à prôner la redistribution des richesses vers le haut. Les valeurs hipsters promeuvent sans en avoir l’air une politique réactionnaire, se cachant derrière une rébellion de mascarade, derrière le masque du “vice” (un mot-clé du vocabulaire hipster).

Tire-au-flanc

Lorsque nous parlons du hipstérisme contemporain aux Etats-Unis, nous parlons d’une contre-culture qui a émergé vers 1999 et qui a connu jusqu’en 2003 une première phase d’existence relativement restreinte, et cependant robuste. Elle a ensuite semblé sur le point de s’éteindre, alors qu’elle menait en fait la réorganisation qui allait lui permettre de se redéployer de 2004 à nos jours.

La culture hipster s’est notamment inspirée du courant des années 1990, souvent appelée “alternative” ou indie, qui se définissait par son rejet du consumérisme. Dans une étude réalisée à cette époque à Wicker Park, un quartier de Chicago, le sociologue américain Richard Lloyd expliquait déjà comment ce qu’il appelait la “nouvelle bohème” pourrait, de manière fortuite, fixer les bases d’un mouvement à venir : les hipsters. Richard Lloyd a montré comment des aspirants artistes qui travaillaient de jour dans des cafés avaient créé, sans le vouloir, un espace culturel et commercial où pourraient venir se distraire les promoteurs d’une forme tardive du capitalisme reposant sur le design, le marketing et le web. A l’origine, ces quartiers constituaient des espaces de vie conventionnels pour une faune bigarrée : artistes sortis de l’université, punks et jeunes hippies rassemblés en groupes rock, ou alors renégats des écoles d’art, poètes et écrivains pleins d’espoir – tous contraints de prendre un petit boulot pour payer le loyer. Mais ces quartiers, situés non loin des centres financiers, sont vite devenus des endroits fréquentés par une nouvelle classe de jeunes gens aisés, qui s’imaginaient toujours partager les valeurs de la contre-culture. A l’époque, les entrepreneurs du secteur de l’Internet se sont soudainement enrichis. Ces jeunes gens n’avaient pas encore eu le temps de perdre leurs vieilles habitudes : tenue négligée et attitude vaguement antiautoritariste. Ainsi, les bohèmes indies (traités de “tire-au-flanc”) ont rencontré les proto-hommes d’affaires vêtus de chemises à carreaux en flanelle ainsi que les millionnaires de la bulle Internet (qualifiés de “yuppies”), et quelque chose d’inattendu est sorti de ce mélange.

Le mouvement hipster nord-américain a d’abord vu le jour à New York, dans les quartiers du Lower East Side et de Williamsburg, celui du Plateau à Montréal, puis, au début des années 2000, sur la côte ouest des Etats-Unis, les quartiers de Silver Lake à Los Angeles et de l’Inner Mission à San Francisco. Au fil des ans se sont développés un look et un style artistique hipsters et, par extension, une sorte de Weltanschauung, une certaine vision du monde. Fondamentalement, toutefois, le hipster reste aux prises avec la même tension à laquelle étaient confrontés les premiers colonisateurs de Wicker Park, à Chicago. Le hipster est cette jeune personne qui a certains points communs avec un individu délibérément marginal, mais qui, en réalité, participe à la fois de la contre-culture et de la culture dominante, et ouvre ainsi un passage pernicieux entre les deux.

“Plus cool que toi”

Se pose alors cette question : qu’est-ce qui, au tournant du siècle, dans les villes américaines, a fait que ce personnage devait porter le nom de “hipster”, un mot qui, pour les Américains, était porteur d’un sens historique ? La contre-culture ne s’est après tout jamais gênée pour créer des néologismes ou employer des mots d’argot, depuis “emo**”, jusqu’à “punk” et “hippie”. Mais le hipster, lui, était déjà quelqu’un dans l’histoire des Etats-Unis : une figure de la culture africaine-américaine de la fin des années 1940. Le hipster, associé à Dizzie Gillespie ou Charlie Parker, au be-bop, au costume zazou et aux lunettes noires arborées en pleine nuit, c’est le critique littéraire Anatole Broyard qui l’a le mieux disséqué dans un essai remarqué rédigé en 1948 pour la revue Partisan Review, “A Portrait of the Hip­ster” [Un portrait du hipster].

Or, dans les années 1950, le hipster a évolué et s’est transformé pour devenir une figure de la culture blanche. Le hipster se définissait dorénavant par son désir d’appartenir à une avant-garde blanche opposée à la culture blanche traditionnelle gâchée par le président américain Dwight Eisenhower et la bombe atomique. Il avait une profonde expérience du “cool” et était habité par cette étrange énergie des Américains noirs, leur appétit et leur violence. L’écrivain Norman Mailer a scandalisé certains lecteurs et en a inspiré d’autres en publiant en 1957 The White Negro [Le Nègre blanc], un essai écrit à la gloire du hipster – conçu dorénavant comme un homme blanc –, ce héros existentiellement courageux qui renonce à la civilisation blanche pour vivre comme s’il était noir.

Ainsi incarné, le hipster était alors associé à la Beat generation. Il était Jack Kerouac, tel qu’il s’était lui-même mis en scène dans ses romans autobiographiques Sur la route et Les Souterrains, transgressant les frontières raciales dans une quête d’authenticité. Il menait également une aventure spirituelle, décrite par Allen Ginsberg dans son poème Howl [Hurlement] : “Se traînant à l’aube dans les rues nègres, à la recherche d’une furieuse piqûre, initiés à tête d’ange brûlant pour la connexion céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique de la nuit” [in Howl et autres poèmes, éd. Christian Bourgois].

Par essence, l’identité du hipster, blanc ou noir, est liée à la détention d’une connaissance supérieure – à ce qu’Anatole Broyard appelait un “apriorisme”. D’après lui, le hipstérisme émanait du sentiment de dépossession ressenti par les minorités aux Etats-Unis. Leurs vies étaient régies par des décisions prises par le pouvoir dont elles ne pouvaient même pas soupçonner l’existence. La réaction des hipsters consistait à privilégier une forme de connaissance qu’ils possédaient avant toute autre personne, dont ils disposaient a priori. Le mot hipster, lors de son étonnant retour, au début des années 2000, a accordé une tout autre place à cette connaissance. Il ne s’est plus agi que d’avoir l’air d’en détenir l’exclusivité. Ces jeunes avaient un comportement, comme on le disait alors, “plus cool que toi”. Au début, ils ont semblé s’inscrire dans la continuité d’une éphémère renaissance du beat, une mouvance rétro, nostalgique des hipsters des années 1950 (bouc, chapeau en feutre mou et bar à l’atmosphère feutrée), suffisamment peut-être pour ressortir le vieux terme. Soit, mais ces hipsters-là étaient tous blancs, et singulièrement insensibles aux enjeux raciaux. De fait, le hipster blanc des années 2000 a renversé les modèles de Broyard et de Mailer. Permettez-moi d’égrener quelques éléments-clés du style hipster : la casquette de routier, le marcel, une esthétique inspirée des films pornos des années 1980, des photos prises au Polaroid, la consommation de bière bon marché et démodée, la moustache dite de pervers, les lunettes d’aviateur, les baskets blanches montantes à rayures ; et un vague goût pour la country qui semble avant tout s’en tenir aux derniers albums de Johnny Cash. Ah oui, et les tatouages de marin ! Parmi les grandes institutions du hipstérisme blanc, citons le magazine gratuit Vice . Parti de Montréal pour aller s’installer à New York en 1999, il emploie un racisme et un érotisme de bon ton pour faciliter l’adoption d’un magazine de mode par un public de jeunes hommes. Vice met ainsi à sa sauce des rubriques classiques de la presse féminine comme “Top, Pas top”. Autre institution : la marque de vêtements American Apparel, qui, à la fin des années 1990, a progressivement raffiné son image publicitaire. Elle a ainsi cessé de vanter ses bonnes pratiques en termes d’emploi pour une campagne qui utilise des photographies empruntant aux codes du porno soft.

Voilà donc la pointe émergée d’un mouvement culturel qui repose sur un acquis tiré de la banlieue blanche, révérée avec nostalgie. Tout comme les Nègres blancs vouaient autrefois un culte à l’identité noire, les hipsters blancs ont pour fétiche la violence et le caractère rebelle du white trash, des couches inférieures des classes moyennes américaines. “J’aime être blanc, et je pense que c’est une chose dont il faut être fier”, voilà ce que le cofondateur de Vice, Gavin McInnes, confiait au New York Times en 2003. Et lorsqu’on lui demandait comment il parvenait à travailler au milieu de tant de hipsters à Williamsburg, au sein du journal New York Press [hebdo gratuit concurrent du célèbre Village Voice], il répondait sans ambages : “Eh bien, au moins, ce ne sont pas des putains de Nègres ou de Portoricains. Au moins ils sont blancs.”

Les hipsters blancs singeaient, autour de 2000, ce que l’on appelait les communautés refusant de se fondre dans le melting-pot (Irlandais, Italiens, Polonais, etc.), mais ils en gommaient le caractère propre. Et plutôt que de vouloir former une contre-culture bohème, ils estimaient participer à une contre-culture “ethnique” – qui possède un esprit de clan, habite des enclaves urbaines déjà occupées par d’autres migrants, (Chinois, Portoricains, Juifs orthodoxes) et se montre peu soucieuse de s’intégrer à la population locale.

Barbe de bûcheron

Pourtant, en 2003, l’idée que la mode hipster touchait à sa fin s’est massivement répandue. En 1999 à Seattle, puis en 2001 à Gênes, les manifestations contre l’Organisation mondiale du commerce ont suscité l’admiration des jeunes gens de gauche à travers la planète, un moment qui a donné naissance au vrai mouvement contestataire de la fin du siècle dernier. Le hip­ster blanc pourrait bien être né d’un sentiment d’hostilité contre cette mobilisation.

Mais l’année 2003, marquée par l’invasion de l’Irak par George W. Bush, fut une année charnière pour le moral de la nation. Le deuil qui a suivi les attentats du 11 septembre 2001 a viré à l’agressivité et à la violence. Dans une telle atmosphère, le machisme en marcel n’avait plus rien de subversif. Pour dire les choses rapidement – et de manière simpliste –, le hipster “vert” a succédé au hipster blanc. Les références aux banlieues du Middle West ont été remplacées par des références aux animaux et à la nature, et, sporadiquement, aux Indiens d’Amérique. La scène artistique était désormais occupée par la musique, et la publication phare de cette période, l’influent magazine musical en ligne Pitchfork, a entamé son envol. Pour mémoire, voici les noms de quelques groupes américains des années post-2004 : Grizzly Bear [Grizzly], Panda Bear [Panda], Deerhunter [Chasseur de cerfs], Department of Eagles [Ministère des aigles], Wolf Parade [Parade de loups], Band of Horses [Horde de chevaux], et, le plus important, Animal Collective [Collectif animal]. Cette musique laissait entendre des cris de bêtes et de charmantes harmonies dignes des Beach Boys ; la vie se jouait dans un futur plus aimant, plus spacieux et plus gérable, qui baignait parfois dans l’éclat de couleurs fluorescentes ou d’une clarté hallucinatoire.

Alors que le hipster blanc était viscéralement masculin, au point de faire disparaître les femmes de l’espace public (à l’exception des muses de Polaroid), le hipster vert a féminisé les repères. La mode s’est à nouveau adressée aux femmes, qui devaient enfiler des bottes de cow-boy, puis des bottes en caoutchouc kaki, comme des châtelaines visitant leurs écuries. Quant aux hommes, ils ont abandonné la moustache de pervers au profit de la barbe d’ermite ou de bûcheron. La flanelle a fait son retour, tout comme les vestes à carreaux rouges et noirs. C’est également à cette époque que l’on a assisté à un retour en arrière technologique. Tandis que le CD déclinait, les ventes de 33-tours ont pour la première fois progressé depuis deux décennies – de jeunes mélomanes qui avaient accumulé plus de 3 000 morceaux sur leur ordinateur se sont soudainement remis à acheter des vinyles. Les plus cool sont même allés jusqu’à jeter leur dévolu sur un vélo à pignon fixe.

Mais plus que tout, le hipster d’après 2004 peut être identifié par un marqueur stylistique qui a transcendé la mode pour devenir un mot de passe culturel : le jean serré aux mollets et aux chevilles. Le code hipster le plus connu restera toutefois aussi le plus énigmatique : en dépit de mes recherches sur cette question, je ne suis pas parvenu à expliquer l’origine du jean slim. Pourquoi les pantalons slim ont-ils suscité l’engouement au point de devenir omniprésents ? Mystère.

M'as-tu vu

Tout au long des deux phases du hipster contemporain – blanc d’abord, vert ensuite –, un élément essentiel de son identité persiste : sa relation à la consommation. Le hipster s’inscrit dans la continuité d’un type culturel identifié dans les années 1990 par Thomas Frank, comme le “consommateur rebelle”, résultant de l’absorption par les publicitaires de Madison Avenue, à la fin des années 1960, d’une éthique de la “contre-culture”. Le consommateur rebelle, donc, est une personne qui, tout en adoptant la rhétorique mais pas le discours politique de la contre-culture, arrive à se convaincre que l’achat des bons produits de masse suffit à faire de lui un individu transgressif et unique. Généralement, cela nécessite le fantasme d’un censeur qui ne veut pas que vous possédiez de l’eau de Cologne, de l’alcool ou une voiture. Ainsi, acheter ces produits qui font autorité constitue un défi au pouvoir. Mais le censeur n’existe pas, bien entendu, et la culture hipster n’est pas une contre-culture. Bien au contraire, l’organisation des enclaves hipsters – ces colonies unies de clones traînassants – ne représente pas une forme d’hostilité envers l’autorité (comme chez les punks ou les hippies), mais l’assurance partagée d’avoir échappé aux pièges habituels de la distinction pour former une communauté de statut supérieur, où le raffinement est poussé à son extrême. C’est pour cette raison que le terme “hipster” en est venu à être péjoratif en Amérique – une insulte de la famille du poseur, du frimeur, de l’imposteur, du m’as-tu-vu, et du parasite. (Aujourd’hui seulement, en 2010, je commence à rencontrer des garçons et des filles, le plus souvent très jeunes, qui se proclament allègrement “hipsters”. Innocemment, ces jeunes gens récupèrent le terme pour désigner une culture positive et active – le cosmopolitisme qui peut être le leur lorsqu’ils quittent leur foyer. Espérons qu’ils créeront ce mouvement un jour.)

Certes, on sait depuis un siècle que la majorité des gens qui fréquentent les cercles bohèmes traditionnels sont des parasites. Quelque part, au centre, se niche un tout petit noyau d’écrivains, d’artistes et de militants, dont les autres s’inspirent pour nourrir leur quête d’authenticité. Au pis, le mouvement hipster serait quelque chose comme une bohème sans noyau révolutionnaire. Parmi les hipsters, l’art du parasitisme – guetter les tendances, être à l’affût de ce qui est cool, ainsi que le savoir-faire artisanal – devient la pratique héroïque elle-même. Les participants les plus actifs de ce groupe ont quelque chose à vendre – des jeans de marque customisés, des skateboards décorés, le whisky le plus original, les lunettes noires les plus rétro –, quant aux plus passifs, ils se contentent d’acheter. On pourrait affirmer sans trop exagérer que le mouvement hipster n’a pas produit de véritables artistes, mais des artistes-tatoueurs qui, plutôt que de peindre sur toile, ont utilisé comme supports les bras, sternums, nuques, chevilles et reins d’une génération entière. Le mouvement hipster n’a pas produit de photographes, mais des faiseurs d’instantanés, qui affichent leurs images sur le web. Il n’a pas produit de peintres, mais des graphistes. Il n’a pas accouché d’une grande littérature, mais il a joué avec la typographie. En fin de compte, le hipstérisme n’est pas une avant-garde, c’est une communauté de personnes promptes à adopter la tendance.

Masse critique

Le plus déconcertant chez le hipster, c’est que, en raison de la géographie des quartiers en cours d’embourgeoisement, ce “consommateur rebelle” partage certains lieux avec d’authentiques représentants de la contre-culture. Et le hipster n’hésite pas à leur voler des idées. Les contre-cultures varient, mais la colère de la jeunesse contre la morale américaine est une constante depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Au cours de la dernière décennie, les hipsters ont côtoyé certains éléments des communautés anarchistes, végétaliennes, écologistes, anticapitalistes, et même punks – skaters straight edge [mouvance issue du mouvement punk qui préconise de ne pas fumer, ni boire d’alcool et de ne pas avoir de rapports sexuels sans amour], Lesbian Avengers [un groupuscule de lesbiennes radicales], freegans [dont l’objectif est de réduire au strict minimum leur participation au système économique], écoanarchistes, membres du mouvement hip-hop multiracial, qui vivent avec le majeur toujours bien levé.

Lorsqu’on y regarde d’un peu plus près, on s’aperçoit que les hipsters ont souvent directement récupéré des éléments appartenant à un courant ou un autre de la contre-culture. Le vélo à pignon fixe, par exemple, a d’abord été adopté par les coursiers et par les adeptes de la culture anarchiste rassemblés au sein du collectif Critical Mass [Masse critique], rassemblement de cyclistes déterminés à reprendre la rue aux automobiles. Et l’adhésion des hipsters au mouvement locavore [qui propose de manger des aliments produits à proximité] ajoute une légère pointe d’élitisme à la grande campagne menée aux Etats-Unis par la gauche en faveur d’une agriculture désindustrialisée.

Le hipster peut-il, du fait de cette proximité avec les militants, se réveiller ? On ne peut guère attendre d’un groupe antipolitique qu’il s’adonne à la politique. Mais si le hipstérisme atteint la banlieue [les classes moyennes], le centre commercial, et finalement la planète entière, le hipster finira bientôt par être dégoûté de lui-même. Il aura entre-temps assuré une diffusion auprès d’un vaste public d’éléments empruntés aux contre-cultures. Ces éléments auront peut-être été dépouillés de leur sens militant. Mais un gamin de 12 ans sachant utiliser Google ne peut-il pas retrouver le sens qu’ils avaient à l’origine ?


http://www.courrierinternational.com/article/2010/12/09/une-avant-garde-chic-mais-sans-art-0


Dernière édition par Le gentleman posteur le 10 Déc 2010 11:33; édité 1 fois
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Le gentleman posteur
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MessagePosté le: 10 Déc 2010 11:32    Sujet du message: Répondre en citant









http://www.courrierinternational.com/article/2010/12/09/dans-la-vie-hipster
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Milhouse
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MessagePosté le: 12 Déc 2010 18:44    Sujet du message: Répondre en citant

Au fait White Egg, ça avance cette moustache ? :aulas:
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MessagePosté le: 13 Déc 2010 9:50    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Les bobos, qui ont entre 30 et 40 ans, sont des gens occupés à faire leur nid. Ils ont acquis un appartement dans un ancien quartier ouvrier, dont ils font restaurer les finitions d’origine et qu’ils meublent d’appareils électroménagers chers d’un style moderne et kitsch.


Et dire qu'on aurait évité des journées de débats avec gentilgana si Courrier International s'était manié de sortir cet article.

Sinon, en fait, hipsters, bobos ou autres, c'est toujours un peu la même chose: des jeunes blancs diplômés issus des classes moyennes sup qui ont un peu du mal à assumer une contradiction entre leur position de dominance et de moteur de la consommation mainstream dans la société et une éducation de bien-pensance un peu gauchiste qui voudrait qu'ils soient à contre-courant et contre le système. [/sentence nuancée du café du commerce]
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MessagePosté le: 13 Déc 2010 13:53    Sujet du message: Répondre en citant

Cogite_Stibon a écrit:
Sinon, en fait, hipsters, bobos ou autres, c'est toujours un peu la même chose: des jeunes blancs diplômés issus des classes moyennes sup qui ont un peu du mal à assumer une contradiction entre leur position de dominance et de moteur de la consommation mainstream dans la société et une éducation de bien-pensance un peu gauchiste qui voudrait qu'ils soient à contre-courant et contre le système. [/sentence nuancée du café du commerce]


Ce rmépris affiché pour ces lieux de culture populaire que sont les cafés du commerce, voilà une attitude typiquement bobo.
[/remet une pièce dans le bastringue]
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MessagePosté le: 13 Déc 2010 14:10    Sujet du message: Répondre en citant

axgtd a écrit:
Ce rmépris affiché pour ces lieux de culture populaire que sont les cafés du commerce, voilà une attitude typiquement bobo.[/remet une pièce dans le bastringue]

Le propos de café du commerce est permis, tant qu'il est torréfié 'développement durable' :peaceman:
:tchika:
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No thanks, Trump inauguration. If I wanted to watch an unqualified man accept a job a woman should've gotten, I'd apply for a promotion 8)

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Now, farmers are getting the full Stormy Daniels treatment - Trump screwed them and now he’s paying them off.
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MessagePosté le: 13 Déc 2010 14:33    Sujet du message: Répondre en citant

Massive a écrit:
Cogite_Stibon a écrit:
Citation:
Les bobos, qui ont entre 30 et 40 ans, sont des gens occupés à faire leur nid. Ils ont acquis un appartement dans un ancien quartier ouvrier, dont ils font restaurer les finitions d’origine et qu’ils meublent d’appareils électroménagers chers d’un style moderne et kitsch.


Et dire qu'on aurait évité des journées de débats avec gentilgana si Courrier International s'était manié de sortir cet article.

Sinon, en fait, hipsters, bobos ou autres, c'est toujours un peu la même chose: des jeunes blancs diplômés issus des classes moyennes sup qui ont un peu du mal à assumer une contradiction entre leur position de dominance et de moteur de la consommation mainstream dans la société et une éducation de bien-pensance un peu gauchiste qui voudrait qu'ils soient à contre-courant et contre le système. [/sentence nuancée du café du commerce]


Un petit bemol sur la consommation mainstream. Le bobipster n'achete pas Rene la Taupe, ni ne va voir le film sur les chtis, ou ne regarde TF1, par exemple. Je suis sur que de la meme facon on pourrait regarder les meilleures ventes de produits alimentaires prepares, de lessive, de voiture, de brosse a dent, et le premier choix de notre ami ne serait pas numero 1.


On est d'accord, mais la consommation mainstream ne se résume pas à la merde pour décérébrés: demande à Steve Job par exemple :wink: Y a le mainstream branché, et il est lucratif.
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Mon ego et moi
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MessagePosté le: 13 Déc 2010 16:11    Sujet du message: Répondre en citant

Massive a écrit:
Mais Apple offre tres peu de produits "mainstream", ou en tout cas dominants. Tu as les balladeurs MP3, et c'est tout.

L'Iphone c'est un petit % des telephones, par exemple. On est plus dans de la niche lucrative, a l'instar par exemple des produits alimentaires bio.


C'est l'initiateur des modes, ses produits deviennent mainstream parce que les concurrents tentent de les copier.
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Ze Mayor Queen
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MessagePosté le: 13 Déc 2010 16:27    Sujet du message: Répondre en citant

Massive a écrit:
Mais Apple offre tres peu de produits "mainstream", ou en tout cas dominants. Tu as les balladeurs MP3, et c'est tout.

L'Iphone c'est un petit % des telephones, par exemple. On est plus dans de la niche lucrative, a l'instar par exemple des produits alimentaires bio.


T'es sûr pour l'IPhone ? J'ai l'impression que de tous les téléphones portables, c'est clairement celui que je vois le plus souvent dans les mains des gens.
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popo
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MessagePosté le: 13 Déc 2010 16:39    Sujet du message: Répondre en citant

Ze Mayor Queen a écrit:
Massive a écrit:
Mais Apple offre tres peu de produits "mainstream", ou en tout cas dominants. Tu as les balladeurs MP3, et c'est tout.

L'Iphone c'est un petit % des telephones, par exemple. On est plus dans de la niche lucrative, a l'instar par exemple des produits alimentaires bio.


T'es sûr pour l'IPhone ? J'ai l'impression que de tous les téléphones portables, c'est clairement celui que je vois le plus souvent dans les mains des gens.


Moi les rares fois ou j'ai pris le métro j'ai vu des Nokia E71 et des Blackberry aussi.
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MessagePosté le: 13 Déc 2010 16:39    Sujet du message: Répondre en citant

Ze Mayor Queen a écrit:
Massive a écrit:
Mais Apple offre tres peu de produits "mainstream", ou en tout cas dominants. Tu as les balladeurs MP3, et c'est tout.

L'Iphone c'est un petit % des telephones, par exemple. On est plus dans de la niche lucrative, a l'instar par exemple des produits alimentaires bio.


T'es sûr pour l'IPhone ? J'ai l'impression que de tous les téléphones portables, c'est clairement celui que je vois le plus souvent dans les mains des gens.


Peut-être parce que les gens qui en ont un se plaisent à le sortir pour tout et rien. (CLBDQ?)
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MessagePosté le: 13 Déc 2010 16:48    Sujet du message: Répondre en citant

popo a écrit:
Ze Mayor Queen a écrit:
Massive a écrit:
Mais Apple offre tres peu de produits "mainstream", ou en tout cas dominants. Tu as les balladeurs MP3, et c'est tout.

L'Iphone c'est un petit % des telephones, par exemple. On est plus dans de la niche lucrative, a l'instar par exemple des produits alimentaires bio.


T'es sûr pour l'IPhone ? J'ai l'impression que de tous les téléphones portables, c'est clairement celui que je vois le plus souvent dans les mains des gens.


Moi les rares fois ou j'ai pris le métro j'ai vu des Nokia E71 et des Blackberry aussi.


Les Blackberry c'est plus pour les gonzesses de 15-19 ans qui communiquent essentiellement par texto genre pippette.
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tyty
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MessagePosté le: 13 Déc 2010 17:08    Sujet du message: Répondre en citant

Enfin, parler de niche pour une des plus grosse capitalisation boursière, une boite qui, par exemple, vends en moins d'un an plus de 7 millions de la 1ere version d'un nouveau produit que l'on a encore du mal à positionner...

Bref je trouvais que l'exemple choisi par Cogite était plutôt parlant moi :oops:

Edit : si je mets une heure à composer ce bref message, ca aide pas :D Bref on a pas la même conception du terme mainstream, soit.
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Dalhinov
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MessagePosté le: 13 Déc 2010 17:16    Sujet du message: Répondre en citant

Ze Mayor Queen a écrit:
Massive a écrit:
Mais Apple offre tres peu de produits "mainstream", ou en tout cas dominants. Tu as les balladeurs MP3, et c'est tout.

L'Iphone c'est un petit % des telephones, par exemple. On est plus dans de la niche lucrative, a l'instar par exemple des produits alimentaires bio.


T'es sûr pour l'IPhone ? J'ai l'impression que de tous les téléphones portables, c'est clairement celui que je vois le plus souvent dans les mains des gens.


T'es sûr pour la faim dans le monde ? J'ai l'impression que tous les gens autour de moi mangent correctement, pourtant.
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C'est pas la justice que tu recherches, c'est la glorification de tes plus bas instincts. Je te conseille d'aller vivre en Corse, c'est joli et les gens réfléchissent comme toi.


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MessagePosté le: 13 Déc 2010 17:26    Sujet du message: Répondre en citant

Olaf a écrit:
popo a écrit:
Ze Mayor Queen a écrit:
Massive a écrit:
Mais Apple offre tres peu de produits "mainstream", ou en tout cas dominants. Tu as les balladeurs MP3, et c'est tout.

L'Iphone c'est un petit % des telephones, par exemple. On est plus dans de la niche lucrative, a l'instar par exemple des produits alimentaires bio.


T'es sûr pour l'IPhone ? J'ai l'impression que de tous les téléphones portables, c'est clairement celui que je vois le plus souvent dans les mains des gens.


Moi les rares fois ou j'ai pris le métro j'ai vu des Nokia E71 et des Blackberry aussi.


Les Blackberry c'est plus pour les gonzesses de 15-19 ans qui communiquent essentiellement par texto genre pippette.


..et pour ceux qui ont un telephone pro afin d'avoir acces a leurs emails en permanence. Ouais, meme en allant pisser a 3 heures du matin. :x
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