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Tournoi des gardiens: Match 30 (Chayrigues / Darui)

 
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Chayrigues vs Darui
Chayrigues
35%
 35%  [ 5 ]
Darui
64%
 64%  [ 9 ]
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Total des votes : 14

Auteur Message
pollux.edb
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MessagePosté le: 10 Mai 2004 9:26    Sujet du message: Tournoi des gardiens: Match 30 (Chayrigues / Darui) Répondre en citant

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"On pose nos sacs sur les banquettes
Et on salue le président
On se débouche une p’tite blanquette
Et on se rince les dents
Y’a Jojo qui sort sa trompette
Qu’il a ramenée du régiment
On va lui coller une grosse tête
Car il joue comme un gland ouais !"
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luckyluke
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MessagePosté le: 10 Mai 2004 10:15    Sujet du message: Répondre en citant

Un match d'anciens! :shock:

Pierre Chayriguès

Le plus célèbre gardien de but français du début du football moderne. Sans la première guerre mondiale, son palmarès aurait été plus conséquent.
Pierrot, le parisien, avait tout pour lui : une grande souplesse, de l'adresse mais aussi un sacré coup d'oeil. Chayriguès possédait des mains immenses.
Premier gardien a bloqué le ballon, avant lui, on le renvoyait, il fut aussi le premier a plongé. Ce qui lui provoqua de nombreuses blessures (aucune sélection de 1918 à 1923)
Tottenham ne s'était pas trompé, il voulait le prendre, mais son destin était signé, sa carrière se ferait au Red Star.
Pierre Chariguès est né le 1er mai 1892 à Paris, et compte en équipe de France, 21 sélections.
Malgré une grave blessure après la guerre, aux Jeux Interalliés, Pierrot contribua grandement aux succès audoniens en Coupe de France en 1921-1922 et 1923.
La victoire 8-0 sur le Luxembourg restera la plus importante victoire tricolore jusqu'en 1995 : France - Azebaidjan : 10-0.
Chayriguès participa aux Jeux Olympiques de Paris en 1924, le match face à la Lettonie eut lieu sur son stade fêtiche : Saint-Ouen. A noter également le match Espagne - France avec sept joueurs audoniens sélectionnés. Pierrot est une légende du football.


_________________
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"L'exclusion d'un suédois colérique avec un nom arménien, ça me dit quelque chose, mais quoi? :mefiant15:" Maître Coin-coin :onyourknees: , le 18/08/08.

Charlie hebdo, un symbole, oui; un modèle, non.
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luckyluke
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MessagePosté le: 10 Mai 2004 10:21    Sujet du message: Répondre en citant

La saison 1927-1928 s'achève, et Pierre Chayriguès vient de prendre sa retraite. Le football français compte 100 000 licenciés environ, soit 25 000 de plus que la saison précédente. Au classement par effectifs, entre les 21 régions de l'époque, loin derrière le Nord bon premier, le Nord-Est voisin arrive en 7e position.

A quelques dizaines de kilomètres de Fourmies, sur un des gisements de minerai de fer de l'Est, une famille d'immigrés luxembourgeois, les Da Rui, s'est installée à Audun-le-Tiche, à quelques encablures de Villerupt et de sa sidérurgie. Ils ont dix enfants.

Naturalisé français par ses parents en 1925, le petit Julien semble, comme tout le monde ici, destiné au travail en usine. Mais c'est le football qui le fait rêver. Lorsqu'il dévore les pages du Miroir des sports, il admire les gardiens de but et cherche ensuite à les imiter. Goal, avant-centre quand il le faut, il joue dès qu'il en a l'occasion.

Un dimanche, les Da Rui sont à table quand le capitaine de l'équipe juniors d'Audun-le-Tiche fait irruption dans la pièce. Au moment de partir jouer en lever de rideau contre les voisins de Fola-Esch, au Luxembourg, ses partenaires n'ont personne "dans les bois". Mais la mère ne veut rien savoir. Il insiste, elle tempête. Il abandonne et sort. L'orage passé, saisi par l'envie irrésistible de jouer sur un vrai terrain avec les grands, Julien s'esquive par le jardin, laissant à son frère aîné la mission de couvrir sa fuite. Rejoignant les juniors d'Audun, pour son premier match, il ne concède aucun but et prend une part d'autant plus remarquée à la victoire finale qu'il n'a que 12 ans et vient de s'imposer devant des adversaires largement plus âgés.

Après la rencontre, il reste sur la touche pour suivre le match entre les équipes premières. Celui-ci vient à peine de commencer que le goal, blessé, doit quitter le terrain. Comme c'est un match amical et qu'il n'y a personne pour le remplacer, on fait naturellement appel au "petit Julien". Il refuse, on insiste, mais il refuse encore. Exaspéré par son obstination, un solide arrière luxembourgeois le prend à bras-le-corps et le mène d'autorité dans les buts de Fola-Esch. Là, Julien Da Rui, qui n'arrive pas à toucher la barre en sautant, fait face pendant un quart d'heure, jusqu'au retour du titulaire.

Ses arrêts sont courageux : tout Julien Da Rui est déjà là. Original, précoce, audacieux, il est aussi à sa manière un enfant des Années folles. Celles qui suivent une guerre terrible. Saisie d'une immense envie de vivre et d'oublier les horreurs des tranchées, la France patriote des anciens combattants est submergée par une vague pacifiste.

Le jazz et le charleston font fureur. Montparnasse supplante Montmartre. Les surréalistes popularisent un esprit de révolte qui les conduit aux provocations les plus fantasques contre le jeune Parti communiste. Mais si la révolution russe d'octobre 1917 brille encore, ici, de tout l'éclat de sa jeunesse, les ouvriers et paysans aspirent à la paix et au bonheur, plus qu'à la "grève générale" ou au "Grand Soir". Dans cette France sans chômage d'avant la crise économique, ils ont obtenu une loi sur les conventions collectives et une autre instaurant la journée de 8 heures, en dépit des dérogations et de conditions de vie demeurées bien difficiles.

Un nombre croissant de travailleurs trouvent ce bonheur le dimanche sur les terrains de football, comme spectateurs ou comme joueurs. Le jeune ajusteur Julien Da Rui, lui, est le plus heureux de tous quand il retrouve les buts, sa surface de réparation. Il atteint maintenant la barre transversale quand il saute. Petit pour un gardien de but (1,69 m), il possède une détente si extraordinaire et une détermination telle qu'il prend toutes les balles hautes, en dépit des charges brutales et des coups de coude. Il plonge aussi, très au-dessus du sol et jusque dans les coins des buts ou dans les pieds de ses adversaires, qu'il surprend par sa vitesse et son courage.

Sa réputation croît irrésistiblement, jusqu'au moment où, à 19 ans, deux clubs lui proposent un contrat professionnel. Il choisit le plus près, Charleville (Ardennes). Quelques mois plus tard seulement, il se retrouve en finale de la Coupe de France, face au célèbre Racing. Ce jour-là, malgré la défaite, il s'illustre jusqu'à faire jeu égal avec le prestigieux goal du Racing, Rudi Hiden. Il a 20 ans. Il est une vedette.

La France découvre maintenant la crise économique et ses tristes conséquences, les ligues, les anciens combattants et les manifestations de février 1934. Aux élections du printemps 1936, le Front populaire arrive au pouvoir. Les grèves avec occupation d'usine éclatent et se généralisent, les accords Matignon suivent, avec la semaine de 40 heures, les deux semaines de congés payés, l'augmentation des salaires et diverses mesures en faveur des paysans. Les vacances d'été, les premières pour beaucoup, commencent dans l'euphorie. Mais, très vite, le pays est confronté à la guerre civile espagnole, à la montée des dangers à l'extérieur avec l'expansionnisme hitlérien et à de nouvelles difficultés économiques à l'intérieur du pays. Le Front populaire se fissure.

Pour oublier toutes ses inquiétudes, la France se distrait. Tino Rossi, le bel Ajaccien, envoûte le Casino de Paris, Joséphine Baker hypnotise les Folies-Bergère. Mireille, Saint-Granier, Pierre Brasseur, Elvire Popesco, Victor Boucher et Sacha Guitry, Jean Gabin le jeune premier et l'immortel Raimu : chanson, radio, cinéma, théâtre, revues... Malgré la crise, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les fêtes. La vie continue, le football aussi.

Passé à Lille, Julien Da Rui fait ses premiers pas en équipe de France. Le 16 mars 1939, il joue face à la Hongrie (2-2) et fait oublier son grand rival, Laurent Di Lorto. Peu après cette rencontre survient le coup de tonnerre du pacte germano-soviétique et la seconde guerre mondiale commence. Julien Da Rui vient d'avoir 23 ans et sa carrière se poursuit au Red Star. A la Libération, il retrouve sa place en équipe de France. D'abord contre la Suisse, puis contre l'Angleterre, le 19 mai 1946, à Colombes. D'entrée, emmenée par sa célèbre "perle noire", le subtil Larbi Ben Barek, l'attaque française affole les Anglais. Ceux-ci ne plient pas. Bientôt, leurs redoutables attaquants, emmenés par ce sorcier du dribble qu'est Stanley Matthews, percent la défense française. Julien Da Rui détourne, s'interpose et s'illustre "dans les cages". Grâce notamment à un but de l'inoubliable Jean Prouff, la France remporte une victoire historique (2-1).

A 30 ans, Da Rui est à l'apogée de son art. Il travaille beaucoup, améliore sa technique. A l'entraînement, à la fin de chaque séance, il continue seul. Il fait jusqu'à une heure par jour de dégagements. Volée, demi-volée ou balle arrêtée, à ras de terre ou à mi-hauteur, il s'applique à obtenir une trajectoire tendue et précise. Souvent, il part en forêt, choisit un arbre, le vise, tire en s'éloignant progressivement pour gagner en précision, se rapproche pour apprendre à doser ses frappes et termine sa séance en se plaçant de telle sorte qu'il soit obligé de contourner un puis plusieurs arbres pour atteindre celui qu'il a choisi.

Meneur d'hommes, capitaine puis joueur-entraîneur à Roubaix, il explique à ses partenaires qu'ils ne doivent pas le regarder quand il a récupéré le ballon, mais se démarquer sur-le-champ, car, leur explique-t-il, "c'est à moi de vous trouver. Je n'ai qu'une balle, mais si vous êtes cinq à bouger, cela fait cinq endroits où je peux l'envoyer". Novateur dans la manière d'organiser les séances d'entraînement, il montre à ses partenaires l'importance des placements sur le terrain. Il alimente les séances de démarrages en profondeur, de permutations et de démarquages. Il donne des consignes, des astuces. Les joueurs savent, par exemple, que si leur gardien part ballon en main vers la gauche, au troisième rebond, il va l'expédier vers la droite, et vice versa, d'une demi-volée aussi sèche que précise, afin de constituer une relance efficace. L'équipe atteint un degré de synchronisation très payant.

En 1947, Roubaix décroche le titre de champion de France. Pendant la même saison, Julien Da Rui est retenu pour garder les buts de la sélection européenne face à l'Angleterre. Mais les "Continentaux" sont écrasés. Pour Julien Da Rui, les difficultés commencent. Les succès de Roubaix ont été obtenus souvent par un 1-0 et grâce à une sorte de 4-3-3, qui s'est substitué au WM comme dispositif de jeu. On reproche à Julien Da Rui un système trop défensif. Au sein des clubs rivaux, les mauvaises langues susurrent que si Da Rui prend si peu de buts, c'est parce qu'il a mis toute l'équipe à son service. On en oublie ses exploits, d'autant plus vite qu'un nouvel astre se lève au firmament des grands gardiens : René Vignal. Dès 1948, le prodige prend la place du vénérable en équipe de France, mais, critiqué, il doit s'incliner.

En février 1951, Julien Da Rui retrouve son poste pour deux rencontres internationales seulement, car il ne jette plus que les derniers feux de sa classe mondiale. Il a 35 ans. La fin approche. Mais il continue à jouer. Intelligent, sérieux, il a tout pour faire un grand entraîneur, sauf, derrière un visage perpétuellement concentré et grave, un fichu caractère.

A Montpellier, à Lyon puis à Vichy, il connaît des fortunes diverses. Il quitte définitivement le monde du football pour tenir un café à Dijon (Côte-d'Or) où, près d'un demi-siècle plus tard, loin de l'actualité, la mort le frappera. Il aura tout fait, Julien Da Rui, à la fin de sa vie, jusqu'à s'exhiber dans le cirque Jean Richard pour y lancer, selon la formule consacrée, un "défi aux amateurs". Une affiche tapageuse l'annonce alors comme "le plus grand gardien de but de tous les temps". Le plus grand ? Qu'est-ce à dire ? L'un des plus grands ? Certainement. Mais la France d'alors ne savait pas voir dans ses grands sportifs des exemples de courage et de ténacité, ni reconnaître les moments de plaisir intense qu'ils lui avaient donnés.

Triste fin.
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MessagePosté le: 10 Mai 2004 10:22    Sujet du message: Répondre en citant

C'était notre quart d'heure culturel du jour
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