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Auteur Message
Jawahar
International Espoir des Kdf
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Inscrit le: 09 Aoû 2004
Messages: 795

MessagePosté le: 24 Juin 2009 12:55    Sujet du message: Répondre en citant

Très cher Baron, tout d’abord bravo et merci pour ces textes – malheureusement mon employeur ne me permet pas d’accéder au liens – et ensuite quelques questions/remarques (trop?) rapidement:

Lorsque tu fais le lien entre la culture ancestrale issue des racines africaines avec les mouvements rastas, il me semble qu’il peut manquer le mot marroon quelque part. D’une part parce que la culture marroon a été un des principaux vecteurs de conservation de l’identité « africaine », mais aussi pour le coté mythologique dans la culture jamaïcaine (à travers Nani, les victoires sur les anglais* et jusqu’au tout un chacun sur l’île qui se réclame des origines marroon).
Pour l’anecdote cette culture survie toujours, difficilement, et même dans son aspect religieux/spirituel, et pas seulement dans le cockpit country ou même en Jamaïque, mais à travers tout l’arc Caribéen, jusqu’au Guyanes.

D’autre part, tu fais référence à une Jamaïque en crise au début des années soixante, peux-tu élaborer ? Il m’avait semblé qu’il s’agissait au contraire de l’ »âge d’or » du pays, mais peut-être est-ce une réécriture de l’histoire.

Pour le mouvement, punk, il me semble que les communautés Caribéennes et Punk partageaient les mêmes quartiers en Angleterre, et de-là elles auraient aussi partagé leur musique.

Enfin pour turlute,
- on peut aussi remarquer les usages de Ganja (qui vient du mot Gange) et Kali-weed, mots directement liés àl’Inde et à l’hindouisme (mais je crois que de toute façon ce sont les indiens qui ont amené l’herbe là-bas, non ?). Visuellement aussi la ressemblance entre Sadhus et Rastas est parfois assez frappante.
- le choix de l’éthiopie n’est-il pas aussi lié à une prophétie de Marcus Garvey concernant le premier souverain noir d’Afrique – qui ce serait trouvé être le Ras Tafari? (pour l’anecdote il existe encore aujourd’hui une « ambassade » d’Abyssinie près de Kingston, qui consiste principalement en un lieu de vie et de prière pour rastas)


* voir l’excellent livre de la Jamaïque de Russel Banks
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le baron
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Messages: 2701

MessagePosté le: 24 Juin 2009 13:14    Sujet du message: Répondre en citant

turlute35 a écrit:
pas mal mossieur le baron, mais il y a qqs points sur lesquels tu me sembles manquer de précision (même si je n'ai pas autant de culture notamment sur la carrière de bob, carrière dont je me fous royalement).

il me semblait que le mouvement rastafarien, développé par Marcus Garvey (je kiffe trop le morceau de Burning Spears au passage) était avant tout un mouvement évangélique fondé entre les 2 guerres dont le but ultime était le retour des anciens esclaves sur la terre originelle. Il existait bien le Libéria qui proposait aux noirs américians une terre d'acceuil, mais ce pays était trop instrumentalisé par les anciens esclavagistes, dont out le Libéria. Pour la petite histoire, sa société de transport maritime était destinée à transporter les anciens esclaves d'amérique vers l'afrique, retour à la case départ (sic) sans toucher les 20 000 euros, société qui a fait faillite à cause d'une mauvaise gestion malgré qqs succès.

Or au même moment, le dernier royaume africain non colonisé par les européens était situé en Ethiopie et son futur roi était, selon la légende royale, le descendant de Salomon et de la Reine de Sabbah. Le futur empereur était alors surnommé le Tafaraï (je sais plus la signification exacte, ni si c'est son nom propre ou un titre particulier), qqs années plus tard, il devient alors le Ras Tafaraï, prophète libérateur de la cause noire américaine et défenseur des opprimés, autrement nommé Jah (l'association aux religions des livres et notamment l'association de Jah à Jésus et Jéhova en est d'ailleurs frappante, certainement dans un but de continuité tout en rupture avec les religions précédentes).

On raconte pas mal que le rastafarisme est relativement proche du culte de Shiva, notamment pour les dreds de Shiva et l'utilisation du chanvre dans les rituels, mais à part cela j'y crois pas du tout à cette association.

Bref, que Jah te protège en cette belle journée dont le soleil digne de Zion nous émerveille de ses rayons.


Marcus Garvey était avant tout un homme politique, d'idéologie. Son principal objectif est l'unité du peuple noir et sa devise du "One God, One aim, One destiny" vise surtout à ce but plus qu'à la promotion de Dieu. En ce sens, il est plus proche des mouvements sionistes, de la nation of Islam et d'autres courants proches du communisme, à la distinction raciale près. Il fera cependant mention du religieux dans ses discours allant jusqu'à parler de Dieu vu par l'Ethiopie.

Logiquement, le pan religieux qui se développe la dessus se base sur l'ancien testament. Celui ci annonce que le roi des rois, le Messie, doit revenir, comme chacun sait. La tradition orthodoxe éthiopienne fait de la famille royale les descendants de Salomon et la reine de Saba. S'en suit une extrapolation sur la tribu perdu d'Israel, confortée par la présence réelle de juifs en Ethiopie (les falashas). Pour ceux qui connaissent un peu la mentalité rasta, ça n'est pas une surprise de voir tout ce mélange de genres...

Tafari Makonnen prend le pouvoir en Ethiopie en 1916 à la suite de suspicion sur l'empereur précédent qui se serait tourné vers l'islam (l'Ethiopie est un des plus anciens pays chrétiens). Alors connu comme le Ras Tafari ("celui qui est redouté", Ras signifiant également duc), il devient ensuite en 1930 l'empereur Haile Selassie, qui signifie "puissance de la trinité". Pour les rastafariens, c'est le symbole qu'ils attendaient, le descendant biblique annoncé, qui a résisté à l'oppression et qui vient les guider vers leur libération. Ceci est renforcé par le fait que his majesty travaille sur l'unification de l'Afrique et oeuvre officiellement pour la paix, avec son fameux discours à la société des nations, repris par Bob Marley dans la fameuse chanson "War" :

Citation:
That until the philosophy which holds one race superior and another inferior is finally and permanently discredited and abandoned: That until there are no longer first-class and second class citizens of any nation; That until the color of a man's skin is of no more significance than the color of his eyes; That until the basic human rights are equally guaranteed to all without regard to race; That until that day, the dream of lasting peace and world citizenship and the rule of international morality will remain but a fleeting illusion, to be pursued but never attained; And until the ignoble and unhappy regimes that hold our brothers in Angola, in Mozambique and in South Africa in subhuman bondage have been toppled and destroyed; Until bigotry and prejudice and malicious and inhuman self-interest have been replaced by understanding and tolerance and good-will; Until all Africans stand and speak as free beings, equal in the eyes of all men, as they are in the eyes of Heaven; Until that day, the African continent will not know peace. We Africans will fight, if necessary, and we know that we shall win, as we are confident in the victory of good over evil.


A noter que cette portion de discours s'inscrit dans un discours de politique internationale bien plus large

Citation:
H.I.M. Haile Selassie address to the Unted Nations Oct 6, 1963

Mr. President, Distinguished Delegates:
Twenty-seven years ago, as Emperor of Ethiopia, I mounted the rostrum in Geneva, Switzerland, to address the League of Nations and to appeal for relief from the destruction which had been unleashed against my defenseless nation, by the Fascist invader.I spoke then both to and for the conscience of the world. My words went unheeded, but history testifies to the accuracy of the warning that I gave in 1936.

Today, I stand before the world organization which has succeeded to the mantle discarded by its discredited predecessor. In this body is enshrined the principle of collective security which I unsuccessfully invoked at Geneva. Here, in this Assembly, reposes the best - perhaps the last - hope for the peaceful survival of mankind.

In 1936, I declared that it was not the Covenant of the League that was at stake, but international morality. Undertakings, I said then, are of little worth if the will to keep them is lacking. The Charter of the United Nations expresses the noblest aspirations of man: abjuration of force in the settlement of disputes between states; the assurance of human rights and fundamental freedoms for all without distinction as to race, s.e.x, language or religion; the safeguarding of international peace and security.

But these, too, as were the phrases of the Covenant, are only words; their value depends wholly on our will to observe and honor them and give them content and meaning. The preservation of peace and the guaranteeing of man's basic freedoms and rights require courage and eternal vigilance: courage to speak and act - and if necessary, to suffer and die - for truth and justice; eternal vigilance, that the least transgression of international morality shall not go undetected and unremedied. These lessons must be learned anew by each succeeding generation, and that generation is fortunate indeed which learns from other than its own bitter experience. This Organization and each of its members bear a crushing and awesome responsibility: to absorb the wisdom of history and to apply it to the problems of the present, in order that future generations may be born, and live, and die, in peace.

The record of the United Nations during the few short years of its life affords mankind a solid basis for encouragement and hope for the future. The United Nations has dared to act, when the League dared not in Palestine, in Korea, in Suez, in the Congo. There is not one among us today who does not conjecture upon the reaction of this body when motives and actions are called into question. The opinion of this Organization today acts as a powerful influence upon the decisions of its members. The spotlight of world opinion, focused by the United Nations upon the transgressions of the renegades of human society, has thus far proved an effective safeguard against unchecked aggression and unrestricted violation of human rights.

The United Nations continues to sense as the forum where nations whose interests clash may lay their cases before world opinion. It still provides the essential escape valve without which the slow build-up of pressures would have long since resulted in catastrophic explosion. Its actions and decisions have speeded the achievement of freedom by many peoples on the continents of Africa and Asia. Its efforts have contributed to the advancement of the standard of living of peoples in all corners of the world.

For this, all men must give thanks. As I stand here today, how faint, how remote are the memories of 1936.How different in 1963 are the attitudes of men. We then existed in an atmosphere of suffocating pessimism. Today, cautious yet buoyant optimism is the prevailing spirit. But each one of us here knows that what has been accomplished is not enough.

The United Nations judgments have been and continue to be subject to frustration, as individual member-states have ignored its pronouncements and disregarded its recommendations. The Organization's sinews have been weakened, as member-states have shirked their obligations to it. The authority of the Organization has been mocked, as individual member-states have proceeded, in violation of its commands, to pursue their own aims and ends. The troubles which continue to plague us virtually all arise among member states of the Organization, but the Organization remains impotent to enforce acceptable solutions. As the maker and enforcer of the international law, what the United Nations has achieved still falls regrettably short of our goal of an international community of nations.

This does not mean that the United Nations has failed. I have lived too long to cherish many illusions about the essential highmindedness of men when brought into stark confrontation with the issue of control over their security, and their property interests. Not even now, when so much is at hazard would many nations willingly entrust their destinies to other hands.

Yet, this is the ultimatum presented to us: secure the conditions whereby men will entrust their security to a larger entity, or risk annihilation; persuade men that their salvation rests in the subordination of national and local interests to the interests of humanity, or endanger man's future. These are the objectives, yesterday unobtainable, today essential, which we must labor to achieve.

Until this is accomplished, mankind's future remains hazardous and permanent peace a matter for speculation. There is no single magic formula, no one simple step, no words, whether written into the Organization's Charter or into a treaty between states, which can automatically guarantee to us what we seek. Peace is a day-to-day problem, the product of a multitude of events and judgments. Peace is not an "is", it is a "becoming." We cannot escape the dreadful possibility of catastrophe by miscalculation. But we can reach the right decisions on the myriad subordinate problems which each new day poses, and we can thereby make our contribution and perhaps the most that can be reasonably expected of us in 1963 to the preservation of peace. It is here that the United Nations has served us - not perfectly, but well. And in enhancing the possibilities that the Organization may serve us better, we serve and bring closer our most cherished goals.

I would mention briefly today two particular issues which are of deep concern to all men: disarmament and the establishment of true equality among men. Disarmament has become the urgent imperative of our time. I do not say this because I equate the absence of arms to peace, or because I believe that bringing an end to the nuclear arms race automatically guarantees the peace, or because the elimination of nuclear warheads from the arsenals of the world will bring in its wake that change in attitude requisite to the peaceful settlement of disputes between nations. Disarmament is vital today, quite simply, because of the immense destructive capacity of which men dispose.

Ethiopia supports the atmospheric nuclear test ban treaty as a step towards this goal, even though only a partial step. Nations can still perfect weapons of mass destruction by underground testing. There is no guarantee against the sudden, unannounced resumption of testing in the atmosphere.

The real significance of the treaty is that it admits of a tacit stalemate between the nations which negotiated it, a stalemate which recognizes the blunt, unavoidable fact that none would emerge from the total destruction which would be the lot of all in a nuclear war, a stalemate which affords us and the United Nations a breathing space in which to act.

Here is our opportunity and our challenge. If the nuclear powers are prepared to declare a truce, let us seize the moment to strengthen the institutions and procedures which will serve as the means for the pacific settlement of disputes among men. Conflicts between nations will continue to arise. The real issue is whether they are to be resolved by force, or by resort to peaceful methods and procedures, administered by impartial institutions. This very Organization itself is the greatest such institution, and it is in a more powerful United Nations that we seek, and it is here that we shall find, the assurance of a peaceful future.

Were a real and effective disarmament achieved and the funds now spent in the arms race devoted to the amelioration of man's state; were we to concentrate only on the peaceful uses of nuclear knowledge, how vastly and in how short a time might we change the conditions of mankind. This should be our goal.

When we talk of the equality of man, we find, also, a challenge and an opportunity; a challenge to breathe new life into the ideals enshrined in the Charter, an opportunity to bring men closer to freedom and true equality. and thus, closer to a love of peace.

The goal of the equality of man which we seek is the antithesis of the exploitation of one people by another with which the pages of history and in particular those written of the African and Asian continents, speak at such length. Exploitation, thus viewed, has many faces. But whatever guise it assumes, this evil is to be shunned where it does not exist and crushed where it does. It is the sacred duty of this Organization to ensure that the dream of equality is finally realized for all men to whom it is still denied, to guarantee that exploitation is not reincarnated in other forms in places whence it has already been banished.

As a free Africa has emerged during the past decade, a fresh attack has been launched against exploitation, wherever it still exists. And in that interaction so common to history, this in turn, has stimulated and encouraged the remaining dependent peoples to renewed efforts to throw off the yoke which has oppressed them and its claim as their birthright the twin ideals of liberty and equality. This very struggle is a struggle to establish peace, and until victory is assured, that brotherhood and understanding which nourish and give life to peace can be but partial and incomplete.

In the United States of America, the administration of President Kennedy is leading a vigorous attack to eradicate the remaining vestige of racial discrimination from this country. We know that this conflict will be won and that right will triumph. In this time of trial, these efforts should be encouraged and assisted, and we should lend our sympathy and support to the American Government today.

Last May, in Addis Ababa, I convened a meeting of Heads of African States and Governments. In three days, the thirty-two nations represented at that Conference demonstrated to the world that when the will and the determination exist, nations and peoples of diverse backgrounds can and will work together. in unity, to the achievement of common goals and the assurance of that equality and brotherhood which we desire.

On the question of racial discrimination, the Addis Ababa Conference taught, to those who will learn, this further lesson: That until the philosophy which holds one race superior and another inferior is finally and permanently discredited and abandoned: That until there are no longer first-class and second class citizens of any nation; That until the color of a man's skin is of no more significance than the color of his eyes; That until the basic human rights are equally guaranteed to all without regard to race; That until that day, the dream of lasting peace and world citizenship and the rule of international morality will remain but a fleeting illusion, to be pursued but never attained; And until the ignoble and unhappy regimes that hold our brothers in Angola, in Mozambique and in South Africa in subhuman bondage have been toppled and destroyed; Until bigotry and prejudice and malicious and inhuman self-interest have been replaced by understanding and tolerance and good-will; Until all Africans stand and speak as free beings, equal in the eyes of all men, as they are in the eyes of Heaven; Until that day, the African continent will not know peace. We Africans will fight, if necessary, and we know that we shall win, as we are confident in the victory of good over evil.

The United Nations has done much, both directly and indirectly to speed the disappearance of discrimination and oppression from the earth. Without the opportunity to focus world opinion on Africa and Asia which this Organization provides, the goal, for many, might still lie ahead, and the struggle would have taken far longer. For this, we are truly grateful.

But more can be done. The basis of racial discrimination and colonialism has been economic, and it is with economic weapons that these evils have been and can be overcome. In pursuance of resolutions adopted at the Addis Ababa Summit Conference, African States have undertaken certain measures in the economic field which, if adopted by all member states of the United Nations, would soon reduce intransigence to reason. I ask, today, for adherence to these measures by every nation represented here which is truly devoted to the principles enunciated in the Charter.

I do not believe that Portugal and South Africa are prepared to commit economic or physical suicide if honorable and reasonable alternatives exist. I believe that such alternatives can be found. But I also know that unless peaceful solutions are devised, counsels of moderation and temperance will avail for naught; and another blow will have been dealt to this Organization which will hamper and weaken still further its usefulness in the struggle to ensure the victory of peace and liberty over the forces of strife and oppression. Here, then, is the opportunity presented to us. We must act while we can, while the occasion exists to exert those legitimate pressures available to us, lest time run out and resort be had to less happy means.

Does this Organization today possess the authority and the will to act? And if it does not, are we prepared to clothe it with the power to create and enforce the rule of law? Or is the Charter a mere collection of words, without content and substance, because the essential spirit is lacking? The time in which to ponder these questions is all too short. The pages of history are full of instances in which the unwanted and the shunned nonetheless occurred because men waited to act until too late. We can brook no such delay.

If we are to survive, this Organization must survive. To survive, it must be strengthened. Its executive must be vested with great authority. The means for the enforcement of its decisions must be fortified, and, if they do not exist, they must be devised. Procedures must be established to protect the small and the weak when threatened by the strong and the mighty. All nations which fulfill the conditions of membership must be admitted and allowed to sit in this assemblage.

Equality of representation must be assured in each of its organs. The possibilities which exist in the United Nations to provide the medium whereby the hungry may be fed, the naked clothed, the ignorant instructed, must be seized on and exploited for the flower of peace is not sustained by poverty and want. To achieve this requires courage and confidence. The courage, I believe, we possess. The confidence must be created, and to create confidence we must act courageously.

The great nations of the world would do well to remember that in the modern age even their own fates are not wholly in their hands. Peace demands the united efforts of us all. Who can foresee what spark might ignite the fuse? It is not only the small and the weak who must scrupulously observe their obligations to the United Nations and to each other. Unless the smaller nations are accorded their proper voice in the settlement of the world's problems, unless the equality which Africa and Asia have struggled to attain is reflected in expanded membership in the institutions which make up the United Nations, confidence will come just that much harder. Unless the rights of the least of men are as assiduously protected as those of the greatest, the seeds of confidence will fall on barren soil.

The stake of each one of us is identical - life or death. We all wish to live. We all seek a world in which men are freed of the burdens of ignorance, poverty, hunger and disease. And we shall all be hard-pressed to escape the deadly rain of nuclear fall-out should catastrophe overtake us.

When I spoke at Geneva in 1936, there was no precedent for a head of state addressing the League of Nations. I am neither the first, nor will I be the last head of state to address the United Nations, but only I have addressed both the League and this Organization in this capacity. The problems which confront us today are, equally, unprecedented. They have no counterparts in human experience. Men search the pages of history for solutions, for precedents, but there are none. This, then, is the ultimate challenge. Where are we to look for our survival, for the answers to the questions which have never before been posed? We must look, first, to Almighty God, Who has raised man above the animals and endowed him with intelligence and reason. We must put our faith in Him, that He will not desert us or permit us to destroy humanity which He created in His image. And we must look into ourselves, into the depth of our souls. We must become something we have never been and for which our education and experience and environment have ill-prepared us. We must become bigger than we have been: more courageous, greater in spirit, larger in outlook. We must become members of a new race, overcoming petty prejudice, owing our ultimate allegiance not to nations but to our fellow men within the human community."

Oct. 6, 1963


Cependant, Haile Selassie est avant tout le chef de l'église orthodoxe ethiopienne et est particulièrement pieux. A sa visite en Jamaïque, il se trouve d'ailleurs pris au dépourvu face à l'accueil que lui font les rastafari, venus accueillir le Messie. En bon politique, il met immédiatement en place une structure lui permettant d'oeuvrer pour la réconciliation entre rastafari et chrétien, tout en proposant quelques endroits en Ethiopie pour le "repatriation", après avoir temporisé et demandé aux chefs rasta de libérer la Jamaïque avant de procéder au retour à l'Afrique.

Le mouvement Rastafari continuera donc son oeuvre, en gardant ses spécificités de rites, dont l'usage de la marijuana, comme plante permettant la communication avec Jah (contraction de Jehova). L'utilisation de cette plante en Jamaique s'est probablement développée avec l'apport par les anglais des collies venus d'inde pour remplacer les esclaves au XIX ième siècle. On trouve des éléments de culture indienne en Jamaique, et la tradition de la marijuana, parfois prise sous forme de bhang en Jamaique, comme traditionnellement en Inde le suggère. Concernant les dreadlocks, elles pourraient donc effectivement être reliées aux Saddhus indiens, dont certaines valeurs sont partagées avec les rastas.

A la mort de Haile Selassie en 1976, suite au coup d'état en Ethiopie mené par Mengitsu Mariam, le mouvement rastafari ralentit. Le messie a disparu sans mener à bien l'unification de l'Afrique et la repatriation, le mouvement rasta est en crise. Bob Marley tentera une explication dans la chanson "Jah Live" dont les paroles expliquent que c'est dans la Foi que réside la force de Rasta et que le doute renforce le croyant, d'autres tenteront de démontrer que Selassie n'a pas été tué, une sorte de mystère tournant autour de sa dépouille, puisqu'il aurait été plus ou moins enterré en secret dans un lieu proche de son assassinat.

Mais le mal est fait et le mouvement Rasta survivra difficilement dans sa forme originelle au début des années 80. A l'heure actuelle, les communautés sont très disséminées et il n'y a pas de leadership mondial du mouvement. Cela étant tout à fait logique pour un mouvement qui se veut avant tout individuel, centré sur son effort personnel, sans église, sans hommes d'églises, uniquement entrainé par ceux qui ont vu la chose et qui la chantent. A l'heure actuelle, l'église copte ethiopienne a négocié un certain nombre de points théologiques permettant aux rastafari de suivre le rite chrétien orthodoxe et il me semble que les communautés rastafari ethiopiennes, pour certaines peuplés d'hommes et femmes des caraïbes ayant sauté le pas, sont assimilées.
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le baron
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MessagePosté le: 24 Juin 2009 13:22    Sujet du message: Répondre en citant

Jawahar a écrit:


D’autre part, tu fais référence à une Jamaïque en crise au début des années soixante, peux-tu élaborer ? Il m’avait semblé qu’il s’agissait au contraire de l’ »âge d’or » du pays, mais peut-être est-ce une réécriture de l’histoire.


Hello Jawahar 8)

Il me semble avoir lu que la prise en main de l'appareil économique juste après l'indépendance ne s'est pas faite sans heurs. Notamment, que les conflits entre l'état et les grandes plantations tenues par des colons, ainsi que la mise en place de la gestion du pactole bauxite avait donné lieu à quelques trucs habituels dans les pays en voie de développement, ayant pour conséquences un appauvrissement de la population et la formation des ghettos de Kingston par l'exode rural. Mais je t'avoue que c'est un peu flou dans mon souvenir ;)
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turlute35
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MessagePosté le: 24 Juin 2009 13:32    Sujet du message: Répondre en citant

le baron a écrit:
turlute35 a écrit:
pas mal mossieur le baron, mais il y a qqs points sur lesquels tu me sembles manquer de précision (même si je n'ai pas autant de culture notamment sur la carrière de bob, carrière dont je me fous royalement).

il me semblait que le mouvement rastafarien, développé par Marcus Garvey (je kiffe trop le morceau de Burning Spears au passage) était avant tout un mouvement évangélique fondé entre les 2 guerres dont le but ultime était le retour des anciens esclaves sur la terre originelle. Il existait bien le Libéria qui proposait aux noirs américians une terre d'acceuil, mais ce pays était trop instrumentalisé par les anciens esclavagistes, dont out le Libéria. Pour la petite histoire, sa société de transport maritime était destinée à transporter les anciens esclaves d'amérique vers l'afrique, retour à la case départ (sic) sans toucher les 20 000 euros, société qui a fait faillite à cause d'une mauvaise gestion malgré qqs succès.

Or au même moment, le dernier royaume africain non colonisé par les européens était situé en Ethiopie et son futur roi était, selon la légende royale, le descendant de Salomon et de la Reine de Sabbah. Le futur empereur était alors surnommé le Tafaraï (je sais plus la signification exacte, ni si c'est son nom propre ou un titre particulier), qqs années plus tard, il devient alors le Ras Tafaraï, prophète libérateur de la cause noire américaine et défenseur des opprimés, autrement nommé Jah (l'association aux religions des livres et notamment l'association de Jah à Jésus et Jéhova en est d'ailleurs frappante, certainement dans un but de continuité tout en rupture avec les religions précédentes).

On raconte pas mal que le rastafarisme est relativement proche du culte de Shiva, notamment pour les dreds de Shiva et l'utilisation du chanvre dans les rituels, mais à part cela j'y crois pas du tout à cette association.

Bref, que Jah te protège en cette belle journée dont le soleil digne de Zion nous émerveille de ses rayons.


Marcus Garvey était avant tout un homme politique, d'idéologie. Son principal objectif est l'unité du peuple noir et sa devise du "One God, One aim, One destiny" vise surtout à ce but plus qu'à la promotion de Dieu. En ce sens, il est plus proche des mouvements sionistes, de la nation of Islam et d'autres courants proches du communisme, à la distinction raciale près. Il fera cependant mention du religieux dans ses discours allant jusqu'à parler de Dieu vu par l'Ethiopie.

Logiquement, le pan religieux qui se développe la dessus se base sur l'ancien testament. Celui ci annonce que le roi des rois, le Messie, doit revenir, comme chacun sait. La tradition orthodoxe éthiopienne fait de la famille royale les descendants de Salomon et la reine de Saba. S'en suit une extrapolation sur la tribu perdu d'Israel, confortée par la présence réelle de juifs en Ethiopie (les falashas). Pour ceux qui connaissent un peu la mentalité rasta, ça n'est pas une surprise de voir tout ce mélange de genres...

Tafari Makonnen prend le pouvoir en Ethiopie en 1916 à la suite de suspicion sur l'empereur précédent qui se serait tourné vers l'islam (l'Ethiopie est un des plus anciens pays chrétiens). Alors connu comme le Ras Tafari ("celui qui est redouté", Ras signifiant également duc), il devient ensuite en 1930 l'empereur Haile Selassie, qui signifie "puissance de la trinité". Pour les rastafariens, c'est le symbole qu'ils attendaient, le descendant biblique annoncé, qui a résisté à l'oppression et qui vient les guider vers leur libération. Ceci est renforcé par le fait que his majesty travaille sur l'unification de l'Afrique et oeuvre officiellement pour la paix, avec son fameux discours à la société des nations, repris par Bob Marley dans la fameuse chanson "War" :

Citation:
That until the philosophy which holds one race superior and another inferior is finally and permanently discredited and abandoned: That until there are no longer first-class and second class citizens of any nation; That until the color of a man's skin is of no more significance than the color of his eyes; That until the basic human rights are equally guaranteed to all without regard to race; That until that day, the dream of lasting peace and world citizenship and the rule of international morality will remain but a fleeting illusion, to be pursued but never attained; And until the ignoble and unhappy regimes that hold our brothers in Angola, in Mozambique and in South Africa in subhuman bondage have been toppled and destroyed; Until bigotry and prejudice and malicious and inhuman self-interest have been replaced by understanding and tolerance and good-will; Until all Africans stand and speak as free beings, equal in the eyes of all men, as they are in the eyes of Heaven; Until that day, the African continent will not know peace. We Africans will fight, if necessary, and we know that we shall win, as we are confident in the victory of good over evil.


A noter que cette portion de discours s'inscrit dans un discours de politique internationale bien plus large

Citation:
H.I.M. Haile Selassie address to the Unted Nations Oct 6, 1963

Mr. President, Distinguished Delegates:
Twenty-seven years ago, as Emperor of Ethiopia, I mounted the rostrum in Geneva, Switzerland, to address the League of Nations and to appeal for relief from the destruction which had been unleashed against my defenseless nation, by the Fascist invader.I spoke then both to and for the conscience of the world. My words went unheeded, but history testifies to the accuracy of the warning that I gave in 1936.

Today, I stand before the world organization which has succeeded to the mantle discarded by its discredited predecessor. In this body is enshrined the principle of collective security which I unsuccessfully invoked at Geneva. Here, in this Assembly, reposes the best - perhaps the last - hope for the peaceful survival of mankind.

In 1936, I declared that it was not the Covenant of the League that was at stake, but international morality. Undertakings, I said then, are of little worth if the will to keep them is lacking. The Charter of the United Nations expresses the noblest aspirations of man: abjuration of force in the settlement of disputes between states; the assurance of human rights and fundamental freedoms for all without distinction as to race, s.e.x, language or religion; the safeguarding of international peace and security.

But these, too, as were the phrases of the Covenant, are only words; their value depends wholly on our will to observe and honor them and give them content and meaning. The preservation of peace and the guaranteeing of man's basic freedoms and rights require courage and eternal vigilance: courage to speak and act - and if necessary, to suffer and die - for truth and justice; eternal vigilance, that the least transgression of international morality shall not go undetected and unremedied. These lessons must be learned anew by each succeeding generation, and that generation is fortunate indeed which learns from other than its own bitter experience. This Organization and each of its members bear a crushing and awesome responsibility: to absorb the wisdom of history and to apply it to the problems of the present, in order that future generations may be born, and live, and die, in peace.

The record of the United Nations during the few short years of its life affords mankind a solid basis for encouragement and hope for the future. The United Nations has dared to act, when the League dared not in Palestine, in Korea, in Suez, in the Congo. There is not one among us today who does not conjecture upon the reaction of this body when motives and actions are called into question. The opinion of this Organization today acts as a powerful influence upon the decisions of its members. The spotlight of world opinion, focused by the United Nations upon the transgressions of the renegades of human society, has thus far proved an effective safeguard against unchecked aggression and unrestricted violation of human rights.

The United Nations continues to sense as the forum where nations whose interests clash may lay their cases before world opinion. It still provides the essential escape valve without which the slow build-up of pressures would have long since resulted in catastrophic explosion. Its actions and decisions have speeded the achievement of freedom by many peoples on the continents of Africa and Asia. Its efforts have contributed to the advancement of the standard of living of peoples in all corners of the world.

For this, all men must give thanks. As I stand here today, how faint, how remote are the memories of 1936.How different in 1963 are the attitudes of men. We then existed in an atmosphere of suffocating pessimism. Today, cautious yet buoyant optimism is the prevailing spirit. But each one of us here knows that what has been accomplished is not enough.

The United Nations judgments have been and continue to be subject to frustration, as individual member-states have ignored its pronouncements and disregarded its recommendations. The Organization's sinews have been weakened, as member-states have shirked their obligations to it. The authority of the Organization has been mocked, as individual member-states have proceeded, in violation of its commands, to pursue their own aims and ends. The troubles which continue to plague us virtually all arise among member states of the Organization, but the Organization remains impotent to enforce acceptable solutions. As the maker and enforcer of the international law, what the United Nations has achieved still falls regrettably short of our goal of an international community of nations.

This does not mean that the United Nations has failed. I have lived too long to cherish many illusions about the essential highmindedness of men when brought into stark confrontation with the issue of control over their security, and their property interests. Not even now, when so much is at hazard would many nations willingly entrust their destinies to other hands.

Yet, this is the ultimatum presented to us: secure the conditions whereby men will entrust their security to a larger entity, or risk annihilation; persuade men that their salvation rests in the subordination of national and local interests to the interests of humanity, or endanger man's future. These are the objectives, yesterday unobtainable, today essential, which we must labor to achieve.

Until this is accomplished, mankind's future remains hazardous and permanent peace a matter for speculation. There is no single magic formula, no one simple step, no words, whether written into the Organization's Charter or into a treaty between states, which can automatically guarantee to us what we seek. Peace is a day-to-day problem, the product of a multitude of events and judgments. Peace is not an "is", it is a "becoming." We cannot escape the dreadful possibility of catastrophe by miscalculation. But we can reach the right decisions on the myriad subordinate problems which each new day poses, and we can thereby make our contribution and perhaps the most that can be reasonably expected of us in 1963 to the preservation of peace. It is here that the United Nations has served us - not perfectly, but well. And in enhancing the possibilities that the Organization may serve us better, we serve and bring closer our most cherished goals.

I would mention briefly today two particular issues which are of deep concern to all men: disarmament and the establishment of true equality among men. Disarmament has become the urgent imperative of our time. I do not say this because I equate the absence of arms to peace, or because I believe that bringing an end to the nuclear arms race automatically guarantees the peace, or because the elimination of nuclear warheads from the arsenals of the world will bring in its wake that change in attitude requisite to the peaceful settlement of disputes between nations. Disarmament is vital today, quite simply, because of the immense destructive capacity of which men dispose.

Ethiopia supports the atmospheric nuclear test ban treaty as a step towards this goal, even though only a partial step. Nations can still perfect weapons of mass destruction by underground testing. There is no guarantee against the sudden, unannounced resumption of testing in the atmosphere.

The real significance of the treaty is that it admits of a tacit stalemate between the nations which negotiated it, a stalemate which recognizes the blunt, unavoidable fact that none would emerge from the total destruction which would be the lot of all in a nuclear war, a stalemate which affords us and the United Nations a breathing space in which to act.

Here is our opportunity and our challenge. If the nuclear powers are prepared to declare a truce, let us seize the moment to strengthen the institutions and procedures which will serve as the means for the pacific settlement of disputes among men. Conflicts between nations will continue to arise. The real issue is whether they are to be resolved by force, or by resort to peaceful methods and procedures, administered by impartial institutions. This very Organization itself is the greatest such institution, and it is in a more powerful United Nations that we seek, and it is here that we shall find, the assurance of a peaceful future.

Were a real and effective disarmament achieved and the funds now spent in the arms race devoted to the amelioration of man's state; were we to concentrate only on the peaceful uses of nuclear knowledge, how vastly and in how short a time might we change the conditions of mankind. This should be our goal.

When we talk of the equality of man, we find, also, a challenge and an opportunity; a challenge to breathe new life into the ideals enshrined in the Charter, an opportunity to bring men closer to freedom and true equality. and thus, closer to a love of peace.

The goal of the equality of man which we seek is the antithesis of the exploitation of one people by another with which the pages of history and in particular those written of the African and Asian continents, speak at such length. Exploitation, thus viewed, has many faces. But whatever guise it assumes, this evil is to be shunned where it does not exist and crushed where it does. It is the sacred duty of this Organization to ensure that the dream of equality is finally realized for all men to whom it is still denied, to guarantee that exploitation is not reincarnated in other forms in places whence it has already been banished.

As a free Africa has emerged during the past decade, a fresh attack has been launched against exploitation, wherever it still exists. And in that interaction so common to history, this in turn, has stimulated and encouraged the remaining dependent peoples to renewed efforts to throw off the yoke which has oppressed them and its claim as their birthright the twin ideals of liberty and equality. This very struggle is a struggle to establish peace, and until victory is assured, that brotherhood and understanding which nourish and give life to peace can be but partial and incomplete.

In the United States of America, the administration of President Kennedy is leading a vigorous attack to eradicate the remaining vestige of racial discrimination from this country. We know that this conflict will be won and that right will triumph. In this time of trial, these efforts should be encouraged and assisted, and we should lend our sympathy and support to the American Government today.

Last May, in Addis Ababa, I convened a meeting of Heads of African States and Governments. In three days, the thirty-two nations represented at that Conference demonstrated to the world that when the will and the determination exist, nations and peoples of diverse backgrounds can and will work together. in unity, to the achievement of common goals and the assurance of that equality and brotherhood which we desire.

On the question of racial discrimination, the Addis Ababa Conference taught, to those who will learn, this further lesson: That until the philosophy which holds one race superior and another inferior is finally and permanently discredited and abandoned: That until there are no longer first-class and second class citizens of any nation; That until the color of a man's skin is of no more significance than the color of his eyes; That until the basic human rights are equally guaranteed to all without regard to race; That until that day, the dream of lasting peace and world citizenship and the rule of international morality will remain but a fleeting illusion, to be pursued but never attained; And until the ignoble and unhappy regimes that hold our brothers in Angola, in Mozambique and in South Africa in subhuman bondage have been toppled and destroyed; Until bigotry and prejudice and malicious and inhuman self-interest have been replaced by understanding and tolerance and good-will; Until all Africans stand and speak as free beings, equal in the eyes of all men, as they are in the eyes of Heaven; Until that day, the African continent will not know peace. We Africans will fight, if necessary, and we know that we shall win, as we are confident in the victory of good over evil.

The United Nations has done much, both directly and indirectly to speed the disappearance of discrimination and oppression from the earth. Without the opportunity to focus world opinion on Africa and Asia which this Organization provides, the goal, for many, might still lie ahead, and the struggle would have taken far longer. For this, we are truly grateful.

But more can be done. The basis of racial discrimination and colonialism has been economic, and it is with economic weapons that these evils have been and can be overcome. In pursuance of resolutions adopted at the Addis Ababa Summit Conference, African States have undertaken certain measures in the economic field which, if adopted by all member states of the United Nations, would soon reduce intransigence to reason. I ask, today, for adherence to these measures by every nation represented here which is truly devoted to the principles enunciated in the Charter.

I do not believe that Portugal and South Africa are prepared to commit economic or physical suicide if honorable and reasonable alternatives exist. I believe that such alternatives can be found. But I also know that unless peaceful solutions are devised, counsels of moderation and temperance will avail for naught; and another blow will have been dealt to this Organization which will hamper and weaken still further its usefulness in the struggle to ensure the victory of peace and liberty over the forces of strife and oppression. Here, then, is the opportunity presented to us. We must act while we can, while the occasion exists to exert those legitimate pressures available to us, lest time run out and resort be had to less happy means.

Does this Organization today possess the authority and the will to act? And if it does not, are we prepared to clothe it with the power to create and enforce the rule of law? Or is the Charter a mere collection of words, without content and substance, because the essential spirit is lacking? The time in which to ponder these questions is all too short. The pages of history are full of instances in which the unwanted and the shunned nonetheless occurred because men waited to act until too late. We can brook no such delay.

If we are to survive, this Organization must survive. To survive, it must be strengthened. Its executive must be vested with great authority. The means for the enforcement of its decisions must be fortified, and, if they do not exist, they must be devised. Procedures must be established to protect the small and the weak when threatened by the strong and the mighty. All nations which fulfill the conditions of membership must be admitted and allowed to sit in this assemblage.

Equality of representation must be assured in each of its organs. The possibilities which exist in the United Nations to provide the medium whereby the hungry may be fed, the naked clothed, the ignorant instructed, must be seized on and exploited for the flower of peace is not sustained by poverty and want. To achieve this requires courage and confidence. The courage, I believe, we possess. The confidence must be created, and to create confidence we must act courageously.

The great nations of the world would do well to remember that in the modern age even their own fates are not wholly in their hands. Peace demands the united efforts of us all. Who can foresee what spark might ignite the fuse? It is not only the small and the weak who must scrupulously observe their obligations to the United Nations and to each other. Unless the smaller nations are accorded their proper voice in the settlement of the world's problems, unless the equality which Africa and Asia have struggled to attain is reflected in expanded membership in the institutions which make up the United Nations, confidence will come just that much harder. Unless the rights of the least of men are as assiduously protected as those of the greatest, the seeds of confidence will fall on barren soil.

The stake of each one of us is identical - life or death. We all wish to live. We all seek a world in which men are freed of the burdens of ignorance, poverty, hunger and disease. And we shall all be hard-pressed to escape the deadly rain of nuclear fall-out should catastrophe overtake us.

When I spoke at Geneva in 1936, there was no precedent for a head of state addressing the League of Nations. I am neither the first, nor will I be the last head of state to address the United Nations, but only I have addressed both the League and this Organization in this capacity. The problems which confront us today are, equally, unprecedented. They have no counterparts in human experience. Men search the pages of history for solutions, for precedents, but there are none. This, then, is the ultimate challenge. Where are we to look for our survival, for the answers to the questions which have never before been posed? We must look, first, to Almighty God, Who has raised man above the animals and endowed him with intelligence and reason. We must put our faith in Him, that He will not desert us or permit us to destroy humanity which He created in His image. And we must look into ourselves, into the depth of our souls. We must become something we have never been and for which our education and experience and environment have ill-prepared us. We must become bigger than we have been: more courageous, greater in spirit, larger in outlook. We must become members of a new race, overcoming petty prejudice, owing our ultimate allegiance not to nations but to our fellow men within the human community."

Oct. 6, 1963


Cependant, Haile Selassie est avant tout le chef de l'église orthodoxe ethiopienne et est particulièrement pieux. A sa visite en Jamaïque, il se trouve d'ailleurs pris au dépourvu face à l'accueil que lui font les rastafari, venus accueillir le Messie. En bon politique, il met immédiatement en place une structure lui permettant d'oeuvrer pour la réconciliation entre rastafari et chrétien, tout en proposant quelques endroits en Ethiopie pour le "repatriation", après avoir temporisé et demandé aux chefs rasta de libérer la Jamaïque avant de procéder au retour à l'Afrique.

Le mouvement Rastafari continuera donc son oeuvre, en gardant ses spécificités de rites, dont l'usage de la marijuana, comme plante permettant la communication avec Jah (contraction de Jehova). L'utilisation de cette plante en Jamaique s'est probablement développée avec l'apport par les anglais des collies venus d'inde pour remplacer les esclaves au XIX ième siècle. On trouve des éléments de culture indienne en Jamaique, et la tradition de la marijuana, parfois prise sous forme de bhang en Jamaique, comme traditionnellement en Inde le suggère. Concernant les dreadlocks, elles pourraient donc effectivement être reliées aux Saddhus indiens, dont certaines valeurs sont partagées avec les rastas.

A la mort de Haile Selassie en 1976, suite au coup d'état en Ethiopie mené par Mengitsu Mariam, le mouvement rastafari ralentit. Le messie a disparu sans mener à bien l'unification de l'Afrique et la repatriation, le mouvement rasta est en crise. Bob Marley tentera une explication dans la chanson "Jah Live" dont les paroles expliquent que c'est dans la Foi que réside la force de Rasta et que le doute renforce le croyant, d'autres tenteront de démontrer que Selassie n'a pas été tué, une sorte de mystère tournant autour de sa dépouille, puisqu'il aurait été plus ou moins enterré en secret dans un lieu proche de son assassinat.

Mais le mal est fait et le mouvement Rasta survivra difficilement dans sa forme originelle au début des années 80. A l'heure actuelle, les communautés sont très disséminées et il n'y a pas de leadership mondial du mouvement. Cela étant tout à fait logique pour un mouvement qui se veut avant tout individuel, centré sur son effort personnel, sans église, sans hommes d'églises, uniquement entrainé par ceux qui ont vu la chose et qui la chantent. A l'heure actuelle, l'église copte ethiopienne a négocié un certain nombre de points théologiques permettant aux rastafari de suivre le rite chrétien orthodoxe et il me semble que les communautés rastafari ethiopiennes, pour certaines peuplés d'hommes et femmes des caraïbes ayant sauté le pas, sont assimilées.


Les contraintes liées à la pratique du rastafarisme limitent tout de même sa propagation (la seule qui me vient à l'esprit à l'instant concerne le fait d'être végétarien, qui au passage est encore un lien avec le sous continent indien), sans compter les persécutions religieuses des autres communautés ou encore la relative pauvreté des pratiquants issus du ghetto.

Si on veut suivre les préceptes à la lettre en France, le seul moyen c'est d'être clodo, au moins tu ne peux pas faire de mal à qui que ce soit :lol:

Trêve de plaisanterie, merci et encore bravo.
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Putain qu'est ce que j'ai envie de baiser et en plus elle m'excite.
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MessagePosté le: 24 Juin 2009 13:36    Sujet du message: Répondre en citant

Kenneth a écrit:
Forrest a écrit:
Goupil a écrit:
Baron :enaccord6: :clapclap:


Franmaçonportugais a écrit:
:onyourknees: :onyourknees: Baron.

S'il te reste une once d'humanité, pourrais-tu en dire un chouia plus sur les liens historiques entre punk et reggae ? Ci-mer.


C'est la faute au Skinheads (pas les facho) qui on mixé deux "cultures underground" nan pour donner naissance au ska !?



Les Skinheads pas fachos sont des Redskins ...


Les premiers skinheads n'étaient pas fachos, ils étaient en Jamaïque le pendant urbain des rasta, plus ruraux – pour simplifier. Ce n'est que dans les années 70 qu'une frange des skins (lol! une frange! alors qu'ils ont pas de cheveux!) s'est ralliée à l'extrême-droite anglaise et que le terme a pris sa connotation facho. D'où la création du terme "redskin" pour qualifier les les gauchos.



Pas seulement en Jamaïque (j'ignorais l'existence d'un tel mouvement là bas, d'ailleurs). Je croyais que l'origine du mouvement skinhead se situait quelque part dans l'Angleterre industrieuse des seventies (voir le film "This is Britain" qui dépeint une Angleterre minée par la dépression économique, en pleine crise sociale des mineurs sur fond de guerre des Malouines [oui bon OK c'était en 1982], qui montre le quotidien d'une bande de jeunes skinheads, où se mélangent des blancs et des noirs, mais où peu à peu, sous l'impulsion d'une forte tête qui revient de la guerre, et face à l'horizon bouché, une frange glisse vers le racisme...)


En fait, à ce sujet, j'ai en mémoire un excellent post sur un forum lambda (peut être les cdf mais j'crois pas), de la part d'un contributeur, ex skinhead lui même, retraçant longuement l'historique de ce mouvement. Les premiers skinheads seraient apparus dans les classes ouvrières au RU, il s'agissait de jeunes ouvriers et fils d'ouvriers se groupant sans distinction d'origine ethnique (blancs, noirs, asiatiques...) et portant le plus souvent une grosse chemise, une salopette type bleu de travail et des chaussures de sécurité (donc à tige montante, ce que nombre de skinheads ont gardé aujourd'hui). L'antagonisme avec d'autres composantes socio culturelles avait bien lieu, mais ne se situait pas sur le plan racial, mais social : les skinheads se fritaient avec les mods, des rockers petits bourgeois, portant blousons "teddy", cheveux lissés et promenant leurs scooters aux formes lascives à la périphérie des banlieux aisées.

Le mouvement skinhead, s'est, par la suite, scindé (comme cela est illustré dans le film anglais suscité) en se basant sur d'autres critères (races, nationalisme...) Les ex militaires ayant apporté leurs couleurs et leurs coiffeurs.


Mais bref, j'étale ma confiture mais tout ça pour indiquer que j'ignorais l'existence de mouvements identiques en Jamaïque, comme le souligne le professeur Kenneth. En revanche, j'avais lu qu'il y avait pas mal de jamaicains dans la mouvance skinhead au Royaume Uni, d'où peut être les liens susnommés, et un brassage musical.

Mais atttttends... Baron parlait des liens entre punk et reggae, pas des skinheads ? Y a encore des chaînons manquant là...
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le baron
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MessagePosté le: 24 Juin 2009 13:44    Sujet du message: Répondre en citant

Concernant le punk et le reggae, je crois qu'il faut aller chercher du côté du rocksteady et du ska, qu'ils sont en quelque sorte cousins. Je pense que dans un premier temps, cela s'est propagé en angleterre via l'export du son jamaican dans les catégories populaires londoniennes, vers les skinhead originels. Ceux ci ont ensuite plus ou moins inspiré le style punk, en partie surement assez faible. Je crois cependant que les Clash ont repris des riffs reggae, genre police and thieves, mais je connais mal le genre et la scène anglaise de manière générale. Il me semble avoir vu des itw de reggae mans parlant du mouvement punk de manière bienveillante, certains idéaux étant partagés (pas forcément les plus spirituels, je pense notamment aux positions du reggae anglais sur l' ambiance policière anglaise de l'époque par exemple).
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MessagePosté le: 24 Juin 2009 14:14    Sujet du message: Répondre en citant

Franmaçonportugais a écrit:


Kenneth a écrit:
Forrest a écrit:
Goupil a écrit:
Baron :enaccord6: :clapclap:


Franmaçonportugais a écrit:
:onyourknees: :onyourknees: Baron.

S'il te reste une once d'humanité, pourrais-tu en dire un chouia plus sur les liens historiques entre punk et reggae ? Ci-mer.


C'est la faute au Skinheads (pas les facho) qui on mixé deux "cultures underground" nan pour donner naissance au ska !?



Les Skinheads pas fachos sont des Redskins ...


Les premiers skinheads n'étaient pas fachos, ils étaient en Jamaïque le pendant urbain des rasta, plus ruraux – pour simplifier. Ce n'est que dans les années 70 qu'une frange des skins (lol! une frange! alors qu'ils ont pas de cheveux!) s'est ralliée à l'extrême-droite anglaise et que le terme a pris sa connotation facho. D'où la création du terme "redskin" pour qualifier les les gauchos.



Pas seulement en Jamaïque (j'ignorais l'existence d'un tel mouvement là bas, d'ailleurs). Je croyais que l'origine du mouvement skinhead se situait quelque part dans l'Angleterre industrieuse des seventies (voir le film "This is Britain" qui dépeint une Angleterre minée par la dépression économique, en pleine crise sociale des mineurs sur fond de guerre des Malouines [oui bon OK c'était en 1982], qui montre le quotidien d'une bande de jeunes skinheads, où se mélangent des blancs et des noirs, mais où peu à peu, sous l'impulsion d'une forte tête qui revient de la guerre, et face à l'horizon bouché, une frange glisse vers le racisme...)


En fait, à ce sujet, j'ai en mémoire un excellent post sur un forum lambda (peut être les cdf mais j'crois pas), de la part d'un contributeur, ex skinhead lui même, retraçant longuement l'historique de ce mouvement. Les premiers skinheads seraient apparus dans les classes ouvrières au RU, il s'agissait de jeunes ouvriers et fils d'ouvriers se groupant sans distinction d'origine ethnique (blancs, noirs, asiatiques...) et portant le plus souvent une grosse chemise, une salopette type bleu de travail et des chaussures de sécurité (donc à tige montante, ce que nombre de skinheads ont gardé aujourd'hui). L'antagonisme avec d'autres composantes socio culturelles avait bien lieu, mais ne se situait pas sur le plan racial, mais social : les skinheads se fritaient avec les mods, des rockers petits bourgeois, portant blousons "teddy", cheveux lissés et promenant leurs scooters aux formes lascives à la périphérie des banlieux aisées.

Le mouvement skinhead, s'est, par la suite, scindé (comme cela est illustré dans le film anglais suscité) en se basant sur d'autres critères (races, nationalisme...) Les ex militaires ayant apporté leurs couleurs et leurs coiffeurs.


Mais bref, j'étale ma confiture mais tout ça pour indiquer que j'ignorais l'existence de mouvements identiques en Jamaïque, comme le souligne le professeur Kenneth. En revanche, j'avais lu qu'il y avait pas mal de jamaicains dans la mouvance skinhead au Royaume Uni, d'où peut être les liens susnommés, et un brassage musical.

Mais atttttends... Baron parlait des liens entre punk et reggae, pas des skinheads ? Y a encore des chaînons manquant là...


C'est pas plutôt "This is England" le titre exact du film !? (Il existe aussi "Made in Britain" dans l'univers skins)

Sinon en Australie y'a (a eu) une mouvance dont le film "Romper Stomper" ressortait assez l'atmosphère avec la lutte contre les Asiat'.


Concernant le look, se sont les godasses de sécurité d'un p'tit allemand qui deviendront populaires dans ce milieu ; les fameuses Dr. Martens dont une société anglaise avait racheté la licence d'exploitation.
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MessagePosté le: 24 Juin 2009 14:26    Sujet du message: Répondre en citant

Jawahar a écrit:
Pour le mouvement, punk, il me semble que les communautés Caribéennes et Punk partageaient les mêmes quartiers en Angleterre, et de-là elles auraient aussi partagé leur musique.


le Baron a écrit:
Concernant le punk et le reggae, je crois qu'il faut aller chercher du côté du rocksteady et du ska, qu'ils sont en quelque sorte cousins. Je pense que dans un premier temps, cela s'est propagé en angleterre via l'export du son jamaican dans les catégories populaires londoniennes, vers les skinhead originels. Ceux ci ont ensuite plus ou moins inspiré le style punk, en partie surement assez faible. Je crois cependant que les Clash ont repris des riffs reggae, genre police and thieves, mais je connais mal le genre et la scène anglaise de manière générale. Il me semble avoir vu des itw de reggae mans parlant du mouvement punk de manière bienveillante, certains idéaux étant partagés (pas forcément les plus spirituels, je pense notamment aux positions du reggae anglais sur l' ambiance policière anglaise de l'époque par exemple).


Cette interview de Ranking Roger, co-leader du groupe The Beat, un des phares du mouvement two-tone (tendance du ska issue de la rencontre punks-reggae dans l'Angleterre de la fin des années 70) confirme vos intuitions, messieurs.

Ranking Roger est donc un chanteur black, qui partage son groupe avec Dave Wakeling, un blanc (et l'effectif global est partagé entre Noirs et Blancs)



Citation:
“It was both exciting and dangerous. We grew up in Stechford a predominantly white area that was also home to the headquarters of the National Front. Even though they weren’t as violent as the British Movement became, I always remember how they used to march right past our house. But Stechford was good too because there was a lot of Irish people living there and they were on our side because they felt threatened too.”


Petite trad pour Goup' ;-)
Le mec du blog http://wallscometumblingdown.wordpress.com/about-2/ demande à Roger comment c'était de grandir à Birmingham à cette époque là et il répond : "c'était à la fois excitant et dangereux. Nous avons grandi à Stechford, un quartier (ouvrier) plutôt blanc où se trouvait le siège du National Front (organisation politique d'extrême-droite raciste). Même s'il n'étaient pas aussi violents que le British Movement (une autre organisation d'extrême-droite), je me rappelle encore comment ils avaient l'habitude de défiler tout près de notre maison.
Mais à Stechford, ce qui était bien c'est qu'il y avait aussi des Irlandais qui, comme ils se sentaient aussi menacés, étaient de notre coté"

Si vous avez suivi le dernier quizz miouzik, vous vous rappelez peut-être qu'Abadeen vient de la même rue que Ranking Roger (et incarne donc ces sympathiques Irlandais) ; pour vous donner une idée de l'ambiance, son école (catholique, avec essentiellement des Irlandais et des Blacks) a été littéralement prise d'assaut par des bandes venues d'écoles rivales (recours à la police) et le harcèlement entre école et domicile était quotidien.
Autre anecdote, quand mes beaux-parents ont vendu leur baraque pour repartir en Irlande au milieu des années 80, les voisins blancs, irlandais et Brits unis pour une fois, sont venus en délégation les supplier de ne pas vendre à des Noirs (du coup ils ont vendu à des Pakistanais).

Citation:
“When I was 15, I became a punk rocker. And whilst there was an element of racism in punk, this wasn’t what punk stood for. I remember Johnny Rotten going on the radio and telling punks to listen to reggae music because it had the same message as punk: a totally different music but completely the same message.”

“From then, punks started listening to more reggae and bands like the Clash began doing covers of reggae classics such as ‘Police & Thieves’. Despite being four white blokes, they had grown up in multicultural areas and you’d be surprised how many black artists they were involved with – it was phenomenal.”


"Quand j'ai eu 15 ans, je suis devenu Punk rocker ; bien qu'il y ait eu une part de racisme dans le mouvement punk, punk n'était pas synonyme de racisme. Je me souviens de Johnny Rotten diant à la radio que les punks devaient écouter du reggae parce que le reggae portait le même message que le punk, même si c'était une musique radicalement différente.

A ce moment là, les Punks se sont intéressés au reggae et des groupes comme les Clash ont repris des standards reggae comme Police and Thieves de Junior Murvin. Ok, c'était 4 mecs blancs, mais ils avaient grandi dans un quartier multiculturel et vous ne pouvez pas imaginer combien d'artistes noirs ont bossé avec eux."

Intéressant, ce rôle des figures de proue de la scène punk, qui amène finalement à des groupes plus fusionnels comme The Beat.

Citation:
“Many of the punks that were racist seemed to become skinheads over night and this came out with the Two Tone thing. But many of them didn’t understand what Two Tone was really about. It took about a year before people started realising that it was about black and white uniting. Bands such as Madness used to get skinheads chanting ‘Seig Heil’ throughout their gigs but they hated it.”


"Plein de punks racistes devenaient skinheads du jour au lendemain et ça s'est confirmé avec le mouvement Two-tone. Mais beaucoup d'entre eux n'avaient pas la moindre idée de ce que signifiait vraiment le mouvement Two-tone. Ca a pris un an avant que les gens ne commencent à piger que ça parlait d'unité noirs-blancs.
Des groupes comme Madness avaient des skinheads qui chantaient Sieg Heil à leurs concerts, mais ils détestaient ça."

On voit donc que c'est assez confus dans l'esprit de la jeunesse anglaise.
Après ça se clarifie avec l'apparition d'un ennemi clairement identifiable, Thatcher, et la partition définitive entre skins anti-Thatcher (qui vont retrouver d'autres anti-thatcheriens pas skins) et skins racistes.
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Goupil
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MessagePosté le: 24 Juin 2009 14:35    Sujet du message: Répondre en citant

Merci ABAD :kiss:
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Roger Marshmallox
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MessagePosté le: 25 Juin 2009 13:13    Sujet du message: Répondre en citant

le baron a écrit:

En Jamaique, la production de reggae profite peu de l'aura Marley. Peter Tosh, un des Wailers, produit bien avec le guitariste et le chanteur des Rolling Stones, mais pas plus. Les petits producteurs existent toujours mais émergent mal au niveau international.



C'est assez excessif quand-même. les succès des premiers albums des Wailers ont poussé Island à signer un certain nombre d'autres artistes, dans une logique de développement de carrière, avec une insistance sur les artistes établis au UK mais pas seulement (Burning Spear, Bunny Wailer, Aswad, LKJ, Steel Pulse, Third World, Black Uhuru, Gregory Isaacs) parfois de façon plus ponctuelle (Toots & The Maytals, Max Romeo...).
A partir de 1975, Virgin avait emboité le pas à Island en signant notamment Culture, Gladiators, Mighty Diamonds, U Roy, et beaucoupo d'autres avec une exposition assez variable, concernant les rééditions par exemple.

L'industrie locale est en pleine effervescence à la fin des années 70 ; c'est l'époque de l'avènement du studio/label Channel One, qui peut être considéré comme la quintessence du son Roots "classique".
Dans l'ensemble, les productions se dépoussièrent avec la généralisation des consoles 16 pistes (et surench' ensuite), qui remplacent au milieu des seventies les anciens 2 pistes que le son "crossover" (des Wailers en particulier) a suranné.

Les petits producteurs, par définition, se destinent à un niveau local, même si les opportunités d'être signé sur une major ont explosé avec le succès initié par Robert.

La production profite donc assez largement de l'aura Bob même si c'est vrai que Marley s'est assez peu impliqué, personnellement, dans la redistribution de son succès (peut-être était-ce le sens de ton propos).
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le baron
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MessagePosté le: 25 Juin 2009 13:25    Sujet du message: Répondre en citant

Salut Roger (tu permets que je t'appelle Roger?)

Oui tu as tout à fait raison. Ce message en question, c'est une version plutôt second degré, excessive, faisant suite au post précédent. ;)

Dans la réalité, je suis un très grand fan de Bob Marley, à la fois de sa musique et de l'homme et du message qu'il a porté. En réalité, je trouve qu'il a prolongé la démarche des précurseurs, dans le sens où il a porté le message des anciens esclaves au delà des frontières (réduites) de la Jamaique. Qu'ensuite ses descendants aient utilisé tout cela, que lui même n'ait pas été irréprochable durant sa vie, c'est assez dérisoire face à ce qu'il a accompli.

Pour ma part, le son roots jamaïcain est plutôt relié au Black Ark, mais c'est purement subjectif ;)
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mollows
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MessagePosté le: 28 Juin 2009 9:02    Sujet du message: Répondre en citant

Moonwalk ? mouais...




1969


216. Symarip - Skinhead Moon stomp - (Ska/Reggae)
http://www.youtube.com/watch?v=fPintT8ROZA&feature=PlayList&p=18E279C4BFEFF5F2&playnext=1&playnext_from=PL&index=11

1979


The Specials-Skinhead Moonstomp (1979)
http://www.youtube.com/watch?v=YlWxvlQ8Zy4&feature=related



et près de 40 ans plus tard...
The Aggrolites - Skinhead Moonstomp, Wet Dreams & Banana
http://www.youtube.com/watch?v=P9Yd5JLFjp4


PS : Sinon, élongation contractée vendredi soir lors d'une soirée du boulot pour raison de "On my radio" venant après 1H de "je garde le sac de ma copine" et un échauffement trop court sur un petit rock Steady juste avant. Du coup, bon trainage de patte pour la préparation et la tenue du stand frite et merguez de la kermesse de l'ecole des petits le lendemain. L'outrage des zannées qui passent se mesure aussi à ça.
_________________
À jamais vainqueur des Koty 2012-2013 et 2013-2014 à la moyenne !
"Le site des KDF ne fera jamais un million de messages." Meem, le 6 janvier 2012.

Le cynisme, voilà l'ennemi !

Ella Fitzgerald - Ding Dong ! The Witch Is Dead
http://www.youtube.com/watch?v=9ngZFRisurU
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Jawahar
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MessagePosté le: 10 Nov 2014 15:15    Sujet du message: Répondre en citant

Up!


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https://soundcloud.com/jdbigfoot/tempo-heathen
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